À la Une

Onésime l’écriberlu (suite et fin)

Comme nous l’explique Jobougon :
Avec 10 participations, nous allons maintenant choisir chez 4 participants 2 mots-valise avec le bout de dialogue, la phrase ou l’ensemble de mots qui va avec, bien sûr, et 3 mots-valise chez 6 participants, toujours avec la phrase ou l’ensemble de mots qui va avec de façon à sélectionner les 26 mots-valise différents employés dans 26 formulations.
2 X 4 = 8 ; 3 X 6 = 18 ; 8 + 18 = 26
.
Avec 11 participations, jacou33 souhaitant se joindre à nous en dernière minute, ce sera 2 mots-valises chez 7 participants + 3 mots-valise chez 4 participants.
2 X 7 = 14 ; 3 X 4 = 12 ; 14 + 12 = 26
.

Je récapépète :

En puisant dans l’ensemble des phrases élaborées par les 11 participants à l’exercice littéraire précédent, le but est de construire un récit. Il faut utiliser 4 fois trois phrases et sept fois deux phrases prises chez les divers inventeurs….. ces phrases apparaîtront en couleur. Les liaisons -puisqu’il a bien fallu en faire- resteront en noir et en italique.

Mon récit s’établit ainsi :

– – – 

Le lendemain à l’aube, vers 10h du matin, donc, le charonne s’étira, réveillant Onésime. Celui-ci fila sous la douche et sortit pour se rendre, comme presque tous les matins, au café du coin où il retrouva Gertrude.

En l’apercevant, elle cligna des yeux.

  • Non, tu vois, décidément je trouve tes clins d’œil beaucoup trop artificelles.

  • (Je ne l’ai pas trouvé dans mon agengouin celui là. )

Elle le regarda, interrogative. Il enchaîna:

  • Tu connais les bonbons mergnificats? Ils sont tellement enchanquisés que même le plus gourmand d’entre nous ne réussirait pas à le réinventer à la hauteur de l’existant!

Gertrude, qui était un peu simplette et n’y comprenait pas grand chose, continuait de se taire…

  • J’ai eu la mirififique idée de… Le reste de la phrase se perdit dans un silence ouateux…

  • Tu sais, tu peux dire ce que tu veux. Quand ça délibule, c’est aussi clair qu’un cerf-volant par temps de zéphyr, ça flotte au dessus de nos têtes!

Il commençait à se sentir un peu seul, malgré tout. Gertrude était plus loquace d’habitude ! Il tenta autre chose pour éveiller son intérêt :

  • Qu’est-ce que tu vas m’offrir de beau pour Fatalimace ?

          Pour Fatalimace tu auras des poux et pour tes étrennes, des sous !

S’exclama-t-elle enfin, puis elle ajouta, surprise de sa propre audace:

  • Tu en as marre de l’insolitude ? Eh bien, ramène-moi chez toi et tu goûteras à la deusolitude !

Il n’en croyait pas ses oreilles !!! Le garçon de café l’empêcha d’analyser ce qu’il venait d’entendre ; Il se montra d’ailleurs très moyennement poli(tiquement correct) avec Gertrude, laquelle coite demeura.

  • Bonjour madame. Merci madame !… Mais de rien, madame. Et sachez que vous êtes une polimalie dans mon entourage! Tous des goujats.

Ils étaient habitués…. ils passèrent leur commande: un café pour lui, un chocolat pour elle, et deux brioches rondes.

Du fond du café lui parvenaient les voix de la tenancière et de sa fille :

  • Ma chérie, il est temps que tu apprennes la recette des Jumeleines. Regarde bien comment je fais.

         Oui maman.

Le café tant attendu arriva, qui fumait dans la tasse. Mais de brioche ronde, point. Un «Giant» l’attendait dans le sachet. Dérouté, il s’en empara et y mordit à pleines dents.

  • Ce hamburger est éléphantastique ! Ah, comme je me régale !

Il baissa machinalement les yeux.

  • Son regard se porta, au sol, sur la lente progression d’un gymnasticot qui passait par là pendant que la radio beuglait le toutouyoutou de Vérodavina.

  • Afin d’envisager sous les meilleurs auspices un écriame dont le chocile était amupliqué,

Une dose supplémentaire de caféïne s’imposait. Il rappela le garçon.

Ce dernier se permit encore une remarque :

  • Elle enchanquise fort, la dame d’à côté, non ?

La conversation retombait ! Ce n’était pas un bon jour…. Gertrude tenta de l’intéresser à sa façon :

  • J’ai passé mes vacances dans un endroit assez sommaire, en somme. A Saint-Omergnifique – je ne suis pas Calais en géolocaligraphie.

Onésime ne l’écoutait pas :

  • Tu entends ce grondement sourd ? C’est le cri de balument des martinets bleus au-dessus d’un nid de roudoudous à poil roux.

 

Un homme entra dans le bar. En voyant Gertrude

  • Il eut ce visage possédé entre le patibulaire et l’abomifreux

Gertrude prit le parti de battre en retraite. Elle avait renversé son chocolat en essayant d’y tremper son Giant, et devant l’immensité de la tache et de la tâche avait décidé de retourner se coucher. L’homme s’assit à sa place, les chaises vides se faisant rares… Onésime réalisa que

  • son obsession de l’éléphantastique n’était qu’une fantasmagorie d’enfant.

  • Abomifreux ! Est-ce que j’ai une tête d’abomifreux ?

  • Bon ne le prends pas mal, hein ! C’est un compliment… enfin presque. Bref, entre nous je peux bien te le dire, ton rire me rappelle celui de la jumeleine

Ils furent pris d’un fou-rire qu’ils eurent du mal à juguler. Lorsqu’ils reprirent la conversation, Onésime s’enquit des activités de son interlocuteur. Par un bizarre hasard, celui-ci, comme lui, écrivait un premier prix littéraire.

  • Alors comme métier, je mets créaginaire……..

Par pure politesse il demanda ensuite de quoi parlait son bouquin.

  • De la procession des écriames qui purgent les peines qu’elles ont causé par leurs écrits, elles-même appelés écrimes.

L’homme, hilare devant sa tête ahurie, régla son compte et s’éloigna. Gertrude, lasse de bouder, et toujours aussi crottée, revenait. Il lui relata cet entretien bizarre .

  • Fatalement c’était parti de nos pingouinations, on riait comme des fous, on se tordait le bide en se le remplissant et on applaudissait comme des manchots.

  • Il suffisait d’un bref coup d’œil pour que des éclats de rires artificellent.

Gertrude, abasourdie, lui fit remarquer:

  • c’est trop chochile ! Il faut agir, suivre un écriame précigoureux !

  • Bon, maintenant, il vaut mieux se taire, pour éviter la proliféraction des mozarres

A ce moment là, Onésime réalisa à quel point il était en retard. Les Douze Coups de Midi sonnaient au clocher et les odeurs de brioche remplaçaient allègrement celles des Mc Bacon et autres Cheeseburgers. Il s’empressa de rentrer chez lui, honteux et confus, et jura, mais un peu tard, qu’on ne l’y prendrait plus.

Gibulène 13 Novembre 2018

– – – – – –

Je souhaite beaucoup de plaisir à mes relecteurs ! le Paracétamol n’est pas fourni.

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À la Une

Le Mandal’Art de Sybelliance

Qui mieux que Sylvie pouvait présenter Sybelliance ?  c’est pourquoi je vous mets le lien qui même à son site ci-dessous :

http://sybelliance.simplesite.com/

Comment vous dire………. j’ai connu Sylvie par le biais de l’Association Provence Art Culture à laquelle nous adhérons toutes les deux. Voix douce, de grands yeux clairs, et des tableaux (collection « Provence » entre autres) aux vives couleurs qui respirent le soleil et la bonne humeur….
Et puis tu apprends, qu’en plus d’être artiste, c’est une prof de Maths, bien rationnelle et dont les cases sont bien « rangées »………………
Et  tu apprends aussi qu’elle enseigne aussi la sophrologie………. elle n’en fait pas profession et ne le crie pas sur les toits……… bon !  je m’inscris (et ça marche !)
Et tu la retrouves en créatrice de mandalas, et tu t’aperçois qu’elle est ouverte à d’autres philosophies de vie, à d’autres dimensions….. et ses mandalas sont magnifiques.  C’est ce côté de Sybelliance que je veux vous présenter, puisque je suis allée à son exposition « Mandal’Art » . les autres œuvres vous les retrouverez sur son site.
Je me demande quelle autre facette de personnalité ne s’est pas encore dévoilée 🙂 !!!
Et puis, comme je mets ma « pétade » partout, j’ai eu envie d’écrire sur ses tableaux…. Je vous mets quelques uns de ces textes au fil des images que je lui ai « empruntées »…… pour la suite de ses mandalas, une fois encore, vous les trouverez sur sa page….. si vous le voulez……….

 

aom l'éveil.jpg

AOM – Öm

Laisse en toi pénétrer

De l’Öm la résonance

De l’UNIVERS  il est l’essence;

Onde de pureté

Qui était, qui sera, et qui EST

Imprègne-toi, écoute,

Laisse passer les doutes !

Gibulène – Octobre 2018

 

bouddha aux trois lotus_.jpg

BOUDDHA AU TROIS LOTUS

Le Bouddha est assis,

Trois lotus a choisi :

Éveil et Pureté

Pour deux des fleurs sacrées,

La troisième a parlé :

Paix  et sérénité.

Le Bouddha à nos cœurs

Envoie ces trois messages….

Le secret du bonheur

Passe par cette image !

Gibulène – Octobre 2018

 

 

la ronde du ying et du yang.jpg

RONDE DU YIN ET DU YANG

Yin et Yang font la ronde,

Et régissent le monde.

Mal ou bien

Féminin Masculin

Obscurité Lumière

Le TOUT et son contraire.

Équilibre des forces

Rupture d’une écorce

Yang et Yin s’équilibrent

Dans nos corps d’hommes libres.

Gibulène – Octobre 2018

 

fleur de lotus_.jpg

LOTUS

Amour, Pureté,

Le lotus sacré

Porte à l’homme sage

Un DIVIN message.

Gibulène – Octobre 2018

 

pleine conscience.jpg

PLEINE CONSCIENCE 

Si en pleine conscience tu veux te libérer

Sois alors vigilant à tes propres pensées

L’éveil spirituel de ton âme en dépend

Observe, écoute-toi, et reste vigilant !

Gibulène – Octobre 2018

 

 

bouddha aux sept couleurs.jpg

 

BOUDDHA AU SEPT COULEURS

Un Bouddha, sept chakras,

Sept chakras, sept couleurs,

Sept papillons, ou bien sept fleurs….

Chaque chakra a son aura

Bouddha veille sur les chakras…

Comptine enfantine,

Des noms, quelques rimes………..

Améthyste, Lapis, calcédoine, Aventurine,
Citrine, Cornaline, puis Jaspe, et Tourmaline….

Le lotus vient, puis il se pose…

Sur le quartz rose.

Gibulène – Octobre 2018

 

 

méditation_.jpg

MÉDITATION

Gautama Siddharta sous l’arbre s’est assis,

Son corps comme endormi, en éveil son ESPRIT.

Son âme, en conscience, aux guides connectée,

Des miasmes quotidiens il s’est débarrassé.

Et les heures ont passé, les jours, puis les années

En lui la pureté du CRISTAL s’est ancrée !

Puisse cette sagesse

Être notre richesse.

Gibulène – Octobre 2018

 

 

Corne d'abondance

 

CORNE D’ABONDANCE

Si des biens matériels

Tu sais te démunir,

Si le Spirituel

Parvient à te nourrir,

Tu as alors trouvé

Ta corne d’Abondance.

Ton âme qui renaît

Atteint sa transcendance.

Gibulène – Octobre 2018

 

 

arbre de vie_.jpg

ARBRE DE VIE

RACINES de l’humanité

Que nourrit l’onde sacrée;

Liées à l’essence divine

Ses branches sont nos ORIGINES.

En lui la sève nourricière

Donne la vie à notre Terre.

Gibulène – Octobre 2018

 

transcendance_.jpg

TRANSCENDANCE

La LUMIÈRE divine

A transpercé la mer

Ces deux forces dominent

De l’homme l’univers

La matière et la VIE

Par l’ AMOUR transcendées

Parviennent aujourd’hui

A leur éternité.

Gibulène – Octobre 2018

 

etc.. etc…….

quelques photos prises lors de sa récente exposition, vous en reconnaîtrez peut-être quelques unes :

 

 

 

 

Namaste  1f64f   et bonne semaine à tous !

 

P1150698V3P

(un détail que j’avais oublié : elle sculpte également. Ce bouddha en Raku en est la preuve.)

 

LN – 28/10/2018

 

 

 

 

À la Une

Onésime l’écriberlu

Encore un exercice de style amusant !!! basé cette fois-ci sur des néologismes nés de l’imagination collective des participants. Au départ, il y en a quelque chose comme 26, à l’arrivée j’en ai rajouté quelques uns pour que mon texte reste cohérent, si je peux dire !!!

J’anticipe en vous mettant les significations de ces « mots-valise ». (en rouge les néologismes du groupe, à caser dans le texte, comme d’habitude).

ABOMIFREUX                 abominable + affreux

BALUMENT                      baleine + jument

JUMELEINE                      jument + baleine

POLIMALIE                     polisson + anomalie

FATALIMACE                  fatalité + limace

ELEPHANTASTIQUE    éléphant + fantastique

MERGNIFIQUE              merveilleux + magnifique

ENCHANQUISE             enchantée + conquise

AMUPLIQUé                  amusant + compliqué

CHARONNE                   chat + ronronne

INSOLITUDE                 insolite + solitude

ARTIFICELLE               artifice + ficelle

BRUMAGEUX               brumeux + nuageux

AGENGOUIN                agenda + pingouin

DELICARISTIQUE      délicatesse + humoristique

MIRIFIFIQUE              rififi + mirifique

DELIBULE                   délicat + noctambule

CREAGINAIRE           créature + imaginaire

EXISTANCIé               existence + distancié

TARTUFFOLIQUE     tartuffe + colique

GYMNASTICOT         gymnastique + asticot

COUETTIVITé           couette + productivité

 ECRIAME                  écriture + programme

PINGOUINATION     pingouin + imagination

CHOCILE                    choix + difficile

DROLATOUR             drôlatique + retour

ECRIBERLU              écrivain + hurluberlu

VERODAVINA           Véronique et Davina

DORMICOUETTER  dormir sous la couette

DELIREVES               délires + rêves

AUJOURDEMAIN   aujourd’hui + demain

GIRAPOTAMES      girafes + hippopotames

RENAUCOURT       Renaudot + Goncourt

PULLIBEL               Pullizer + Nobel

 

Ne vous découragez pas, le texte arrive !!! vous êtes prêts ? alors jouons avec les mots, c’est le but du challenge !

 

 

 

Onésime commença sa journée par une séance de couettivité délicaristique, afin d’envisager sous les meilleurs auspices un écriame dont le chocile était amupliqué !

Mergnifique ! S’écria-t-il soudain intérieurement ! Le charonne malgré le temps brumageux, quel effet miriffifique contre l’insolitude !

Il se leva avec, malgré tout, l’abomifreuse impression d’être dans  le corps d’une fatalimace dépassée par les évènements….

Après un café qui aurait réveillé n’importe quel délibule épuisé, il s’assit à sa table de travail et réfléchit à la créaginaire quasi préhistorique dont il allait relater le drôlatour : Serait-ce une balument ? Une jumeleine ? Il avait renoncé, par manque de documentation, à narrer les aventures de l’éléphantastique dont la polimalie tartuffolique manquait totalement de poésie, d’ailleurs !

Il chercha son agengouin empli de pingouinations enchanquises, mais en vain, Son regard se porta, au sol, sur la lente progression d’un gymnasticot qui passait par là pendant que la radio beuglait le toutouyoutou de Vérodavina.

Ce petit ver existancié tira les artificelles de ses neurones.

Eureka pensa-t-il très fort (il était parfaitement bilingue), j’ai mon sujet ! A partir d’aujourdemain, je me lance dans l’étude des girapotames à travers les siècles !!! A moi le Renaucourt, ou pourquoi pas le Pullibel !!!

Pleinement satisfait de sa décision mais épuisé par tant de profondes réflexions, il retourna dormicouetter, entraînant dans ses délirêves le charonne ravi de l’aubaine !

J’adore ces bons moments de délire ! Que du plaisir. J’espère n’avoir pas fait de fautes d’orthographe 😀 😀 😀

A bientôt

LN – 22/10/2018

À la Une

God Save the Queen !!!

Un peu de culture sur fond d’anecdote !  j’ai trouvé au fil des publications diverses et variées l’origine peu glorieuse de l’hymne britannique . Je partage :

(sic)

Tout commence en janvier 1686, où Louis XIV tombe subitement malade.
Il semble qu’il se soit piqué en s’asseyant sur une plume des coussins qui garnissaient son carrosse déclenchant un abcès à l’anus, qu’il aurait fallu immédiatement inciser pour éviter que la blessure ne s’infecte. Mais les médecins du roi, épouvantés à l’idée de porter la main sur le fondement de la monarchie, optèrent pour des médecines douces, type onguents. Ces méthodes ne donnèrent aucun résultat.

Tout cela dura près de 4 mois et les douleurs royales ne cessaient pas ! Brusquement, vers le 15 mai, les chirurgiens, verts de peur, soupçonnèrent l’existence d’une fistule. Ce fut l’affolement général.
Finalement, le 1er chirurgien Félix de Tassy décide d’inciser et « invente » un petit couteau spécial, véritable pièce d’orfèvrerie dont la lame était recouverte d’une couche d’argent.

Mais il fallut encore 5 mois pour fabriquer ce petit bijou…

L’opération eut lieu le 17 novembre – sans anesthésie ! Il faudra encore 2 autres incisions (la plaie ayant du mal à se refermer pour cicatriser) pour qu’enfin à la Noël 1686, on puisse déclarer que le roi était définitivement sorti d’affaire…et mettre fin aux rumeurs qui, à l’étranger, se propageaient disant que Louis XIV était à l’agonie.

Dès l’heureuse issue de l’intervention connue, des prières furent dites dans le royaume et les dames de Saint Cyr (création de Mme de Maintenon devenue épouse morganatique) décidèrent de composer un cantique pour célébrer la guérison du roi.

La supérieure, Mme de Brinon (nièce de Mme de Maintenon) écrivit alors quelques vers assez anodins qu’elle donna à mettre en musique à Jean-Baptiste Lully :

Grand Dieu sauve le roi !

Longs jours à notre roi !

Vive le roi . A lui victoire,

Bonheur et gloire !

Qu’il ait un règne heureux

Et l’appui des cieux !

Les demoiselles de Saint Cyr prirent l’habitude de chanter ce petit cantique de circonstance chaque fois que le roi venait visiter leur école.

C’est ainsi qu’un jour de 1714, le compositeur Georg Friedrich Haendel, de passage à Versailles, entendit ce cantique qu’il trouva si beau qu’ il en nota aussitôt les paroles et la musique. Après quoi, il se rendit à Londres où il demanda à un clergyman nommé Carrey de lui traduire le petit couplet de Mme de Brinon.

Le brave prêtre s’exécuta sur le champ et écrivit ces paroles qui allaient faire le tour du monde :

God save our gracious King,

Long life our noble King,

God save the King!

Send him victorious

Happy and glorious

Long to reign over us,

God save the King !

Haendel remercia et alla immédiatement à la cour où il offrit au roi _ comme étant son œuvre – le cantique des demoiselles de Saint Cyr.

Très flatté, George 1er félicita le compositeur et déclara que, dorénavant, le « God save the King » serait exécuté lors des cérémonies officielles.

Et c’est ainsi que cet hymne, qui nous paraît profondément britannique, est né de la collaboration :

– d’une Française (Mme de Brinon),

– d’un Italien (Jean-Baptiste Lully -ou Lulli-) naturalisé français,

– d’un Anglais (Carrey),

– d’un Allemand (Georg Friedrich Händel -ou Haendel-) naturalisé britannique,

et …

–  de sa Majesté Louis XIV.

 

…………

Un hymne écrit à la plume………… à partir d’une plume (et quelle royale plume !!!)

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Bonne semaine à tous;  c’était la minute de poésie………

LN – 15/10/2018

 

 

 

 

À la Une

Exposition

Je suis peu présente en ce moment. Je profite des derniers beaux jours…….. mais surtout, soyons francs,d’une crise de flemmingite aigüe.

Alors histoire de vous faire partager un peu mon quotidien, je vais vous montrer quelques petites choses…….

Fin Octobre, je participe sur ma Commune à une exposition sur le thème de « La Vigne »…. à mon niveau mais avec enthousiasme malgré tout 😀 j’ai donc choisi 7 photos pour en faire des tableaux (certains sur plexi, d’autres sur toile)………. et histoire de me démarquer un peu des pros qui vont exposer avec moi, j’ai décidé de mettre mes textes sur mes photos.

Je vous livre le tout en vrac ci-dessous :

 

P1080877P2

Cadre 24×24

 

La vigne à l’automne flamboie

Et revêt la vieille paroi

D’un manteau de pourpre et de soie….

Vermeilles teintes de velours

Qui parent une vieille tour

Des chaudes couleurs de l’amour…

La nature est parfois rebelle ;

Toujours incroyablement belle,

Souvent elle nous interpelle….

 

 

P1130272 V2 Monoeuvre sur toile

Toile 60 x 40

 

Cachée, comme pudiquement

A l’abri de cette grande vigne

Exhalant une douceur insigne

La vieille maison nous attend….

A l’heure où le village dort,

Accablé d’une lourde chaleur,

Elle garde, comme un trésor,

Sa fraîcheur.

 

 

P1130355V2P

Plexi 80 x 60

Entre l’ombre et la lumière

Se peaufine le mystère

Des grappes nourries de soleil.

Sous le cep aux feuilles denses

Se prépare la naissance

D’un nectar à nul autre pareil.

 

 

P1130356P

Toile 60 x 40

Au pied du Géant de Provence

Qu’on nomme aussi le Mont Ventoux

Mûrissent des cépages fous

Appréciés en terre de France.

Toute notre histoire en témoigne,

Ils sont pour nous un patrimoine.

D’appellations en millésimes,

Sur ses flancs gorgés de soleil,

Notre géant s’est montré digne

Des crus les plus exceptionnels.

 

 

P1140055 re-signée

Plexi 80 x 60

 

Sur le cep, trois grappes charnues,

Devant nous se sont mises à nu.

Elles seront bientôt pressées,

Mises en bouteille et dégustées.

Mais pour l’heure elles s’offrent encore

Aux chauds rayons de l’astre d’or…

Lorsque le vin sera tiré

Il n’en sera que plus sucré.

 

 

P1140074P

Cadre 24 x 24

Le vieux cep tout noueux

Caché sous le feuillage

Montre au passant curieux

Ses rides et son grand âge…..

 

 

P1140591 P V2

Plexi  40 x 30
Dans ce seau, qu’y a-t-il ?
Quelques grains de raisin,
Mais bien plus, semble-t-il
même si l’on ne voit rien :
Il y a le dur labeur
Du vigneron têtu
Qui se bat chaque année
Pour créer un bon cru ;
Il y passe tant d’heures
Sans jamais les compter….
Il y a, dès l’automne
L’ armée des vendangeurs,
Ces femmes et ces hommes
Qui offrent leur sueur
Et qui, le dos courbé,
Avancent pas à pas
Sans s’économiser
Quel que soit le climat.
Mais il y a surtout
Ce don que la nature
Nous fait, dès la fin Août :
Ces grappes bien matures
Qui vont faire merveille
Lorsqu’on découvrira
Et qu’on dégustera
Le bon jus de la treille.

 

 

Bonne lecture à tous et bonne semaine……… je reviendrai en Novembre rajouter des photos de mes chefs d’œuvre in-situ !!!

LN – 10/10/2018

 

 

À la Une

Jeux de mots (encore !) -LACAN et le Métro……

Je vous ai déjà fait le coup des « mots imposés » je réitère. Cette fois-ci l’image inspiratrice est la suivante :

 

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 Plage de Deauville, Enfants et jeune fille jouant dans l’eau, Photographie de presse, Agence Rol, 1923. gallica.bnf.fr

Les mots à caser dans le récit, les voici :

– métropolitain
– pingouins
– brasserie “La Rotonde”
– salsifis ;
– “Ici l’Aube !”
– infinitésimal
– Jacques Lacan
– ballast.
– meuble
– pinot
– brebis
– salto
– “Bernique !”
– inflammatoire
– Jacquemart (de Dijon)
– ballet.

Et quand vous avez terminé, eh bien vous participez à l’Agenda ironique du mois de Septembre 2018, pour le plaisir, rien que le plaisir !  Carnets Paresseux vous explique tout (https://carnetsparesseux.wordpress.com/2018/09/05/sous-terre-et-sur-leau-lagenda-ironique-de-septembre/?c=13751#comment-13751)

Bref, j’ai œuvré :   (mais je proteste, c’est dur pour une rentrée littéraire !!! )

 

La Brasserie «La Rotonde» voyait peu à peu sa terrasse se remplir. Deux ou trois quotidiens, négligemment posés sur les tables, attiraient l’œil du passant.

En ce matin de Septembre 1938, «A l’aube» titrait que Jacques LACAN envisageait, en compagnie de son pote Jacquemart (de Dijon), une promenade sous terre -ainsi appelait-il la traversée de Paris en Métropolitain– qui leur permettrait une psychanalyse intéressante des poinçonneurs de tickets, ceux-ci ayant présenté dans les dernières semaines un infinitésimal (quoique préoccupant) penchant pour la paresse.

Ils avaient en outre développé un comportement bizarre, et se déplaçaient le long des couloirs dudit Métropolitain avec une démarche de pingouin, tout en croquant des salsifis crus.

Jacques était perplexe.

Assis, donc, à la terrasse de «La Rotonde», il commanda un verre de Pinot et quelques toasts au fromage de brebis.……. le nec plus ultra en milieu de matinée pour le lève tôt qu’il était. Il s’abîma dans des réflexions profonde sur la diversité des problèmes à analyser en cette période de rentrée. Il terminait tout juste une étude commandée par la S.N.C.F. Sur l’utilité des ballasts et leur influence sur le comportement des voyageurs, et l’avait précautionneusement rangée dans un meuble la veille ; et voilà que le ballet des énigmes et des clefs y afférentes occupait de nouveau la scène, et plus précisément son intellect. Lui qui comptait prendre quelques jours de vacances: Bernique!

S’en suivit un phénomène inflammatoire de l’hémisphère gauche de son cerveau, qui eût pour effet de perturber son sens de l’analyse….

Et Jacquemart n’arrivait toujours pas (de Dijon)!!!

La moutarde lui monta au nez. Il était nerveux et réprima une furieuse envie de réaliser un salto arrière sur le trottoir, car il eût peur que sa réputation soit mise à mal.

Son regard se porta alors sur une vitrine, de l’autre côté de la rue : l’Agence JIVAI vantait les bienfaits des vacances sur l’océan. L’option 85893 était en effet fort attrayante, et la silhouette d’une jeune fille en costume de bain scrutant l’horizon, et de deux enfants bravant le clapotis des vagues dans une zénitude absolue, fut pour lui une révélation :

«Bon sang mais c’est bien sûr», plagia-t-il en son for intérieur, il fallait, pour que les pingouins du métro retrouvent leur équilibre, les envoyer en congés payés à Deauville!!!! c’était élémentaire, même sans Watson!

La tempête Shakespearienne s’apaisa sous son crâne, et au même moment Jacquemart (de Dijon) se pointa à l’horizon. Il l’accueillit chaleureusement : «Un Pinot, mon Jacquot ?»

on fait ce qu’on peut, hing !!!

Bonne reprise à tou(te)s et à bientôt.

LN 07/09/2018

 

 

À la Une

Les Bibelettes, vous connaissez ???

Tout démarre pour moi sur Facebook où je fais souvent de petits concours sympa….. et là j’en trouve un super sympa……….. j’y vais, je participe, et je découvre deux filles, aussi sympa que leur page et que leur site, avec lesquelles je papote en mp (message privé pour les non initiés 😀 ) . Deux sœurs, Emmanuelle et Sylvie, ont créé le microcosme des Bibelettes : de drôles de petites bonnes femmes que l’on retrouve sur leurs créations : des sacs, des pochettes, des étoles……….. un petit monde tendre et pétillant, des accessoires optimistes, des stickers muraux, autocollants, pare-soleil, et même un coin dédié aux enfants avec des livres pour eux………… elles déploient des trésors d’inventivité et de créativité.

Craquantes les Bibelettes, regardez plutôt :

 

 

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Moi j’ai fondu en voyant ces petites bonnes femmes…………. et pour tout avouer, j’ai gagné un sac que j’attends avec impatience !!!

 

Leur devise : « il y a forcément une Bibelette qui vous correspond », et je pense que c’est vrai !

 

Si vous voulez les retrouver, c’est ici : https://www.lesbibelettes.fr/

ou aussi : https://www.facebook.com/lesbibelettes

  et :           https://www.facebook.com/DansLesSecretsDesBibelettes/

Mais chuuuuuuuuutttt ! elles ne savent pas encore que je publie cet article 😉

 

Bonne semaine à tou(te)s

LN – 25/06/2018

 

 

 

 

 

 

À la Une

Pap Ndiaye

Une rencontre étonnante le week-end dernier : un artiste polyvalent de 39 ans,  originaire de Thies (Sénégal) où il avait dans son enfance coutume de visiter la Manufacture des Arts Décoratifs……… Cette passion il l’a rapportée dans ses bagages en 2012 en arrivant dans le Sud de la France.  Il est musicien (auteur, compositeur, interprète), artiste peintre, ou plutôt plasticien de la toile et anime également des ateliers……… c’est dire qu’il ne reste ni les mains dans les poches ni les deux pieds dans le même soulier. 

Et en plus il a un sourire à faire râler tous les dentistes de France et de Navarre 😀

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Quand on lui demande de présenter son œuvre, il dit qu’il « aime prendre la main des gens pour les inviter au voyage vers ces contrées qui l’ont vu naître ».

Il pratique avec art la transmission de son Afrique natale, et joue avec maestria avec les épaisseurs, les reliefs, les superpositions………… et les couleurs !!!

 

 

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(extrait)

 

 

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Détail : P1130108 P2

 

 

 

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Détail :

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Mon ego prend le dessus, je m’aperçois que certaines de mes signatures sont très nettement plus visibles que les siennes !!! Je certifie bien que les photos sont de moi mais les tableaux de lui !!! 😀

 

 

Un coup de cœur :

 

 

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et enfin, après le coup de cœur, un coup de chapeau à JUJU, qui du haut de ses 10 ans emboîte les pas de son beau-papa avec déjà beaucoup de talent :

 

 

Merci JUJU, merci PAP…….. tu nous a promis de revenir avec ta gentillesse, ton talent, tes œuvres, et ta zik (et pourquoi pas ton groupe puisque tu en as un !)

Une rencontre riche en échanges et en ouverture d’esprit.

 

A bientôt,

 

LN – 19/06/2018

 

 

 

À la Une

Histoire sans queue ni tête

Carnets Paresseux nous invite à participer à l’Agenda Ironique du mois de Juin, sur le thème tout et son contraire ! en ajoutant quelques options obligatoires telles que caser quelques mots incasables (soleil, brousse, chaussure, pingouin, tentacule, épuiser, vert)en s’inspirant dans la mesure du possible d’une improbable photo ci-d’sous (enfin ci-d’sus chez lui ! OUF je tiens mon contraire 😀  ) :

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Je ne relève pas vraiment le challenge,  puisque je ne pratique pas le tout et son contraire, mais quelquefois l’envie de jouer me prend………… alors je case les mots en m’inspirant de la photo, ce n’est déjà pas si mal…………. et ça le fait 😀 …….. et je vous livre ci-après mes élucubrations : 

 

 

Ernestine et Edmond avaient mis leurs plus belles chaussures, celles des dimanches, et harnaché la Grande Biquette très tôt ce matin , pour aller voir leur tante Adélaïde.

Il fallait arriver avant que le soleil ne soit trop fort, car, bien qu’on ne soit pas dans la brousse, il faisait en ce printemps 1920 une chaleur caniculaire en Provence, un temps à ne pas mettre un pingouin dehors.

Ernestine avait mis son chapeau de parade, ceint d’un vaste ruban d’un vert printanier insoutenable, Edmond portant fièrement un canotier emprunté à son père et qu’il avait calé fort astucieusement avec le journal de la veille .

La calèche était bien étroite, mais largement assez grande pour arpenter le petit sentier qui les mènerait, à travers champ, jusqu’au village voisin. Il s’agissait de rester assis, le dos bien droit, afin de ne pas épuiser l’auguste Caprinae qui répondait, très traditionnellement d’ailleurs, au nom de Blanchette (enfin, lorsqu’elle répondait!) Les déplacements restaient toujours quelque peu aléatoires, Blanchette n’hésitant pas à festoyer en chemin. On savait donc quand on partait, mais l’horaire d’arrivée était des plus approximatif !

Les dix premières minutes se déroulèrent sans encombre. Puis Blanchette décida qu’il était temps de se restaurer. Elle repéra un arbre dont l’appétissant feuillage s’étalait en tentacules jusqu’à frôler ses longues cornes en spirales. Une chèvre du Rove ne résiste jamais à l’appel du feuillage, fût-il difficile d’accès.

La voilà qui s’arrête, donc, et qui se délecte du succulent en-cas…….. mais quoi ! une branche récalcitrante reprend de la hauteur !!! qu’à cela ne tienne : notre Blanchette se dresse sur ses pattes arrières, entraînant un mouvement descendant inversement proportionnel du véhicule à icelle attelé !!!

Edmond tente la parade ultime…. mais bernique, le voilà qui glisse au sol plus vite qu’un pet de lapin sur une toile cirée !!! La douce Ernestine glapit élégamment en le suivant dans sa chute……… Élégance toute relative lorsqu’on peine à se relever, le chapeau de travers et les gants maculés !!!

Blanchette, elle, a repris sa route, sans percevoir leur déroute !!! Impossible de la rattraper car un lapin facétieux l’avait invitée à se hâter.

Que faire ? Continuer……… ou retourner ? Le choix était cornélien bien qu’aucun corvidé ne se soit à l’horizon montré. Après une courte séance de remise en forme(s), ils se hâtent de reprendre leur chemin au milieu du thym et du romarin.

Bien plus tard… mais bien plus tard……. ils arrivent à l’entrée du village où Blanchette les attend à l’ombre d’un mûrier.

Tante Adélaïde, aux quatre cents coups, avait alerté la Maréchaussée qui s’apprêtait à battre la campagne. En les voyant arriver, vivants mais en parfait désordre, la pitchoune vieille vacille dans les bras d’Émile, le garde champêtre qui -depuis plus de quarante ans- n’attendait que ça !!!

Les enfants devinrent les héros du jour…….. et quelques mois plus tard c’est dans la plus grande liesse que furent célébrées les épousailles d’Émile et Adélaïde dans le village en folie. Les témoins, vous l’avez deviné, ne furent autres qu’ Ernestine, Edmond….. et Blanchette !!!

Une histoire à devenir chèvre !

A bientôt mes visiteurs, j’espère au moins que vous aurez souri !

Gibulène – 4 juin 2018

 

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À la Une

La Coupo Santo, hymne Provençal

En 1867, Don Victor Balaguer, écrivain Catalan, se dresse contre le rattachement de la Catalogne à la couronne d’Espagne. Exilé avec sa famille, il est chaleureusement accueilli par les félibriges provençaux. L’amitié entre occitans et catalans sera solennellement scellée le 30 juillet 1867 par la remise par les Catalans d’une coupe d’argent. Cette coupe, créée par l’orfèvre Fulconis, originaire de Saint Etienne de Tinée, chez le joaillier Jarry à Paris, représente deux femmes, la Provence et la Catalogne.lorsqu’il apprend la destination et la raison de cette coupe, Fulconis refuse de se faire payer. Elle inspire Frédéric Mistral qui écrit : « Coupo Santo » sur une musique du XVIIè siècle attribuée à Nicolas Saboly, mais aussi au frère Guilhaume Sérapion.

Le Capoulié (=Président) du Félibrige en est traditionnellement le dépositaire.

 

Pour information, Le Félibrige, fondé en 1857, est un mouvement littéraire qui perdure et qui se veut « la survivance nationale qui a ses sources profondes dans le passé et dans l’avenir ; il est la grande école d’éducation nationale ; il répond aux nécessités impérieuses d’une langue et d’un peuple qui reprennent conscience d’eux-mêmes. L’œuvre grandiose de Mistral est nourrie de réalité politique et sociale. Ayant du premier coup, marqué la conscience de la réalité linguistique, Mistral, dans toute la suite de son œuvre, nous prodigue la leçon des réalités sociales et des faits vivants…(Léon Tessier) »

Le Premier Capoulié fût Frédéric Mistral, l’un des sept poètes provençaux fondateurs. Ensemble, ils s’attachèrent à restaurer la langue provençale et à en codifier l’orthographe.

Son siège est en Arles.

La coupe est présentée une fois par an lors du banquet qui se tient à l’occasion du congrès du Félibrige, la Santo Estello, le jour donc de la Sainte Estelle (Estelle signifiant étoile comme chacun sait, mais c’est une autre histoire…) . On la remplit pour l’occasion de vin de Châteauneuf du Pape, et elle est bue par tous les félibres. Le banquet se termine par la cansoun de la Coupo.

Elle est devenue depuis l’hymne de la Provence et même l’un des hymnes des pays d’Oc, à côté de «Se canta». Traditionnellement, l’assistance se lève au dernier couplet.

A noter également que les puristes n’applaudissent JAMAIS lorsque la Coupo Santo se termine, puisque c’est un hymne et qu’il fait référence à des évènements dramatiques.

Pour l’écouter :

https://www.youtube.com/watch?v=GHsLmks9sjI

(version raccourcie, souvent utilisée)

Je vous remets la version Provençale à laquelle j’adhère, comme tout provençal qui se respecte……. mais aussi le texte en français pour ne pas vous désorienter.

Coupo Santo

Prouvençau, veici la Coupo
Que nous vèn di Catalan ;
A-de-rèng beguen en troupo
Lou vin pur de noste plant.

Coupo Santo
E versanto
Vuejo à plen bord
Vuejo abord
Lis estrambord
E l’enavans di fort !

D’un vièi pople fièr e libre
Sian bessai la finicioun ;
E, se toumbon li Felibre
Toumbara nosto nacioun.

D’uno raço que regreio
Sian bessai li proumié gréu ;
Sian bessai de la patrìo
Li cepoun emai li priéu.

Vuejo-nous lis esperanço
E li raive dóu jouvènt,
Dóu passat la remembranço
E la fe dins l’an que vèn.

Vuejo-nous la couneissènço
Dóu Verai emai dóu Bèu,
E lis àuti jouïssènço
Que se trufon dóu toumbèu.

Vuejo-nous la Pouësio
Pèr canta tout ço que viéu,
Car es elo l’ambrousìo
Que tremudo l’ome en diéu.

Pèr la glòri dóu terraire
Vautre enfin que sias counsènt
Catalan, de liuen, o fraire,
Coumunien tóutis ensèn !

et donc en français :
Provençaux, voici la coupe
Qui nous vient des Catalans
Tour à tour buvons ensemble
Le vin pur de notre cru.

Coupe sainte
Et débordante
Verse à pleins bords
verse à flots
Les enthousiasmes
Et l’énergie des forts !

D’un ancien peuple fier et libre
Nous sommes peut-être la fin ;
Et, si les Félibres tombent
Tombera notre nation.

D’une race qui re-germe
Peut-être somme nous les premiers jets ;
De la patrie, peut-être, nous sommes
Les piliers et les chefs.

Verse nous les espérances
et les rêves de la jeunesse,
Le souvenir du passé
Et la foi dans l’an qui vient.

Verse nous la connaissance
Du Vrai comme du Beau,
Et les hautes jouissances
Qui se rient de la tombe.

Verse nous la Poésie
Pour chanter tout ce qui vit,
Car c’est elle l’ambroisie
Qui transforme l’homme en Dieu.

Pour la gloire du pays
Vous enfin nos complices
catalans, de loin, ô frères,
Tous ensemble, communions !

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Photo « La Provence »

A bientôt,

Gibulène – 16 Mai 2018

 

 

À la Une

Encore un adieu……

La belle dame est partie rejoindre au paradis blanc l’ Emile, la poupée de son, Diego, et tous leurs potes. Elle ne chantera plus le Jazz et la Java …. Toutes les mamas qui l’ont aimée lui rendent aujourd’hui hommage. R.I.P. Maurane  partie trop tôt !!!

En guise d’adieu une de vos chansons qui me parle tant !!!

 

 

LN – 8 mai 2018