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L’ombre (A.I. Novembre 2022)

Carnets Paresseux nous  vous propose de parler d’ombre. Pourquoi ? parce que novembre, parce qu’ombre, parce que, quoi. L’ombre qui s’allonge et recouvre le monde comme l’ombre qui nait de la lumière, fille du soleil. Bref, d’écrire ce que vous voulez,  dialogue, poème, roman (petit), nouvelle, traité philosophique, opéra, sonnet, sornette, sur l’ombre.  Et quoi d’autre ? Une pincée d’ironie ; une goutte d’agenda, quelques dates, un mois ou deux ; agenda ironique oblige. Et puis faudra – faudrait ; si vous voulez ; rien n’est obligé – glisser ces deux phrases : « Je ne m’attends pas à ce que vous croyiez cette histoire. Est-ce que j’y crois, moi ? « 

 

Septembre 1916. Pancho (Villa) venait d’attaquer Chihuahua, libérant des prisonniers politiques, et la Police était sur le qui-vive !

Le sombre héros en sombréro n’était plus que l’ombre de lui-même !

On l’avait mis à l’ombre sans l’ombre d’une hésitation, par un bel après-midi d’été, alors qu’il somnolait à l’ombre d’un cactus sous 45° à l’ombre.

L’arrestation fut si rapide que son ombre en resta au pied du vieil euphorbia ombrageux qui ne manqua pas de le lacérer au passage.

Il végétait maintenant dans sa cellule (le héros, pas le cactus, si vous suivez bien), avec pour seule distraction les ombres chinoises qu’il projetait sur les murs décrépis aux heures où le soleil entrait par la lucarne.

Des chinoises dans une prison mexicaine, je ne m’attends pas à ce que vous croyiez cette histoire ! Est-ce que j’y crois, moi ? Quoi que…………

De temps en temps il sombrait dans un sommeil houleux agité de sombres pensées. Le film des dernières heures de liberté se déroulait inlassablement dans ses cauchemars : par curiosité, il avait suivi comme son ombre un louche individu qui, lui, ayant peur de la sienne, (vous suivez toujours ?) avait réussi à le semer. Ledit individu étant quelques heures plus tard passé de vie à trépas, avait rejoint le royaume des ombres. Pedro, car c’est son nom, correspondait au parfait profil d’un suspect, et par conséquent on l’avait suspecté…. Mais de nombreuses zones d’ombre subsistaient dans cette ténébreuse affaire, que la Police, sciemment, ignorait. Innocenter ce porteur de sombréro taciturne aurait généré de nouvelles recherches dont la perspective leur donnait des vapeurs (pas étonnant avec cette chaleur !).

Pedro se réveillait en sueur, hagard (mais pas du Nord) et décoiffé (dormir avec un sombréro n’est pas chose aisée). De guerre lasse hélas, Pedro sombrait, mais pas que dans le sommeil. Le clair-obscur de sa prison lui pesait et il n’entrevoyait aucune issue.

Issue ? un midi, alors qu’il entamait sa 100ème partie journalière d’ombres murales, ce qu’il dessina par hasard l’éclaira ! Eurêka conjugua-t-il en grec ancien (car il avait des lettres sous le chapeau)……. et la lumière jaillit !

Dans les journaux locaux, quelques jours plus tard, on peut lire un entrefilet : « Où est passé Pedro, le sombre héros au sombréro ? » Il s’était bel et bien fait la belle, mais à ce jour la lumière n’a pas encore été faite sur cette sombre histoire !

A noter que la Une, elle, précisait que Pancho était à Murgia. Nous sommes en Janvier 1917, le thermomètre affiche 27 degrés.

 

Bon Novembre à tous – Gibulène 4/11/2022

 

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La Beauté (A.I. Octobre 2022)

Beauté du calendrier, septembre laisse place à octobre, et l’agenda ironique passe du blog de Mijo, funambule sur le fil de l’écriture à celui du Flying Bum. Ce qu’il nous propose, pour le mois d’octobre ? D’écrire ce qu’on veut, dialogue, poème, roman (petit), nouvelle, opéra, sonnet, bref, ce qu’on veut, sur la beauté. La beauté du jour ? la beauté du diable ? celle que vous voulez. Et, parce qu’il y a un et, pour la beauté de la chose, faudra y glisser un  proverbe créé de toute pièce et présenté sous forme de citation. Quelque chose comme : « Belle auto n’arrive pas plus tôt » [proverbe garagiste],
Merci Carnets Paresseux pour cette synthèse….. Yapluka comme tu dis………..

La beauté, c’est une émotion

issue de la contemplation :

C’est une simple pâquerette

à qui le vent conte fleurette,

ou le lys d’allure spectrale

dans son grand vase sculptural !

Lorsqu’on parle de paysages,

c’est un ensemble bien dosé

de couleurs à nos sens livrées

qui nous frappent en plein visage.

Quand un objet est à l’honneur,

alors on parle de ses formes,

du talent de son créateur,

de proportions, voire de normes….

En musique, c’est l’harmonie

de notes frêles qui s’égrènent;

En peinture, c’est l’infini

de ses nuances et de ses thèmes.

C’est aussi avoir à l’esprit

de reconnaître sans ambages

que le laid au beau s’associe

dans l’inconscient de l’homme sage,

et que ce qui, pour l’un, est laid

peut, pour l’autre, avoir de l’attrait

tant suggestive est la beauté

à notre jugement prêtée….

Physiquement, c’est l’éphémère

qui semble mieux la définir

car la beauté de la jeunesse

peu à peu oublie ses promesses

en avançant dans l’avenir

où ne subsistent que chimères !

Mais la beauté c’est la tendresse

d’une ride qui vient mûrir

sur un visage où la vieillesse

vient peu à peu s’épanouir;

c’est un indicible charme

qui émane de l’intérieur,

un rayonnement de chaleur

qui a pour nom Beauté de l’Âme.

… Mais je dois ajouter ces mots

« Belle auto n’arrive pas plus tôt »

Et là, je m’échine en vain :

J’ai la panne de l’écrivain.

Qu’importe, je participe,

C’est une question de principe.

Gibulène – 11/10/2022
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Première communion (A.I. Septembre 2022)

le sujet : ça se passe chez Mijo Nouméa ! merci de ton accueil !

https://marie-josee-roy.esprit-livre.school/agenda-ironique-de-septembre-2022/

Je résume : raconter « une première fois » d’une gorgée, d’une lampée, d’une bouffée, d’un effluve, d’un fumet ou d’une morsure, en utilisant quelques expressions culinaires dont la langue française est si riche.

——

 

Que cette enfant, par ailleurs belle à croquer, est difficile à contenter ! avec elle j’ai du pain sur la planche.

Je l’avais emmenée, un après midi, à la plage ou nous étions serrées comme des sardines; nous papotions de choses et d’autres sur notre vie de tous les jours, comme une enfant de 10 ans et sa nounou peuvent le faire. Et voilà que tout à coup, la conversation tourne au vinaigre. Elle me casse du sucre sur le dos en énonçant que, même si elle m’aime beaucoup, il faut reconnaître que je ne suis pas douée du tout pour la cuisine !

Impulsivement, la moutarde me monte au nez, ce qui par les temps qui courent est un véritable luxe. Ça doit se voir sur mon visage, car aussitôt elle se fend la poire : tu ne vas pas en faire tout un fromage insiste-t-elle, hilare. Tu es nulle, et puis c’est tout, même si mon avis compte pour du beurre !

Mi-figue, mi-raisin, je lui demande de me lâcher la grappe: Tu n’y es pas allée avec le dos de la cuillère dis donc! tu es bien contente quand je te fais des gnocchis à poêler ou du poisson carré, non ?

Elle est surprise qu’une adulte puisse se vexer et cherche à se rattraper : moi, ce que j’aime, me susurre-t-elle d’un air angélique et innocent, ce sont tes calissons !

Elle me roule dans la farine et je ne crois pas une seule seconde à cet amour soudain des calissons que nous n’avons d’ailleurs jamais partagé elle et moi, mais l’effet apaisant est immédiat et me renvoie à ma propre enfance, à cette première fois ou j’ai vu puis goûté ces petites merveilles :

Le visuel de ces bouchées en forme de navettes blanches cadrait parfaitement avec cette journée où moi-même vêtue de blanc je faisais ma première communion.

Je m’approche, j’en saisis une délicatement entre le pouce et l’index, l’observe….. glaçage immaculé dessus, hostie dessous (quand je vous dis que ça cadrait), et en son milieu une pâte douce et orangée aux arômes incomparables.

Je ferme les yeux, j’essaye de deviner… Un mélange d’odeurs dans lequel je perçois de l’écorce d’orange, du melon, et une pointe de pâte d’amande comme on en a sur la table à Noël.

Je cherche maman du regard, obtiens son assentiment, et je goûte……

Et là, une explosion en bouche, saveur douce amère d’un moment qui restera gravé à jamais dans ma mémoire. On aimerait que le temps s’arrête, et dès que l’on a dégluti, on n’a plus qu’une idée : recommencer l’expérience avec une sensation de pure béatitude (ça cadre toujours 🙂 ) !

Une main me secoue le bras ! Maman ? mais non ! c’est la choupinette qui s’inquiète de mon silence prolongé. L’atterrissage est rude, je viens de faire un voyage de 65 ans en instantané dans l’espace temps!

Allez, zou, je me secoue : tu viens ma Suzette, je vais te faire des crêpes pour le goûter !

Gibulène

PS : pour les calissons : https://www.atelierdeschefs.fr/fr/recette/13641-calisson-d-aix.php
   et pour les crêpes Suzette : https://www.cuisineactuelle.fr/recettes/crepe-suzette-151591

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HOMMAGE

A Marseille, dans les années 1950, les bars fleurissaient dans les rues, et la rue « Jules » comme je l’appelle affectueusement n’y dérogeait pas.
Nous habitions au 66, et le bar que j’évoque ce soir devait être au 70, c’est dire s’il était proche….
Et dns ce bar, il y avait ……. un téléviseur.
Ce jour là, la vie a suspendu son cours l’espace de quelques heures et tous les voisins ont convergé vers ce poste de télévision, eux qui, comme nous, n’en possédaient pas encore.
C’était le 2 Juin 1953.
La petite fille de 3 ans 1/2 que j’étais à l’époque a suivi avec émerveillement, juchée sur les genoux de ses parents, cette cérémonie magique pour elle : le couronnement de la Reine Elisabeth II d’Angleterre.
Pour cet évènement mondial, suivi par 277 millions de personnes avant même l’avènement de l’Eurovision, la RTF avait délégué Léon Zitrone qui accompagnait de sa voix -pas encore célèbre- ce qui se déroulait au sein de l’Abbaye de Westminster en présence des grands de ce Monde.
Elle était jolie « notre » reine, et tellement sérieuse et appliquée dans son rôle protocolaire !
La petite Hélène n’a eu d’yeux, ce jour là, que pour la couronne et la longue traîne : un conte de fées en direct….
Elle avait 24 ans de plus que moi. Comme bien des gens de ma génération je l’ai intégrée comme une présence incontournable de notre paysage médiatique et géopolitique, mais pas que….
Nous avons partagé avec respect et affection la vie de la famille Windsor, si proche de son peuple, avec ses rigueurs, ses règles, ses tumultes et son immuabilité apparente.
Une page se tourne en ce 8 septembre 2022. Queen Elisabeth II s’en est allée avec beaucoup d’élégance en ayant accompli sa mission jusqu’à ses derniers instants.
Elle nous laisse orphelins quelque part, et plus rien ne sera comme avant sur la grande scène du Monde.
Adieu donc Madame, et profitez enfin d’un repos bien mérité.

Gibulène

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A notre portée….. (A.I. Juillet 2022)

https://wordpress.com/read/feeds/98086153/posts/4115220273 c’est le lien qu’il faut suivre pour aller voir chez Tout l’Opéra ou Presque le challenge de ce mois de Juillet. Je résume :  un texte en sept parties dont chacune commence par une note de musique, en utilisant des termes puisés dans le domaine musical.

Je plaide coupable : après plusieurs semaines de températures supérieures à 3( voire 40 degrés dans le midi, le cerveau ramollit. Mon texte se transformera en petit poème, histoire de ne pas rompre la chaîne. J’ai demandé à Onésime mais il m’a gentiment éconduite…. Gertrude et lui avaient mieux à faire.

Bonnes vacances pour ceux qui en prennent.

DO – ou UT – en clé posé

sonne sur la portée.

MIlle notes en harmonie

FAçonnent une mélodie

SOLlicitant la virtuose,

LA croche rebondit et ose.

SIlences -ou parfois soupirs

DOnnent à l’archet du plaisir.

Gibulène 05/07/2022

et pour le plaisir, sur une esquisse d’une artiste amie :

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Pique-Nique à la marseillaise (A.I. Juin 2022

Ce mois-ci c’est chez flyingbum que ça se passe. Le sujet :
le pique-nique. Mais pas de pique-nique sans les enquiquineuses comme les fourmis et autres insectes piqueurs ou suceurs. Devrons s’inviter les mots flavescent, amphigourique, sycophante et nidoreux. Sans toutefois gâcher le pique-nique quand même, en ajoutant un régionalisme ou deux.

Le temps s’était mis au beau depuis quelques jours, et Marius, César, Batistin et les autres, vieille bande de copains, s’étaient donné rendez-vous pour un pique-nique joyeux aux Goudes*.

Ils avaient invité Zize, Nine, Magali et Fanny à les rejoindre.

Marius aimait bien Nine, qui préférait César; mais César reluquait Zize. Il ignorait que Zize avait jeté son dévolu sur Batistin qui, quant à lui s’intéressait à Magali.

Magali, qui espérait que Marius la remarquerait, avait soigné sa mise : jupe moulante de cagole*, chignon flavescent et talons compensés qu’elle maudissait secrètement tant ils étaient anachroniques et malcommodes dans le paysage !

Fanny, enfin, espérait que l’un des « estrangers » de Toulon qui avaient rejoint le groupe l’agraderait*. Et pourquoi pas cet Emile, poète amphigourique à la voix chaude et à l’accent chantant, qui déclamait à longueur de temps des poèmes auxquels elle ne comprenait strictement rien, peuchère*. Mais Emile, c’était une pointure !

La journée s’annonçait donc compliquée sous ses allures champêtres.

Une fois les nappes étalées sur les grands rochers plats de la Baie des Singes*, face à l’île Maïre*, à proximité des voitures pour s’éviter la fatigue, chacun étala ce qu’il avait apporté. Il y avait de quoi nourrir un régiment : tapenade, poutargue, aïoli en barquette, salade de poulpe, fèves fraîches, olives, panisses, fougasses, navettes, et, trônant au milieu de tout, l’incontournable Pastaga*.

On eut un peu de mal à s’installer, les uns cherchant la proximité d’autres qui ne la cherchaient pas…. une sorte de ballet savamment désorchestré auquel les gabians n’étaient pas insensibles puisqu’ils en profitèrent pour chaparder quelques chips en parsemant les nappes de fientes qui, sans être nidoreuses, n’en étaient pas moins répugnantes.

On sauva le pique-nique à la va vite et, du coup, on s’assit là où il y avait des places propres, sans se préoccuper davantage des préférences.

Le repas fut joyeux. Au troisième 51* bien tassé, Emile ne balbutiait plus qu’une suite de mots vaseux. Il partit faire un pénéquet* dans un rocher creux, et deux favouilles* sautèrent sur l’occasion, si l’on peut dire, pour explorer les orteils qui dépassaient de ses tongs quelque peu fatiguées. On l’oublia, et Fanny, machinalement, se remit en quête de l’âme sœur, ajoutant à ses critères l’haleine du futur élu, éliminant de ce fait tous ceux qui avaient goûté l’aïoli.

Ce qui jusque là avait été une bonne partie de franche rigolade partit pourtant rapidement en jus de boudin.

On ne saura jamais qui lança « le jeu de la vérité », toujours est-il qu’à la question « quel est ton idéal féminin ? » Marius répondit : Nine. Magali éclata en sanglots, au grand désespoir de Batistin qui, pour garder le moral, saisit une belle tranche de melon (de Cavaillon, bien sûr); ledit melon était cafi* de petites bestioles gourmandes et peu appétissantes qui courent dans les rochers du coin. Dégoûté, il lâcha le morceau et s’éloigna pour ruminer en se promettant de ne pas renouveler l’expérience.

Entre temps, le mistral s’était levé, doucement au début, mais rapidement insupportable. Quand ça souffle, à la Baie des Singe, ça n’est pas qu’un peu ! tu te croirais prêt à t’envoler !

Il leur fallut envisager un repli stratégique, dans une ambiance devenue morose. On récupéra en urgence Emile dont le nez avait pris la couleur du phare de Planier*.

Les filles se dirigèrent en bande vers les voitures et se mirent à pousser des gloussements de galines* apeurées : un des pneus de la 4CV de Marius était dégonflé ! comment cela était-il possible ?

« Moi, je n’accuse personne », avança César qui se sentait sycophante en diable, « mais c’est Batistin qui est venu traîner par là »……………

Le lendemain, à la Une de « La Provence » * un titre pagnolesque* : « Nouvelle engatse* aux Goudes », suivi d’un article de quelques lignes :

« Grosse filade* hier à la Baie des Singes ! Plus de peur que de mal. Les dix personnes interpelées sont sorties ce matin de leurs cellules de dégrisement. Seul l’un d’entre eux, victime d’une insolation, reste sous surveillance car il s’exprime encore de façon incohérente. Ses jours ne sont pas en danger. »

Gibulène – 8/6/2022

:

Baie des singes

Phare-et-île-du-Planier.-Fo

LEXIQUE :

Les Goudes : quartier et un des ports de Marseille , à la porte sud de la ville et du parc National des Calanques.

Cagole : Fille au comportement plutôt vulgaire, souvent vêtue ou maquillée de manière outrancière, et attirée par les vêtements aux couleurs
criardes

Agrader : Plaire

Peuchère : Exprime la compassion (équivalent : « le ou la pauvre! »)

La Baie des Singes : Si cet endroit paradisiaque est nommé « Baie des singes », c’est parce qu’il a été un lieu de contrebande où l’on demandait aux
enfants d’être « muets comme des singes ». Cette petite plage bordée de cabanons est surnommée la « plage du bout du monde »
par les marseillais. Elle est à Cap Croisette après Les Goudes.

Maïre : Ile qui fait face à la Baie des Singes.

Panisses : spécialité de la cuisine provençale à base de farine de pois chiches que l’on mange en tranches frites.

Pastaga : Pastis

51 : L’une des marques de Pastis prisées par les marseillais et qui remplace souvent le nom original

Pénéquet : Sieste

Favouille : Petit crabe gris de Méditerranée.

Cafi : Rempli, gorgé de…..

Phare du Planier : Phare au nez rouge (évidemment) sur l’Ile du Planier au large de Marseille.

Galine : Poule

Pagnolesque : Tout droit sorti d’une réplique de M. Pagnol

Engatse : Embrouille

Filade : Bagarre

 

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Une journée en musique avec les chevaux

Allier deux techniques de thérapie et de bien-être : l’equicoaching et le voyage sonore. Mon ami Laurent (zenchavoyagesonoremusiczen sur facebook)  anime des voyages sonores. Il organise avec Isabelle coulomb (@alafacondeschevaux.fr) des après-midis en immersion totale avec la nature au milieu des chevaux. Isabelle nous initie au ressenti intuitif des chevaux qui nous renvoient notre image en miroir et ne laissent pas de place à l’erreur. Comment les approcher, ce qu’ils nous expliquent par leurs réactions, quels sont les dominants et les leaders.

Laurent propose ensuite un voyage sonore au son du hangpan. Les chevaux y sont tellement réceptifs ! c’est magique !

Approcher pour la première fois des chevaux, sans barrière, et profiter d’échanges si riches, c’est du pur bonheur ! un magnifique dimanche en fait, une fois vaincues mes réserves……..

Une journée avec eux

Balade en forêt

Hang Pan et chevaux

voyage sonore

elki 1

Bonne semaine à tou(te)s

Gibulène

Lire la suite « Une journée en musique avec les chevaux »

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Gertrude est ailurophile (A.I. Mai 2022)

Ce mois-ci, l’Agenda Ironique est hébergé par Photonanie qui suggère les contraintes suivantes :
J’ai envie que l’action se passe dans un pays froid, l’Islande éventuellement mais pas que.
J’aimerais assez que s’y glissent les mots suivants: ailurophile, syllogomanie, bec à foin et puis aussi coquecigrue parce que j’aime bien ce mot.
Si en plus le texte se présente sous forme d’anadiplose je serai comblée mais si ce n’est pas le cas, je le serai aussi

Gertrude est ailurophile, au grand dam d’Onésime !!! Elle l’aime lui, bien sûr, mais elle aime aussi beaucoup les chats.

Les chats, il y en a partout dans la maison : photos, figurines, résine, bijoux, et même plateaux et dessous de plats. Heureusement qu’elle n’est pas atteinte de Syllogomanie !

Syllogomanie ? c’est un mot qui fait peur à Onésime, lui qui aime les intérieurs peu encombrés, il craint que sa Gertrude ne se lance dans d’autres collections.

Des collections ? ce ne sont pas les idées qui manquent, et surtout quand on voyage……..

Ils voyagent en ce moment, ils sont venus en Laponie passer quelques semaines et Gertrude écume les magasins de souvenirs : petits rennes, pantoufles fourrées, écharpes à motifs flocons de neige, et autres coquecigrues qu’il redoute de la voir rajouter dans ses valises.

Ses valises, parlons-en : remplies de pulls, de chaussettes, de bonnets de laine……. Elle a tout prévu sa Gertrude, même la chaufferette pour ses mimines !!! Faut dire que juste avant leur voyage, à l’Agence, elle est tombée sur un vrai Bec à Foin !

Un Bec à Foin qui savait tout de la Laponie, du grand froid,   de ses pièges, et de ce qu’il fallait ab-so-lument emporter… Une liste complète d’objets à ne pas oublier, dont la chaufferette, bien sûr, mais aussi le canif indispensable en cas d’attaque, la crème solaire, les lunettes spéciales soleil de minuit………

Minuit ? leur premier minuit dans le Grand Nord, ils l’ont vécu dans un chalet bien chauffé dont les grandes baies vitrées leur permettaient de voir le paysage depuis le salon, près d’un réconfortant feu de cheminée.

La cheminée, elle est chaleureuse, généreuse, et décorée de figurines diverses et variées. Parmi elles : toute une famille de chats emmitouflés. Oui, des CHATS !

Seulement voilà, Gertrude est ailurophile…………

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Gibulène 12/05/2022

À la Une

Quand Alphonse Pappalardo expose…

J’ai la chance de connaître Alphonse Pappalardo, artiste de talent reconnu. Mais il est non seulement coté, mais en plus d’une gentillesse et d’une simplicité à toute épreuve.  Il expose actuellement à Carry-le-Rouet, dans une magnifique Salle qui se nomme « La Bergerie », et qui met son talent en exergue. Je vous fais participer……… mais il y en a tellement que j’en ai regroupé certaines. Quoi qu’il en soit, c’est du pur bonheur. Je suis fière de son amitié.

Alphonse nous offre des fleurs

Alphonse et les indiens

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Vous pouvez le suivre sur artmajeur.com/fr, mais aussi, le plus simple, sur Facebook, et je vous pose le lien de sa page : https://www.facebook.com/profile.php?id=100011197652503

Gibulène 18 Avril 2022

À la Une

Onésime et les fées (A.I. Avril 2022)

Sujet du mois d’Avril, aimablement hébergé par Tout l’Opéra ou Presque » : (https://toutloperaoupresque655890715.com/blog/)

thème général « Les Fées sont d’exquises danseuses« , mais vous pouvez aussi travailler sur « L’effet son, d’exquises danses, heu(ses) » ou encore, si vous êtes cyclistes, « Les fesses ont d’exquises danseuses ».

Il vous faudra glisser ici ou là quelque heureuse homophonie, et si vous réussissez à glisser les mots calembredaine, palimpseste et archéoptéryx, vous gagnerez les félicitations du jury.

Vous pouvez écrire dans tous les styles que vous voulez : récit épique, essai philosophique, critique littéraire, roman d’amour, thriller, poésie, boustrophédon…

—————-

Onésime s’intéresse aux fées aujourd’hui, celles mêmes qui se sont penchées sur son berceau pour en faire le petit gars sympa qu’il est devenu. Pourquoi les fées, me direz-vous ? A cause d’un documentaire qui a attiré son attention, et qui s’intitulait « les fées sont d’exquises danseuses ». C’est un passionné de lecture Onésime. Figurez-vous qu’il déchiffre même les textes en boustrophédon ! D’ailleurs, il avait découvert le Boustrophédon en lisant un poème de Victor hugo, un poème sur La Fée (ça tombe à pic soliloque-t-il !) et qui disait :

LA FEE
.eéF al sius eJ ! tnafne leb ,sneiV
Je règne aux bords où le soleil
eéffuahcér edno’l ed nies uA
Se plonge, éclatant et vermeil.
tneroda’m tnediccO’d selpuep seL
Les vapeurs de leur ciel se dorent,
;tnahcuot sel ne essap ej euqsroL
Reine des ombres léthargiques,
seuqigam sialap sem sitâb eJ
Dans les nuages du couchant.
;enahpaid tse euelb elia noM
L’essaim des Sylphes enchantés
,enalp ej dnauq ,sod nom rus riov tiorC
Frémir deux rayons argentés.
;etnerapsnart te esor ,tiul niam aM
Mon souffle est la brise odorante
;spmahc sel snad erre ,rios el ,iuQ
Ma chevelure est radieuse,
esueidolém ehcuob am tE
Mêle un sourire à tous ses chants.
;segalliuqoc ed settorg sed ia’J
J’ai des tentes de rameaux verts;
,segalliuef sel tnecreb euq iom tse’C
Moi que berce le flot des mers.
,eunégni erbmo ,sius em ut iS
Je puis t’apprendre où va la nue,
;xuae sel tnenneiv ùo’d rertnom eT
Viens, sois ma compagne nouvelle,
elèvér et ej euq xuev ut iS
Ce que dit la voix des oiseaux.
.oguH rotciV

Pourquoi s’encombrer la mémoire d’un texte si difficile à lire? Onésime ne le sait pas. Ce dont il se souvient c’est des calembredaines qui en ont résulté lorsque avec ses potes, à l’école, ils ont testé un boustrophédon sur un palimpseste (fortement endommagé, il faut le préciser). Le moins qu’on puisse dire est que l’imagination était au rendez-vous !

Ce palimpseste retraçait à l’origine l’histoire d’un archéoptéryx. Les joyeux lurons l’avaient modifié à l’envi.

L’archéoptéryx est un dinosaure à plumes noires, et le plus ancien des oiseaux fossiles, était devenu sous leur plume fantaisiste :

L’arc et hop thé rixe

Haie un dîne au zore

A plus meuh noir

Et le plus anse yen

Des oies seaux faux cils.

et donc :

l’arc et hop thé rixe

eroz ua enîd nu eiah

à plus meuh noir

ney esna sulp el te

des oies seaux faux cils.

Cuisant souvenir d’un zéro collectif en classe, le seul qu’il ait jamais récolté; c’est un studieux Onésime, ce jour là il s’était laissé aller ! Leur professeur avait d’autant moins apprécié que le parchemin avait été troué et serait à présent inutilisable.

Les grandes personnes sont décevantes avait-il pensé. Et quelle importance cela avait-il d’écrire les fées, l’effet, lait fait, l’ai fait……. les homophonies sont nombreuses. Les mots sont comme des notes de musique, et qu’elles soient noires façon archéoptéryx ou blanches comme des tuniques de fées, elles se transforment toujours en musique de ballet (balai, bal haie, bas laid, bah ! laid !).

En lisant quelques mois plus tard les œuvres de Saint-Exupéry (Antoine de son prénom) il avait immédiatement fait sienne sa philosophie de vie :

– les enfants doivent être indulgents avec les grandes personnes,

– toutes les grandes personnes ont d’abord été des enfants, mais peu d’entre elles s’en souviennent,

– les grandes personnes ne comprennent jamais rien toutes seules, et c’est fatigant pour les enfants de toujours et toujours leur donner des explications.

Onésime, resté enfant dans l’âme, adhère toujours, quelques années plus tard, à ces maximes d’une logique implacable.

Bref, après ces réminiscences (raies mini sens, Rémy nie sens, Ré, Mi, ni sens) sans queue ni tête puisque dépourvues de tout lien avec son activité présente, Onésime (qui est en rêveur, vous le savez, et qui a tendance à se disperser) reprend pied dans l’ici et le maintenant :

« Les fées sont d’exquises danseuses »

Le documentaire l’a passionné, mais pour en tirer la substantifique moelle, par où commencer ? Tant de chefs d’œuvres à évoquer : Les six chants de la Princesse des contes de fées (Karol Szymanowski), Le conte des fées (Stanislaw Moniuszko), Le cœur des génies et des fées ou La ritournelle des fées (J.B. Lully), ou encore son morceau préféré : Le pas de deux de la fée Dragée et du Prince Orgeat (Illich Tchaïkowski)….

Il est perplexe, Onésime, comme souvent. et comme souvent aussi, il prend une sage décision : il ira voir un spécialiste -et pas des moindres – son pote blogonaute « Tout l’Opéra ou Presque ». Lui, saura démonter les rouages de ces merveilleuses (mères veilleuses) histoires de danseuses aux allures de Fées. Et ça tombe bien puisque c’est chez lui qu’il doit se rendre pour déposer son article ! C’est un malin, Onésime, mais ça vous le savez maintenant.

Il a hâte de parler de son idée à Gertrude….. Ils iront tous les deux, et peut-être croiseront-ils Anna Podoton, Dupin et Lily, ou cette pianiste chinoise tellement douée….

Une chouette journée en perspective !

Gibulène – 03/02/2022

À la Une

Cyanotype

Un mot un peu barbare pour évoquer une activité artistique….. c’est un mot qui me fait de prime abord penser au cyanure 🙂 Mais non, je ne me suis pas transformée en La Voisin des temps modernes, j’ai juste testé le cadeau que mes enfants m’ont offert pour mon anniversaire il y a quelques temps….. Il fallait des fleurs ou feuilles, et du soleil, je n’avais ni l’un ni l’autre… Quelquefois il ne fait pas beau dans le midi lol !
Bon, je vous explique :

Les cyanotypes peuvent être réalisés sur tout support capable d’être rendu photosensibles par cette préparation. Le papier à dessin épais est le médium le plus courant, mais du tissu ou une surface non poreuse recouverte de gélatine peuvent être utilisés.

Ça se passe en deux étapes distinctes. La première correspond à la préparation du papier. Et la seconde c’est la partie artistique où on dispose ses éléments et où on laisse le soleil agir.

Pour fabriquer la réaction magique, on utilise deux produits chimiques qu’on mélange à proportion égale. Il faut donc autant de Citrate d’ammonium ferrique que de Ferricyanure de potassium.

A noter que dans le coffret qui m’a été offert tous les produits prêts à l’emploi sont fournis, il faut juste faire le mélange…… et porter des gants au cas où….

Ce mélange est photosensible. C’est-à-dire qu’il réagit aux UV. Donc quand on le travaille, il faut le faire dans une pièce sans lumière naturelle.

En revanche, niveau quantité, pas besoin de beaucoup. Une petite coupelle et des pipettes suffisent largement pour commencer.

Il faut donc, en résumé, du papier avec un grammage important, qui supportera le passage sous l’eau, du type papier aquarelle à 300gr.

On travaille dans une pièce sans lumière naturelle (les lampes, c’est oki). Donc on ferme les volets au max pour ne pas que les UV s’infiltrent dans la pièce.

On utilise toujours le même pinceau pour ne pas en abimer 36 et ensuite, on peint la feuille avec le mélange pour cyanotype (dans le coffret j’avais un pinceau en mousse..

On n’est pas obligé de recouvrir TOUTE la surface de la feuille, on peut s’amuser à n’en recouvrir qu’une partie.

On fait sécher la feuille, toujours dans le noir (enfin, sans UV) minimum une heure.

Techniquement, c’est plutôt malin de préparer plein de feuilles et de ne les sortir que quand on en a besoin, en les rangeant bien à l’abri de la lumière entre deux.

En gros, faut imbiber le papier avec le produit dans le noir et attendre que ça sèche avant de l’exposer au soleil.

Une fois le papier imbibé, c’est à la créativité de s’exprimer. J’ai essayé avec plusieurs supports. Entre autres des feuilles en plastique pour scrapbooking, et le plus joli support : des lichens séchés que Lazuli Biloba m’avait envoyés à cet effet (merci à toi, un petit bonheur ces lichens !) J’ai donc positionné les supports sur la feuille enduite et séchée et ai exposé le tout sous une plaque de verre (pour éviter les coups de vent intempestifs) sur la table du jardin en plein soleil.

Et là, la seule chose à faire c’est d’attendre. Si le soleil est au zénith, ça va vite (15 minutes environ au soleil de mi-journée en mars). Si le ciel est couvert, forcément, il y a moins d’UV et donc ça va prendre plus de temps.

Le produit sec est plutôt bleu gris et il vire au vert quand il est cuit par les UV.

La couleur bleue n’apparait pas encore, au soleil. Elle apparait quand on « rince » le papier du produit. On met la feuille sous un filet d’eau ou dans une bassine et on remue pour diluer la solution chimique. On fait ensuite sécher bien à plat. Éviter toute manipulation du papier fragilisé par l’eau. (D’où l’importance au départ de ne pas prendre un papier trop fin).

Je suis loin d’être « fufutte » en activités manuelles, ça m’a pris au moins trois heures en tout, mais je suis contente du résultat pour une première fois.

format de scrapbooking
les lichens de lazuli Biloba

Gibulène – 24/3/2022

À la Une

Attente (A.I. de Mars 2022)

Je me perds dans les Agendas Ironiques, je n’ai pas vu fin février les votes précédents… mais contre vents et marées j’essaye de pagayer et de participer.
Ce mois-ci, nous sommes chez Brigetoun (https://brigetoun.blogspot.com/2022/03/agenda-ironique-pour-le-mois-de-mars.html?m=1)  qui nous demande de broder sur l’attente, sur fond de printemps,  avec quelques consignes supplémentaires : caser les mots frémissement, zéphyr frimas, velours, fendre, torrent, seuil et sarriette. Élémentaire mon cher Watson comme dirait cette chère Agatha que rien ne rebutait !

Attente

Premiers frémissements :

La nature s’éveille.

Prémices du printemps,

Les rayons de soleil,

Doux comme le velours

Réchauffent les vieux murs.

Mais rien n’est encore sûr !

L’hiver sévit toujours;

Encore quelques frimas,

Encore fendre du bois…

Puis le zéphyr surgit,

Éloignant les nuées;

Le torrent s’alourdit

Des neiges des sommets.

Sur le seuil, à présent,

Fleurit la pâquerette.

Ne perdons plus de temps !

Plantons la sarriette

Qui viendra parfumer

Nos repas, cet été !

Gibulène – 9/3/2022

LICHENV2

Pas un flocon………… juste un lichen ! (merci Lazulibiloba)
À la Une

Les dragons de l’Infernet (conte)

Dans ma commune, une rivière passe en cascade : la Cadière. Sa source officielle est au lieu-dit « l’infernet » dans les collines au-dessus de Vitrolles. Se rendre à la source est une jolie balade bucolique.

En ce 9 Février 2022, le printemps jouait son avant-première ! une promenade s’imposait et c’est tout naturellement que je me suis dirigée vers le site avec mon inséparable appareil photo.

Au portail, embouteillage : une quinzaine de petiots du Centre Aéré (enfin, je le suppose) et leurs accompagnateurs, visiblement en fin de promenade. Les enfants m’interpellent avec un naturel et une fraîcheur inénarrables !!! Le premier me demande pourquoi j’ai un appareil photo et je lui réponds que je vais aller photographier la source. Ma réponse déclenche un flot de commentaires tellement magnifiques dans leur spontanéité que je m’applique à retenir les informations qui me sont transmises. Les animateurs animés laissent faire, et c’est un pur moment de bonheur.

Ils veulent tous m’avertir d’un danger : Il y a, quelque part, des Dragons ! ces dragons ont cassé ou brûlé des arbres !!! puis ils se sont cachés dans la grotte de la résurgence! Ces vaillants petits guerriers on lancé des petits bouts de bois dans ladite grotte pour les en faire sortir, mais en vain….. Ils pensent que les dragons ont pris des vacances, mais ils tiennent à me prévenir car, paraît-il, ils font peur !!! Ils finissent sur une note rassurante : si je croise le dragon violet, lui il est gentil et je n’ai pas à m’inquiéter.

Je leurs promet de les avertir si je trouve l’un de ces dragons, et les remercie de leurs conseils. Nous nous quittons sur un au revoir pétillant de vie et de sincérité.

—-

Je suis avec une amie. Nous décidons de partir à la recherche de ces dragons, puisque telle est notre mission.

Nous partons donc sur le chemin, fraîchement réaménagé, qui longe la Cadière.

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Les dragons se cacheraient-ils par là, déguisés en arbres ????

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Ca nous semble peu vraisemblable.

Nous croisons de magnifiques petites cascades au fil de notre promenade :

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Des géants de bois nous saluent au passage, approuvant notre démarche.

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Les argelas guident notre route vers les terres rouges mystérieuses….

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Les dragons se cachent-ils derrière ces visages rougeauds ???

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Dans les flots, un gros œil semble nous surveiller…. nous ne sommes pas rassurées………

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D’autant que nous sommes arrivées à la grotte objet de toutes les frayeurs !

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A proximité de la source, un gros rocher bleu cobalt…….. incongru au milieu des rochers aux teintes ocres ….

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Je me souviens que les dragons ont le pouvoir de se transformer quand ils le veulent………. et si c’était lui le dragon violet ?

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Je l’ai bien observé, rassurée par ce que m’avaient dit les enfants, mais rien ne m’a permis de savoir si c’était lui.

En redescendant la colline, nous étions tristes de ne pas avoir réussi notre mission. Je restais néanmoins vigilante, et soudain, dans le cours de la rivière, j’en ai vu un qui se cachait ! seule sa tête émergeait de l’eau, mais nul doute n’était possible :

dragon caché

Un peu plus loin, un deuxième s’était transformé en arbre ! mais lui aussi je l’ai trouvé avec son gros œil qui me fixait !

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IL FAUDRA QUE JE LE DISE AUX ENFANTS : une fois que tu les as photographiés, les dragons deviennent inoffensifs et ne peuvent plus attaquer ! (ça sert à ça les photographes, à chasser les dragons !). Ils pourrons sans crainte retourner se promener sur les bords de l’infernet.

Gibulène – 9/2/2022

À la Une

Mon œil ! (A.I. Février 2022)

Proposition pour l’agenda ironique de février

Choisir une partie du corps. Membre organe tissu cellule liquide substance. Coin pli bout trou articulation ou protubérance. Quelconque élément que vous arrivez à personnifier. Oreille œil poumon synapses pieds nuque coude genou coccyx omoplate nez mitochondrie langue cœur sang ADN cuisse grain de beauté pouce paume auriculaire ou la main entière poignet cheville épaule cheveux nombril cicatrice ride. Défaut ou qualité. Je ne vais pas tout énumérer. Cet élément, unique, double ou multiple, que vous isolez comme vous souhaitez, à grande ou petite échelle, depuis l’intérieur ou l’extérieur, cet élément prend la parole et il se trouve qu’il a plein, vraiment plein de choses à dire à son propriétaire. Gratitude ou reproches, secrets ou nostalgie, exigences bien précises ou rêveries diffuses. C’est vous qui savez. Consignez son monologue, qui comprend moult parenthèses – ou tirets si vous préférez. Son discours se déroule par imbrications comme lui-même s’imbrique dans le corps. Langage qui ne se limite pas à dire oui ou non au plaisir et à la douleur. Dans le corps reposent la sagesse des gestes, des expressions et des réflexes, un esprit de finesse et d’à-propos, une vérité que l’esprit cherche à camoufler. Fiction, autofiction, autobiographie. Le corps peut être le vôtre, celui d’un autre. On ne demandera pas. Intimité oblige. Érotisme possible. (https://josephinelanesem.com/2022/02/01/le-diable-au-corps/)

* * *

onesime a mal à l'oeil

Depuis qu’il pratique la sophrologie et la méditation, Onésime est beaucoup plus à l’écoute de son corps et des messages que celui-ci lui délivre. Son troisième œil est devenu expert dans cet exercice.

Mais ce matin, c’est spécial : il s’est levé la larme à l’œil, expression qui prend ici tout son sens puisque seul l’œil droit larmoie. Un sur trois, se dit-il, il m’en reste quand même deux (vous le connaissez, c’est un pragmatique, Onésime !).

Par acquit de conscience, il entre en connexion avec le grognon et larmoyant organe :

O – Que se passe-t-il, tu es tout poché ! on te dirait passé au beurre noir !

OD – C’est le seul moyen que j’ai trouvé pour attirer ton attention. Depuis que Gertrude t’a tapé dans l’œil avec son œil de biche, tu n’arrêtes pas de lui faire les yeux doux, et moi, ça me fatigue !

O – Pourtant, jusqu’à ce jour, tu avais bon pied bon œil ! Que lui reproches-tu à ma Gertrude, et qui n’a pas l’air de perturber ton binôme de gauche ?

OD – Lui, il n’a pas le compas dans l’œil ! Mais moi je crains qu’elle ne t’ait jeté de la poudre aux yeux… tu lui obéis au doigt et à l’œil; j’ai beau cligner et ciller, voire parpeléger* (c’est un méridional Onésime, son œil aussi du coup), tu la suis les yeux fermés. Mais je t’ai à l’œil. Tu as beau  faire ton œil de bogue* quand tu la regardes, on est là, l’autre et moi, pour te guider. Et on le fait à l’œil qui plus est, alors tu pourrais nous ménager au lieu d’en prendre plein les yeux.

Onésime n’en revient pas de cette révolte oculaire ! Il est pourtant observateur d’habitude, mais là, il n’a rien vu venir.

O – Dis-donc toi ! je t’offre tous les jours le joli spectacle de ma Gertrude et tu fais le difficile ? Tu souffres de quoi au juste ? D’une poussière dans l’œil, d’une bride qui te tiraille ??? Demande à Sainte Lucie* de te rendre ton œil de faucon* et ton regard d’aigle. Je t’avertis, si tu continues, je te mets un cache ! En attendant, hop, un bon collyre…. au moins tu pleureras pour quelque chose !

L’œil gauche, qui jusque là ne s’était pas manifesté, intervient :

OG – Quand on n’a pas les yeux en face des trous, le mieux c’est de se recoucher !

C’est un patient Onésime, mais quand même ! il se dit qu’à force de s’écouter il va se pourrir la journée ! Et ça pas question : aujourd’hui il part en balade avec sa Gertrude et il en a l’œil qui pétille à l’avance (le gauche évidemment).

Il chausse ses lunettes polarisées et s’en va le cœur léger. C’est un optimiste, Onésime, et il sait que sa Gertrude va bien le soigner.

NDLR

O = Onésime
OD= œil droit
OG= œil gauche
Parpeléger mot du Sud de la France pour battre des paupières d’un mouvement rapide

Faire un œil de bogue : avoir l’air ahuri. La bogue est un petit poisson de mer)

Œil de Sainte Lucie : opercule d’un petit coquillage (le turbo rugosa). La légende veut que Sainte Lucie ait guéri une jeune fille qui avait donné ses yeux pour que sa maman retrouve la vue.
Œil de Faucon : Pierre qui, en lithothérapie symbolise la clairvoyance, l’ouverture d’esprit et la tolérance.

Gibulène – 4/2/2022

À la Une

La rue Jules… histoire d’une atmosphère

Ce récit n’est en aucun cas une autobiographie, même s’il est émaillé de loin en loin de souvenirs personnels.

Il se veut évocateur d’une « atmosphère » celle du quartier de mon enfance et surtout de « ma rue Jules Moulet » entre les années 1950 et 1970.

Je n’y étais pas retournée depuis plus de dix ans, depuis le grand départ de maman.

Le destin, le hasard, un fil de vie, peu importe, m’a fait un jour rencontrer sur un Salon du Bien-Etre Giuseppe, le coiffeur énergéticien au rasoir salvateur….

Après bien des procrastinations, j’ai enfin pris rendez-vous, il y a quelques semaines, pour tenter de sauver ce qui peut l’être d’une chevelure quelque peu anémiée.

Seulement voilà ! Giuseppe exerce son art au 63 de la rue Jules…. juste en face de la maison qui a abrité mon enfance et mon adolescence !

J’y ai vu l’occasion d’un retour aux sources et d’un voyage souvenir, même si je n’habite qu’à 25 Km de là.

J’étais partie bien en avance, avec l’arrière pensée d’une immersion dans mes souvenirs. Au fur et à mesure que j’approchais, des images s’imposaient à moi. En arrivant devant le 66 je fus submergée par le flot des émotions et des souvenirs qui s’entrechoquaient.

Comme toujours chez moi, les émotions passent par l’écriture. Alors il m’est apparu comme une évidence que je me devais de raconter la rue Jules telle que je l’avais aimée et, le temps passant, idéalisée.

– le 66 –

Le 66 n’est pas le nom d’une boîte de nuit. C’est le numéro précis de la maison qui a abrité mon enfance.

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Au rez-de-chaussée, ouvrant sur la rue, deux portes cochères encadrent la porte d’entrée. A cette époque, celle de droite abrite Monsieur et Madame GRANGE et leur fils Roger.

Celle de gauche, donnant sur la rue derrière de grandes portes vitrées était leur maroquinerie ! ils travaillent le cuir et les grosses machines ne cessent de m’impressionner. Papa m’a expliqué un jour qu’il s’agissait là d’anciennes écuries (de l’époque où les automobiles n’existaient pas) et que le premier étage servait à entreposer le foin… Mais ça c’est une autre histoire !

Sur la porte d’entrée du 66, une plaque brille, régulièrement entretenue : ni un médecin ni un avocat… Il y a écrit « Emile BONNET – Comptable agréé », autrement dit papa.

Nous habitions au-dessus des GRANGE. Au-dessus du garage vivaient nos voisins de palier, tata AUBERT, son mari Victor et leur fille adulte, Paule.

Leur appartement était plus grand que le nôtre, puisqu’il traversait la maison de part en part, donnant sur des arrière-cours.

Le nôtre s’arrêtait au niveau du couloir et dans l’autre moitié vivaient les SOTTILE, Antoinette et Gigi. Il était maçon, et elle aidait maman à tenir la maison.

Nous étions les seuls à cet étage à avoir des WC personnels (ouf !) les autres locataires devaient aller dans le couloir dans des WC communs. La configuration était d’ailleurs la même au deuxième.

Lorsque nous avions une visite, une sonnette résonnait dans notre entrée (qui était aussi le bureau de papa), et nous sortions dans le couloir tirer sur une sorte d’espagnolette reliée à un filin, ledit filin étant relié à la lourde porte dont il déclenchait l’ouverture en tirant sur le penne. Toute une aventure.

A part le bureau précité, nous avions une cuisine, et une grande pièce qui servait de salle à manger. Dans un angle, un cosy me servait de chambre. Au fond de la Salle à manger une alcôve, la chambre de mes parents.

Au second, au dessus de nous, Madame MURENA, une dame plus âgée que mes parents, qui a longtemps tenu le petit kiosque à journaux en bas du boulevard Notre-Dame.

A son décès, bien plus tard, un poète (Christian Gabrielle Guez-Ricord) habitera là jusqu’en 1988. Une plaque souvenir du poète a remplacé la plaque de papa.

Au-dessus d’Antoinette vivait Mademoiselle MOLLARET, vieille fille célibataire. Et au-dessus des AUBERT la famille IMBERT, Monsieur et Madame et leurs deux enfants Rolland et Geneviève. Rolland avait environ 15 ans de plus que moi; il était handicapé et ne sortait de son antre que deux ou trois fois par an pour des visites médicales. Il avait un pied-bot et surtout un caractère renfermé qui le rendait mystérieux, voire inquiétant ! Geneviève fut ma copine d’enfance. Nous jouions à la balle en bas de l’escalier, sur une surface de 2 mètres carrés.

C’est en bas de l’escalier également qu’il y avait un petit local dans lequel Tata Aubert entreposait le charbon nécessaire à sa cuisinière, qu’elle remontait chaque jour dans un grand seau. Les autres locataires avaient des cuisinières à Gaz.

Nous faisions notre toilette à tour de rôle dans la cuisine, « à la pile » (l’évier en pierre de cassis). Enfant j’avais une bassine qui permettait à maman de me savonner puis de me rincer à l’eau tiède d’une casserole.

Pour la lessive, nous avions la lessiveuse. Il fallait savonner le linge au préalable, faire chauffer de l’eau dans la grande lessiveuse en acier galvanisé dont la partie centrale fonctionnait comme les cafetières à l’italienne. Une fois le linge bien lavé dans la lessiveuse il fallait le rincer, ce qui n’était pas chose aisée dans l’évier. Puis nous l’étendions sur les cordes à linge coulissantes, sous les fenêtres, dans la rue. S’il n’était pas assez essoré, les passants se prenaient des gouttes sur la tête.

Quelquefois la corde sortait de son roulement, et il fallait sortir le plus possible le haut du corps par la fenêtre pour la remettre en place. Une deuxième personne tenait la première pour lui éviter de se défenestrer !!! c’était un peu rock’n roll mais le système fonctionnait.

Nous essorions la salade dans de grands torchons que nous agitions par la fenêtre également, en surveillant que personne ne passe au mauvais moment.

Voilà. Le décor est planté de ce microcosme…. Si je l’ai fait, c’est que toutes les maisons de la rue fonctionnaient un peu sur le même modèle et le même mode de vie.

Le facteur passait le matin, à pieds avec sa grande et lourde besace en bandoulière.

Passait aussi le camion des « Glacières de Paris » déposer à la demande des gros blocs de glace découpés à la demande. Il fallait vite descendre les récupérer dans une bassine, sinon ils fondaient peu à peu sur le trottoir. A la maison, nous les déposions dans une glacière, ancêtre du réfrigérateur : meuble en deux parties. La partie du haut recevait le gros morceau de glace qui était changé tous les trois ou quatre jours. La partie du bas permettait de conserver au froid des aliments.

Le camion poubelle passait également. Nous descendions nos poubelles que les éboueurs vidaient manuellement dans le grand camion aux odeurs insoutenables qui laissait plusieurs minutes ses effluves derrière lui.


Je me souviens de la vieille fleuriste vêtue de noir, un peu crade, qui ne devait pas porter de sous-vêtement. De temps en temps elle faisait une halte, un pied sur le trottoir l’autre dans le caniveau, et lorsqu’elle repartait une flaque explicite racontait ses urgences !

Le vitrier déambulait, des vitres de différentes dimensions sur un grand portant qu’il portait à la façon d’une hotte, dans son dos; les carreaux étaient fins à l’époque et il n’était pas rare qu’un coup léger les brise. Il découpait une vitre à la bonne mesure (rien n’était vraiment calibré à l’époque). Je me souviens que pour changer la vitre cassée il fallait nettoyer les éclats de verre, enlever les petites pointes qui l’avaient retenue, insérer la vitre neuve, l’entourer de mastic bien propre des deux côtés en n’omettant pas de remettre des pointes. Je suppose que cela existe toujours dans les maisons plus anciennes. Ma mémoire est déformée par les revêtements modernes et les verres triple épaisseur dont nous nous équipons aujourd’hui.

Nous avions trois fenêtres donnant sur la rue. Mon QG était celle de la cuisine.

De nos fenêtres donc, nous apercevions en face, la petite porte de la Bibliothèque OCB (Office Central des Bibliothèques) qui ouvrait quelques heures par semaine.

Une fois la porte franchie, un escalier descendait vers un local situé en rez-de-jardin et dédié à des centaines de livres qui ont nourri ma soif de lecture des années durant. C’est sciemment que j’utilise le terme de rez-de-jardin puisque les fenêtres de la bibliothèque ouvraient sur un grand jardin que je voyais également de ma fenêtre et dont les locataires de la grande maison, dans le fond, profitaient. Cette grande maison bourgeoise de six étages avait son entrée principale dans le Boulevard Notre-Dame, mieux côté que la rue Jules.

Un immense marronnier plus que centenaire, montait jusqu’au dernier étage, faisant le bonheur d’un couple d’écureuils que nous apercevions de temps en temps. On se croyait à la campagne, et en même temps, apercevoir derrière les fenêtres, là bas au fond, des personnages qui s’agitaient, sortaient dans le jardin, éclairaient, éteignaient…. sans que leur intimité n’en souffre de quelque manière que ce soit, c’était un peu comme regarder dans un livre d’images.

A côté de la porte OCB, une autre porte, guère plus grande, que je n’avais jamais spécialement observé. Elle était je crois l’issue arrière de dépendances appartenant aux immeubles du Boulevard. elle était au 63. J’ai franchi cette porte récemment puisque c’est celle du cabinet de coiffure de Giuseppe, qui lui aussi donne sur le jardin.

Toutes les 15 minutes, un boucan d’enfer faisait trembler les vitres de nos fenêtres et de celles des proches voisins !

C’était celui de « l’ascenseur » comme nous l’appelions avec fierté et attachement : deux funiculaires hydrauliques qui montaient et descendaient simultanément vers et de Notre Dame de la Garde, la « Bonne Mère » . Ils s’arrêtaient fort heureusement en début de soirée (peut-être vers 18h ?) et ne reprenaient pas de bonne heure le matin, ce qui nous permettait des nuits calmes.

Antoinette, dont les fenêtres donnaient derrière la maison, côté cour, pouvait les voir se croiser dans la cataracte d’au qu’ils libéraient. Cette fenêtre était la mieux placée puisqu’elle était face à la colline à l’aplomb de laquelle le funiculaire avait été construit.

Quelques années plus tard, nos appartements furent vendus, avec possibilité de les racheter. Antoinette n’étant pas intéressée déménagea, et mes parents rachetèrent notre appartement et le sien pour un prix plus que raisonnable. La fameuse fenêtre fût alors celle de ma chambre. J’avais 14 ans et le bonheur d’avoir une chambre rien que pour moi.

Le 66 a perdu de sa superbe !

Il est vrai que ma vue d’adulte est plus critique et moins empathique. Mais quand je passe sous le grand porche qui mène à la cour sur laquelle donne ma chambre je n’y vois plus que délabrement.

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Les rails du funiculaire ont fait place au béton d’une barre d’immeubles, sacrifiés sur l’autel de la rentabilité.

La nostalgie disparaît pour faire place à l’indignation et à la colère devant tant d’application à détruire ce qui fut notre patrimoine.

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crédit photo de l’ascenseur : internet – on distingue les maisons de la fameuse cour sur laquelle mes fenêtres portaient.

– Et quoi d’autre ? –

A côté du 66, le 64, rien de plus normal. Le 64 aussi était haut en couleurs. Je me souviens de la vieille madame ARMANIEN, mais surtout de la famille ZANNINI dont le fils Marcel, musicien déjà connu dans les années 50, date de création de son premier Groupe, nous régalait parfois de ses répétitions à la clarinette. Il faisait ses gammes, et il n’était pas rare de l’entendre, surtout l’été lorsque nous vivions fenêtres ouvertes.

Puis venait l’angle de la rue Dragon, avec son magasin de souvenirs religieux, sa savonnerie artisanale, juste à l’entrée du « Jardin de l’Ascenseur » ombragé et agréable où les enfants du quartier aimaient faire de la patinette et du patin à roulettes.

Les cars de touristes défilaient; générant une animation diurne permanente dans le quartier.

Ma rue Jules à moi s’arrêtait un peu là, à ce petit univers restreint composé de quelques immeubles, une cour et deux jardins… même si en bas de la rue il y avait un autre monde dont l’atmosphère m’était moins familière :

Au 26 « l’escalier fantôme » par lequel, au temps ou la rue Jules Moulet s’appelait encore rue Cherchell, les soldats étaient parti à l’assaut de l’ennemi sous la conduite de Pierre Chaix-Bryan pour libérer la Bonne Mère de l’ennemi. Il m’est arrivée avec d’autres gamins d’y échafauder des aventure le temps d’un jeudi oisif au patronage dont la porte restait ouverte.

Plus bas encore, Madame DAVIN, la couturière de maman puis, à l’angle de la rue Delanglade, un matelassier qui inlassablement changeait le coton des matelas qui s’affaissaient. Son local était rempli de balles de coton entassées jusqu’au plafond.

La rue remontait alors -avec au n° 8 la Sécurité Sociale qui s’y trouve encore (déguisée sous le nom d’Assurance Maladie) – pour aboutir en haut du Cours Pierre Puget dans le Boulevard Gazzino, actuel Boulevard André Aune.

Mais mon atmosphère à moi commençait à l’angle de la rue Dragon !

En face de la maison, une fois dépassée la Bibliothèque et ce que j’appellerai « la porte de Giuseppe », il y avait le Grand Garage DIDIER (garagiste et concessionnaire Citroën), avec son petit monde à lui : le patron Georges, qui postillonnait à tout-va, son neveu Robert, jeune encore mais qui assurerait la relève. Robert habitait avec ses parents et sa sœur Geneviève dans la cour. Le papa était taxi, la maman avait remplacé Antoinette pour aider maman à la maison. Revenons au garage : le mécano le plus ancien était Robert CAMPOCASSO, d’origine Corse. Tout le monde l’appelait Napoléon. Çà ne le contrariait pas le moins du monde. Avec lui toute une équipe de jeunes mécanos : Gérard, grand et beau qu’une copine épouserait plus tard, Robert Illy, et Jean-François Robin de petite taille avec de grands yeux bleus et un sourire permanent au-dessus d’une fossette…. Geneviève Imbert lui avait donné le surnom d’un personnage de dessin animé, bobotte-de-doigt-de-pied (va savoir !!!). Bref, adolescentes nous le draguions éhontément, en cachette de nos parents.

Je connaissais tout d’eux et de leurs allées et venues, car mon poste d’observation était le rebord de la fenêtre de cuisine où je restais assise des heures durant.

La cuisine était un lieu de vie avec, posé sur une console, un poste TSF qui diffusait le mercredi soir « Les Maîtres du Mystère » .

Comme je l’ai expliqué plus haut, la cuisine servait aussi de salle de bain.

Les fenêtres, très basses, comportaient toutes une barre transversale ou rampe scellée dans le béton à hauteur de taille, sur laquelle on pouvait s’appuyer pour se pencher. Je me glissais sous la barre pour observer, assise pendant des heures, les bruits et mouvements de mon quartier. Geneviève, à son étage, faisait de même et nous parlions d’une fenêtre à l’autre, saluant au passage les brèves apparitions de Tata Aubert et de Madame Murena.

Un lieu de bavardage très convivial, la fenêtre.

Un peu plus haut que la maison, il y avait un bar dont j’ai oublié le nom. Je me souviens que nous nous y rendions pour voir la télé, comme nos voisins, à condition de consommer bien évidemment. Nous y regardions La Piste au Étoiles de Gilles Margaritis animée par Michel Francini à ses débuts puis par Roger Lanzac.

Toute enfant j’ai rêvé de princes et de princesses en regardant en Eurovision le Sacre d’Élisabeth II d’Angleterre…. j’avais trois ans…. Le bar affichait complet ce jour-là.

En haut de la rue, le Bar Hugues (nous ne manquions pas de bars à l’époque). Il y avait aussi le patronage des garçons (celui des filles était à l’entrée du jardin de l’Ascenseur, comme évoqué plus haut). Ce patronage était à flanc de colline, juste en contre-bas de la Basilique. On apercevait à cette hauteur de la rue la statue de la Bonne Mère, illuminée, de nuit.

Plus tard, quand maman se retrouva seule et plus handicapée, elle décida de quitter le 66, et acheta au 105 dans un immeuble plus moderne avec ascenseur, au 3ème étage. Je mentionne cette anecdote car son balcon se trouvait juste en face du patronage, et on voyait formidablement bien Notre-Dame de la Garde qui apparaissait sur la colline (juste la statue au-dessus des arbres), face à nous. Malheureusement, atteinte de DMLA, elle ne put en profiter que pendant peu de temps.

Après le patronage, le grand jeu de boules où se retrouvaient les habitués et les joueurs de passage. Papa s’y arrêtait invariablement en descendant du Bus (57 ou 59) qui le déposait à Vauban lorsqu’il revenait de chez ses clients. Le samedi, c’était aussi sa seule sortie en « célibataire » tant qu’il a pu marcher.

La rue Jules ressortait ensuite sur le haut du Boulevard Notre Dame, avec quelques points de chutes essentiels, comme, en montant à droite, la poissonnière qui installait son étal au pied de l’escalier de la montée Notre-Dame, et la grande boucherie Basso de la place Valère Bernard.

Je serais de mauvaise foi si je déclarais ne pas connaître ce côté là, puisque c’est la route que nous empruntions pour aller à la maternelle de la rue de Lacédémone, chez les sœurs Franciscaines Missionnaires……..

En débouchant sur la gauche du Boulevard, le Cinéma le Breteuil, ou j’ai connu mes premiers films et qui deviendrait un cinéma d’Art et d’Essai bien des années plus tard. A côté, le Pompon Rouge, Boulangerie Pâtisserie ou je me régalais avec les couquies (???) feuilletés sucrés en forme de lemniscate et garnis de crème pâtissière, les puddings, et les bonbons de l’époque. En face du carrefour, le fleuriste « Au Coin Fleuri » qui a paré à tous nos besoins en fleurs et couronnes pendant tant d’années.

ET AUSSI…

Le samedi soir, à la nuit tombée, lorsque la rue était calme et que nous entendions non seulement notre radio mais aussi celle des voisins, soudain, des martèlements au sol et des bruits de chaînes de vélo : C’étaient les « blousons noirs » la bande de Vauban qui descendaient pour en découdre avec celle d’un autre quartier (souvent le Vieux-Port qui n’était qu’à 10 minutes de marche). Les Hell Angels de l’époque. Les volets se fermaient ou s’entrebâillaient dans la crainte de représailles qui ne se sont jamais produites : ils avaient d’autres chats à fouetter…. Mais nous les regardions à travers les lamelles de bois, comme si un danger imminent nous menaçait. Papa s’en fichait un peu, sauf que ça perturbait son écoute de l’émission à la radio. Maman était très peureuse et me communiquait son angoisse.

Parfois, un voisin décédait. Nous étions immédiatement au courant car de grands rideaux noirs avec ses initiales venaient orner la porte d’entrée du bâtiment concerné, et un cahier de condoléance était déposé dans l’entrée qui restait ouverte.

Le corbillard, lui aussi était noir et drapé de noir à ses fenêtres.

Cela donnait à la mort une connotation encore plus lugubre, si tant est que ce soit possible.

Pour revenir à des ambiances plus heureuses, la rue Jules était une rue en pente ou les gamins aimaient se laisser glisser dans des carrioles faites de grosses caisses de savon montées sur roulements à bille, bidouillées par eux-mêmes ou leurs parents. Point de casque à l’époque, et le risque permanent de partir en vol plané en cas de collision. Il fallait être vigilant en sortant de chez soi, surtout en dehors des heures scolaires !

J’ai parlé de deux bars une peu plus haut, mais nous étions privilégiés : il y en avait un troisième au coin de la rue Dragon : Le Bar de l’Ascenseur. Bien placé pour tenter les touristes assoiffés. Mais il avait sa faune personnelle avec les habitués qui « tapaient le carton » ou venaient boire un pastaga ou un café. C’était un établissement propre et calme et même les dames d’âge mûr comme le fut maman avant de déménager, pouvaient s’y retrouver pour papoter. Le soir dans tous ces établissements, le patron vidait au sol de la sciure pour absorber les liquides tombés dans la journée. Je suppose aussi que c’était bon pour le carrelage. A l’aube, le lendemain, il balayait.

C’était vivant, c’est le moins qu’on puisse dire.

En descendant la rue Dragon, après le bar il y avait un tapissier, puis Malou, l’épicière très enrobée, son époux et leur fille Suzanne. Tout le quartier s’y servait. Malou m’aidait à traverser la rue lorsque je me rendais au Cours Chevreul rue Edouard Delanglade, enfant, vers l’âge de six ans…. Madame Murena, de son kiosque à journaux, me faisait ensuite traverser le Bd Notre Dame. Maman avait des problèmes d’asthme tellement fort qu’il lui était impossible de sortir des semaines durant.

Le soir à 18h, après l’étude, je reprenais le chemin en sens inverse et les mêmes personnes me faisaient de nouveau traverser.

C’était ça aussi la vie du quartier, tout le monde se connaissait, avec ce que cela comportait d’agacement parfois, bien sûr; mais j’en garde le souvenir d’une grande famille et de beaucoup de solidarité.

Un jour de 1972, l’ai quitté le quartier….. sans état d’âme aucun : j’étais heureuse, je me mariais… je ne me souviens pas avoir jeté un regard derrière moi ce jour-là même si je devais y retourner, bien sûr, pour voir mes parents.

L’Ascenseur était encore là, le cocon était intact. Pendant des années, avec l’enthousiasme, l’égoïsme et l’insouciance de la jeunesse, je n’ai pas analysé l’importance de cette enfance équilibrée dans un écrin familial confortable.

Papa est parti quelques années plus tard. Maman a déménagé (pas très loin, à quelques dizaines de mètres de là !!!). Mais en allant la voir je ne jetais plus aucun regard au 66, trahissant mes souvenirs par lâcheté.

Plus de 50 ans se sont écoulés et ce besoin d’écrire révélateur et incompressible m’ouvre les yeux sur l’amour qu’on peut inconsciemment poser sur des murs, des rues, des personnes….. et qu’il ne sert à rien de le nier. Tôt ou tard le souvenir vous rattrape.

Cette rue fait partie de moi comme ma Ville, qui me prend aux tripes sans que je puisse m’en défendre, ma ville et les multiples quartiers qui ont compté dans ma vie….. mais ça, c’était après la rue Jules Moulet.

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devant la porte, en demoiselle d’honneur un jour de mariage

Gibulène – Janvier 2022

 

À la Une

Le mystère de l’étoile (A.I. Janvier 2022)

En ce mois de Janvier 2022, voilà le sujet que Lyssamara nous a concocté :

Vous voudrez bien le commencer par cet extrait (tiré d’un journal intime fort célèbre)

« Tandis que les autres demeuraient silencieux, il se mit à aller et venir, fouillant dans tous les tiroirs »

et y glisser cette phrase-phare capturée

« Je m’attache très facilement »

où vous rêverez.

Si vous y introduisez quelques de ces mots-ci, on s’approchera du faîte (de l’édifice littéraire évidemment): étendre, galet, sicaire, céphéide, ange, se revancher et revif.

———-

Tandis que les autres se tenaient silencieux, il se mit à aller et venir, fouillant dans tous les tiroirs, à la recherche du moindre indice qui lui permettrait de comprendre le mystère qui s’était joué cette nuit-là !

Dans le livre qu’il venait de parcourir avec avidité, l’ histoire disait que la magnifique céphéide, guidée par un ange, s’était posée sur le faîte d’une grotte pour attirer l’attention sur un enfant nouveau-né… mais le vieux grimoire s’arrêtait là, prometteur d’une suite qui, il le sentait, était susceptible d’avoir modifié l’humanité et son histoire……

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Mais encore fallait-il retrouver où l’Oncle Joseph avait rangé ledit livre. Sans trop s’étendre sur l’ordre relatif qui régnait dans la demeure, il était de notoriété publique qu’Oncle Jo, collectionneur dans l’âme, n’avait aucune notion du minimum d’organisation que requérait son hobby.

Quand on lui demandait pourquoi il amassait tout et rien de la sorte, il avait coutume de répondre « je m’attache très facilement aux objets« ………… juste avant de retomber dans le mutisme poli qui le caractérisait.

Mais lui seul pouvait en quelques secondes retrouver LE galet poli ramassé sur la plage un 25 janvier, ou encore LE poster d’Alan Ladd dans le rôle d’un sicaire dans le film « Tueur à Gages » de 1942.

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Seulement voilà, Oncle Jo n’était plus là, et Tante Marie, dans un revif de jeunesse, ou peut-être pour se revancher de toute cette existence sédentaire, venait de vendre la maison pour reprendre sa vie nomade d’avant………

D’avant ? mais d’avant qui et d’avant quoi ??? En fait, dans le village on savait peu de choses de Joseph et de Marie, qui avaient toujours été là, sans qu’on puisse leur donner d’âge précis…… Ils étaient le repère de tout un chacun par leur sagesse et leur sens de l’hospitalité, et tous les enfants les avaient adoptés, au fil des générations, sans se poser de question.

Il devenait vraiment urgent de retrouver la suite de l’histoire, avant que tout ce fatras ne finisse dans un vide-grenier.

Il appela ses amis présents à la rescousse. Ils étaient douze : l’union fait la force, bientôt ils sauraient………

Gibulène – 08/01/2022

À la Une

En pause

En mode « trêve des confiseurs » chez la cagouille………. Onésime, Ehouarn-le-chat et moi reviendrons avant la fin d’année pour passer le cap avec les amis blogonautes.

en attendant : Passez un Noyeux Joël

Saint Victoret à Noël

À la Une

Le Père Noël Existe-t-il ?

Finir l’année avec le Père Noël, c’est ce que nous propose Patrick Blanchon ce mois-ci pour l’Agenda Ironique. Pour les détails, tout est dit là :
https://peinturechamanique.blog/2021/12/01/agenda-ironique-de-decembre-2021/
Un rappel des mots à « caser » : neige – silence – tintinnabuler – orange – étincelle – écarquiller – introït – jeûne – moyeu – centre – rayon – Sain(t) – étoile – conifère – le nom du 1er Renne du Père Noël…. mais au fait, existe-t-il ce Père Noël  ????

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Il faisait très froid en ce 24 décembre 1956, c’était l’année de mes 6 ans. En regardant par la fenêtre, je vis que la neige tombait en abondance. J’ouvris la fenêtre pour respirer cette ambiance particulière et écouter le silence ouaté : nul véhicule ne circulait, les quelques voitures garées dans la rue avaient les pneus ensevelis jusqu’aux moyeux ! Notre vieille Frégate bicolore semblait figée dans le temps.

Le conifère du jardin d’en face, décoré de guirlandes joyeuses, blanchissait doucement. Seule l’étoile posée en son sommet brillait de mille paillettes d’or. J’écarquillais les yeux, émerveillée du spectacle qui s’offrait à moi ! J’avais des étincelles dans le regard (me racontera bien plus tard ma mère)…. et les mains gelées.

Le repas pauvre de nos traditions calendales provençales n’était pas, loin s’en faut, assimilé à un jeûne…. mais il me semblait un peu « maigre » malgré l’orange du dessert qui exhalait son parfum. Aussitôt dégustée, je mettais son écorce sur le vieux poêle à bois qui ronflait au centre de la pièce depuis que la cheminée ne remplissait plus son office.

Noël, c’était l’époque des questionnements et parfois des doutes. Le Père Noël existait-il ? des camarades de classe avaient essayé de semer le doute en moi en m’affirmant le contraire. Mais s’il n’existait pas, qui lisait la lettre que je lui envoyais pour suggérer le cadeau qui me ferait tant plaisir ? qui buvait le petit verre de liqueur posé sur l’ancienne cheminée pour le réconforter, verre que nous retrouvions vide à notre retour de la Messe de Minuit ? Qui grignotait les deux galettes laissées pour lui ?

D’ailleurs comment douter de son existence alors que ses rênes existaient bien, eux ! tous les documentaires sur la Laponie en parlaient ! et leur meneur, qui s’appelait Rudolf, je savais qu’il avait un gros nez rouge, mes parents me l’avaient dit ! Ils en savaient plus que mes camarades, non ? et sur les rennes, ils en connaissaient un rayon ! Alors je balayais mes doutes pour ne penser qu’au bonheur du moment.

Nous partîmes, emmitouflés, assister à la Messe. C’était un autre moment d’émerveillement : les lumières, les voisins, la grande crèche, les chants grégoriens, les statues de Saints qui semblaient nous accueillir……… que cette nuit était belle !!! avec la promesse au retour d’un cadeau sous le sapin et des treize desserts qui nous attendaient…….

Je m’assis confortablement, c’était comme un spectacle dans l’église Saint-Philippe ce soir-là. Les enfants de chœur sautillaient à qui mieux mieux, impatients eux aussi que l’office commence.

Dès l‘introït la magie opéra……… la clochette tintinnabulait au rythme des prières et nous rappelait les moutons endormis dans la crèche……..

Sur le chemin du retour, l’impatience et la chaleur que j’avais au fond de moi m’empêchèrent de sentir la morsure du froid !

Mes doutes s’envolèrent :

cette année là, encore, le Père Noël était passé à la maison !

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Belles fêtes à vous tous

Gibulène – 06/12/2021
À la Une

Le Chant des baleines….

Corinne Génovès est une artiste peintre très particulière puisqu’elle maîtrise, entre autres, le « pouring ». A la suite d’une démonstration officielle, nous avons vu naître des tableaux abstraits sous nos yeux. Certains détails pris au zoom donnent des choses étonnantes. Sur cet extrait j’ai vu une baleine émergeant de l’eau !!! il n’en fallait pas plus pour créer quelques lignes.

Le chant des baleines

L’original intégral, à peine terminé et encore frais sur la table, c’était ça :

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Etonnant, non ? 

Belle semaine – Gibulène 29/11/2021

À la Une

Joie en Novembre….. Noël en Décembre (A.I. Novembre 2011)

Tout se passe chez Laurence Délis, ce mois-ci. Le sujet :

je vous propose de débuter votre récit par une phrase empruntée à Charles Trenet « Y a de la joie […] par-dessus les toits […] du soleil dans les ruelles » à laquelle j’ajoute et novembre .Ce qui donne la phrase suivante : « Y a de la joie par-dessus les toits, du soleil dans les ruelles et novembre…  » A vous d’écrire une suite où il sera question de ce mois novembre. Que fait novembre ou que faire de novembre ou que faire en novembre, avec qui ou quoi… bref, c’est à vous de le dire, comme bon vous plaira avec un zeste d’ironie agenda oblige ? Il faudra ajouter trois mots à votre inspiration du mois  : un puits – le passage – se taire
https://palettedexpressions.wordpress.com/2021/11/01/y-a-de-la-joie-par-dessus-les-toits-agenda-ironique/

« Y a d’la joie ! La Tour Eiffel part en balade……. » Quelle surprise à la lecture de cette nouvelle dans la Presse ! Onésime en reste perplexe au point de se taire (c’est tout dire !)

Si l’on en croit la rubrique « elle s’ennuyait seule ans son coin et a sauté la Seine à pieds joints » !!!

Le passage n’a pas dû être facile, soliloque-t-il en retrouvant la parole; il lui a fallu faire péter les boulons, non ? Il ne faut pas être un puits de science pour mesurer l’incongruité de cette nouvelle ! Pourtant nous sommes en novembre, le 1er avril est loin derrière (ou loin devant…. ça dépend) ! C’est un pragmatique Onésime il se dit qu’il a dû sauter un chapitre…….. En parlant de chapitre, après vérification il constate qu’il est dans la rubrique CULTURE, et que le titre de l’annonce en dit long :  « Nouvelle Comédie Musicale qui va égayer Paris en ce mois de novembre : reprise des grands succès du Fou Chantant pour les 20 ans de sa disparition – les réservations vont bon train ».

A mon avis, se dit-il en conclusion, ce doit être un coup de Tom (Novembre, évidemment !)… Eh bien que voilà une bonne idée de sortie pour emmener Gertrude !  week-end en z’amoureux dans la Capitale avec restau sympa et spectacle ! Rien de tel pour couper la monotonie d’un automne grisâtre qui n’en finit pas ! et puis ne dit-on pas « novembre joyeux, Noël heureux » ? Il a trop hâte, Onésime, de fêter Noël… mais encore une fois ceci est une autre histoire.

y a dla joie

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Tom Novembre

Gibulène – 11/11/2021

À la Une

Onésime et le 22 (A.I. d’Octobre 2021)

C’est Carnets Paresseux qui nous accueille ce mois-ci, avec des instructions très………. euhhh comment dire………… fantaisistes 😀 mais nous n’en demandions pas moins ! Il nous demande donc de :  raconter une histoire de premier jour.  Et pourquoi ça, alors que les jours raccourcissent et que l’année tire au bout de sa ficelle ? Tout simplement en hommage à James Ussher, archevêque d’Armagh et Primat d’Irlande, qui, après de très savants calculs – avant qu’on se moque de lui, rappelons que Kepler et Newton ont tenté la même opération –  assigna au premier jour de la Création du monde la date du 22 octobre*. Donc, une histoire de premier jour, de genèse, de commencement, bref, de début, sous forme de chanson, de conte, de thèse, d’opéra, de feuilleton (j’ai beaucoup d’affection pour les feuilletons), recette de cuisine, pièce de théâtre, poésie animalière, cinématographe ou aquarelle, ce que vous voulez, en un épisode ou en vingt livraisons ; avec – si vous voulez – une écrevisse, et – obligé –  deux vers empruntés à l’ami Norge , au choix entre ces quatre là : « la porte était lourde / ça faisait des heures » ou « j’attends de savoir / ce qu’il faut attendre »…….  Bref, une histoire de début, une écrevisse facultative, deux vers de Norge – ou plus. Voilà. Et bien évidemment, un peu d’ironie et une dose de calendrier.

Onésime s’y colle, il m’autorise à publier :

Ce 22 Octobre était un jour important pour Onésime, il espérait que ce serait le premier jour du reste de sa vie !

La veille il avait longuement médité au son du tambour, sous la Pleine Lune, et pris une grande décision : Il était prêt à faire sa déclaration à Gertrude !!!

C’est un précautionneux, Onésime, il avait fait des recherches sur ce jour précis, avec ses bons et mauvais événements dont certains l’interpellaient et d’autres non.

Parmi les naissances, il y avait Franz Liszt le romantique (coucou toutl’opéra, comprenne qui pourra) et le grand Georges, chanteur poète s’il en fut, Leconte de Lisle et sa Marseillaise, et les Catherines (Deneuve et Pancol, qui toutes deux avaient sa sympathie).

Bien sûr, il y avait eu des décès, mais que ce soit Charles Martel, Paul Cézanne ou Lino Ventura, aucun ne lui laissait d’impression négative.

Des événements importants en ce premier jour de Brumaire ? tiens ! l’invention de l’ampoule électrique par Edison !!! Fiat Lux !!! Lumineuse idée s’il en fût !

Onésime en avait déduit que le 22 (pas celui des flics, ni celui d’Asnières) était d’un bon cru ! et en parlant de cru, avait décidé dans la foulée de mettre les petits plats dans les grands pour fêter ce grand moment ! Ça tombait bien puisque Gertrude lui avait promis de venir passer la journée !!!

Voyons, soliloqua-t-il ce matin-là après avoir petit-déjeuné ! « je mets de l’ordre dans mes idées. Ça ne va pas tout seul……….. à la fin j’ai beaucoup d’ordre et presque plus d’idées ».

Toute la matinée,il cuisina pour offrir à sa dulcinée une écrevisse à l’armoricaine. Enfin quand je dis une, c’est plutôt des !!! Ce n’est n’est pas un radin Onésime.

Et Ça faisait des heures qu’il s’appliquait ! ce n’était pas le moment de se louper !

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Vers onze heures Gertrude arriva avec du bon pain frais et des macarons (leur dessert préféré), et il lui demanda de patienter quelques minutes sur le canapé. Gertrude n’est pas compliquée, elle prend sur une étagère un recueil des poèmes de Georges Mogin, alias Norge, et se plonge dans la lecture.

Lorsque tout fut prêt, fier de lui, il se saisit du faitout et voulu le présenter, tel un trophée, à sa Dulcinée. Mais pour sortir de la cuisine il s’aperçut que la porte était lourde !

« Peux-tu venir me donner un coup de main Gertie, s’il te plait ! (c’est un poli Onésime, il est bien éduqué).

La réponse de Gertrude le surprit !!! : « j’attends de savoir ce qu’il faut attendre » l’entendit-il dire de l’autre côté de la porte.

D’habitude Gertrude est plus coopérative, mais lorsqu’elle se plonge dans l’univers de Norge, elle s’applique tellement à tenter de comprendre qu’elle en perd toute autre notion. Il le sait Onésime, c’est un intuitif.

Il se prit à réfléchir de façon plus rationnelle. Pour que ce jour soit vraiment le premier, il ne fallait rien négliger, et surtout ne pas contrarier sa douce Gertrude. Et puis il avait encore des choses à préparer……… le bouquet, le petit écrin depuis des semaines caché, le Dom Pérignon bien frappé……….

Il fallait que, lorsqu’il ouvrirait la porte, tout soit parfait.

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Mais ceci est une autre histoire………… laissons-les en profiter, c’est leur journée !

Gibulène – 03/10/2021

À la Une

Onésime et l’Amphi Aboli (A.I. de Septembre 2021)

Le sujet du mois, que je vous résume ci-dessous :

Votre AI devra tourner autour de soit « Calme bloc ici-bas chu d’un désastre obscur », soit « Aboli bibelot d’inanité sonore » (c’est vous qui choisissez votre thème). De plus, il vous sera demandé que votre texte comporte une amphibolie (ou une hypallage si l’amphibolie vous fait trop peur).

Vous le trouverez chez Tout l’opéra ou presque (https://wordpress.com/read/feeds/98086153/posts/3539039441)

Onésime a cru comprendre que sa placidité naturelle était implicitement requise pour tenter de résoudre l’imbroglio. C’est un courageux, Onésime, il va au charbon quand il le faut !


Onésime est perplexe en ce début Septembre. Après des vacances mi-figues mi-citrons (pas encore de raisin en Août, restons logiques), voilà que pour une rentrée qu’il espérait soft, il se retrouve à philosopher sur les amphibolies et autres hypallages en « tournant autour » (sic) de l’aboli bibelot d’inanité sonore !!!! (merci Jean-Louis)

Gertrude ne lui est d’aucun secours : lorsqu’il lui a lu le sujet, elle a écarquillé ses grands globes amoureux, a caressé sa joue, et a filé en cuisine lui préparer une fournée de jumeleines réconfortantes ! Ça part d’un bon sentiment, mais ça n’aide pas à la réflexion dans l’immédiat.

Il est seul face à son devoir et se fait un devoir de l’être.

Dans sa tête l’horloge tourne, il est remonté. Son esprit cartésien, une fois de plus prend le dessus : si tu ne comprends pas, analyse ! et c’est ce qu’il entreprend de faire. Il est logique Onésime, logique et appliqué. Il se dit qu’il y a une énigme à déchiffrer, une signification cachée et que chaque mot est un message. C’est donc mot par mot qu’il va « s’y coller ».

ABOLI : Anéanti, supprimé, annulé…… mais aussi :

AB-OLI (ab, préfixe latin signifiant l’éloignement) (Oli le rappeur pote à Bigflo)

A – BOLI (qui appartient à Basile Boli) (ben, il est Marseillais de cœur, Onésime !)

Pour l’instant, tout cela ne donne rien de logique. Il faut aller plus loin se dit-il, car il aime se dire des choses….

BIBELOT : petit objet décoratif. Bon, ça, il comprend.

BIBE-LOT : un lot de biberons ??? que viennent faire dans cette histoire un lot de biberons réduits a néant et ayant appartenu à Boli ?

INANITE : vain, vide, sans intérêt !!! voilà qui retient le sien !!! Il s’agit d’un lot de biberons apparemment sans intérêt…….

L’enquête progresse, mais où donc Jean-Louis veut-il en venir, et que veut-il lui faire comprendre ? Si seulement son pote Anna était dans le coin ils pourraient réfléchir de concert ! ce qui serait fort utile vu le mot d’après!!!

Les effluves de jumeleines qui parviennent de la cuisine titillent agréablement les narines de notre philosophe en herbe qui en profite pour ma susurrer (c’est un gentil Onésime) qu’il n’y a pas d’herbe dans la salle à manger. (oups !)

Allons, un dernier effort !

SONORE : qui résonne fort, qui renvoie ou propage le son. Mais aussi :

S’HONORE ?

SON OR ? les biberons sont-ils en or ?

On veut donc le faire travailler sur la disparition de biberons en or devenus inutiles et ayant appartenu à Basile Boli (A BOLI BIBE LOT INANITE SON OR)

Eurekâ s’exclame-t-il en Grec mettant en exergue son côté polyglotte ! je m’en remets à la logique du lecteur pour achever l’enquête à son gré, l’essentiel est fait……… les jumeleines sont trop tentantes pour ne pas y succomber (et ceci n’est pas une amphibiologie) !!!

Il m’a fatigué, le djeuns ce soir, pas vous ?

Bonne nuit à tous, prenez un paracétamol ça ira mieux après.

                                                                                                                           Gibulène – 07/09/21

À la Une

Le Vieux Port, la Bonne Mère, et les Pointus (A.I. Août 2021)

le sujet :  composer un texte (prose ou poésie – long ou court) dans le genre qu’il vous plaît (fantastique, utopique, commun, amoureux, journalier, carnet de bord, romantique, animalier, érotique…) le tout… Ironique.Et pour « faire » bonne mesure, une citation à placer où bon vous semble dans le texte proposé :« Une lettre se détache de notre nom et nous ne sommes déjà plus »

J’avais fait une fable à la destination des Marseillais il y a quelques années. J’espère qu’elle ne sera pas trop difficile à décoder…….. Bonne lecture à tous, j’ai un peu adapté 😉

Une lettre qui se détache

De notre nom et qui se cache,

Et nous ne sommes déjà plus !

Notons le souvenir des histoires vécues

Elles seront le vibrant témoignage

De notre vécu sur la page :


Boudiou ! dit Notre Dame, un matin de printemps,

Que le Vieux Port est calme c’en est presque inquiétant !

les pointus sont à quai, les pontons sont déserts

Pas une allée venue vers les Îles ou la Mer !

Y aurait-il engatse aujourd’hui sur le Port

Ils sont là, immobiles, on dirait qu’ils sont morts !!!

Eh bien, ça va changer, et que Dieu me pardonne

 Je vais créer l’ambiance et jeter ma couronne

 Par dessus les maisons, et voyons s’ils sauront

 se bouger, rien qu’un peu, mordre à mon hameçon !

Ce qui est dit est fait, et voici Notre-Dame

 qui lance sa couronne avec beaucoup de charme

 dans le Port si tranquille que l’on entend chanter

 la brise dans les mâts, les oiseaux sur le quai !

 Mais on est à Marseille, Bonne Mère, peuchère !!!

Ici, pour les bateaux, ce n’est pas la galère

C’est plutôt « on verra » ou alors « tout à l’heure »

Ils ne sont pas vivaces et vivent à deux à l’heure

Voilà la Bonne Mère aujourd’hui décoiffée

Comptant sur un miracle pour se rhabiller !!!

Jésus, tu pourrais bien donner un coup de main !

Fada, pas aujourd’hui, ni peut-être demain !

Il fait trop chaud maman, profite du beau temps,

Elle s’en ira pas, ta couronne, entre temps !

Et puis les Marseillais ils sont crevés, hier

Ils étaient « à l’OM » et n’en sont pas peu fiers !

La Vierge, sur ses gardes, et grandement déçue

Jura mais un peu tard qu’on ne l’y prendrait plus !!!


Gibulène – Version Août 2021 pour l’Agenda Ironique


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Crédit photo Patrick Mayan –  @Patphoto
(https://www.flickr.com/photos/131000268@N04)

À la Une

Journée bof, mais pas trop (Agenda ironique de Juillet)

Le thème : utiliser des onomatopées pour narrer un moment ou une étape dans la vie d’une personne. Merci à VictorHugotte pour cette idée rigolote (ça bas de soie 😀 )

Driiiiiinnnnng fait le réveil

Beurk : 6h 30 déjà ! pfffffffffff faut se lever !

Aïe, Aïe, Aïe : crampe de bon matin, vite s’étirer…..

Ouf !!! ça passe….

Bon, positivons !

Hmmmmmmmmmm le café du matin !

Grrrrrrr plus de dosette dans le placard !

Re-positivons : thé et galettes, elles font crunch crunch

criiiiiiic, j’ouvre les volets : plic ploc ! zut il pleut…

ron ron fait le chat

Bzzzzzzzzz…. Oh, un moustique ! Paf, m’embêtera plus celui-là !

Heueueueu, que faire un jour de pluie ? en plus : glagla ! fait frisquette.

ron ron refait le chat

Whaou : un arc en ciel, SUPERBE !

lap lap (le chat boit)

driiiiiiiiiiiiiiiiinnnnng (non pas le réveil : la sonnette)

Chic le facteur avec mon colis ! youpiiiiiiii : la saga Iris de Dee. L. Annibale en cinq volumes ! Ben la voilà mon occupation aujourd’hui : lecture.

Blgloup grlooooggr fait mon estomac affamé (ben oui déjà midi)

miam miam le sandwich !

hic, hic… zut le hoquet ! gast ! glouglou….. ça passe.

hop, banquette avec le chat.

ron ron………. (etc)

Driiiiiinnng (non pas le réveil, pas la sonnette, LE TÉLÉPHONE).

Allôôôô, allôôôô ????

erreur, grrrrrrrrrr, personne !

Atchoum ! vite un kleenex, sniff !

Grat, grat (le chat)

Tic tac, le temps s’écoule. Pas un bruit. Si, le boum boum de mon cœur et le vrooooooouuuuuuuum d’une motobylette qui passe. Même pas vu Onésime aujourd’hui ! c’est rare !

re-miam miam avec un slurp slurp en dessert.

Bon c’est l’heure du dodo…….

ron ron…….. il attend ses bonbons du soir………

un hibou fait hou houououou…….. criiiiiiic je referme le volet, et clac je verrouille la porte.

grattouille au chat, à demain……

Boing, je saute dans mon lit (oui, je sais…. mais c’est un vieux matelas à ressorts)

Dans le fond là-bas j’entends un miaououou pas content.

ZZZZZZZZZZZZzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzz

Bonne nuit les gens !

Gibulène 7/7/2021

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À la Une

La langue dans tous ses états (A.I. de Juin 2021)

Un thème, chez Iotop (https://ledessousdesmots.wordpress.com/2021/06/04/agenda-ironique-juin-2021/) qui nous accueille pour l’A.I. de Juin 2021. Un thème : la langue, des mots aussi : frigoriste, insomniaque, narine, chouette (dans le désordre).

                                                                   * * * * * * * * * *

Le jeune frigoriste, insomniaque, attend patiemment que la nuit s’achève. Au loin une chouette hulule dans les arbres qui bruissent sous le vent. c’est chouette une chouette !

Sur son balcon, l’héliotrope bleu diffuse des senteurs de vanille qui viennent caresser ses narines. Il passe sa langue sur ses lèvres dans un réflexe pavlovien…….

Ses sens en éveil font vagabonder ses idées……… cet parfum enivrant est aussi celui de la jeune voisine qui vient d’emménager, il y a quelques mois dans le dernier appartement au fond du couloir. Il sait peu de choses d’elle, sauf qu’elle vient des îles et qu’elle ne parle pas notre langue…. mais longtemps après son passage, des effluves sucrés flottent encore dans le couloir.

Il avait caressé l’idée de l’aborder, mais complexé par son défaut d’élocution -un énorme cheveu sur la langue– lui qui d’habitude n’a pas la langue dans sa poche s’est auto-censuré.

Perdu dans ses pensées, le voilà ramené dans l’ ici et maintenant par son greffier bicolore dont la langue râpeuse vient soudainement lui rappeler qu’il a un nez ! ce même nez qui l’a transporté dans les profondeurs insondables d’un rêve qui, pour être éveillé, n’en était pas moins fantasmatique.

Il se secoue. Le jour pointe à l’horizon, le réel reprend le dessus, même s’il est déçu.

Vite se préparer pour la voir partir comme tous les matins, par l’entrebâillement des persiennes… engloutir machinalement deux langues de chat et avaler un café trop chaud qui lui brûle la langue… puis, lorsqu’elle s’est éloignée, sortir dans le couloir et humer à perdre la raison……

Conscient malgré tout de l’incongruité de ses pensées et de ses actes, il se dit que ce matin il se rendra chez sont pote de toujours, Onésime, pour lui demander conseil. Onésime ne pratique pas la langue de bois, mais il n’est pas non plus langue de vipère. Il saura écouter, analyser, et surtout il saura tenir sa langue. C’est un gentil Onésime.

Peut-être aussi pourra-t-il lui souffler –la langue française est si riche- quelques phrases bien tournées pour aborder la fille-à-la-vanille.

En ce qui le concerne, depuis qu’il l’a rencontrée, il en a perdu sa langue !

Gibulène – 05/06/2021

À la Une

Fête des Mères

 

J’aimerais en quelques mots vous dire

ce que le nom « maman » m’inspire;

mais voilà, ces mots sont bloqués !

comment pourrais-je l’expliquer ?

Ma maman, c’était LA présence

depuis le jour de ma naissance

dans les bons, les mauvais moments,

me soutenant farouchement,

toujours prête à venir m’aider !!!

trop, peut-être ??? car lorsque j’étais

une ado à moitié rebelle

j’aurais aimé avoir des ailes

pour loin d’elle m’envoler

et vivre en toute liberté.

Maman, qui s’organisait,

Les jours où tout dérapait :

c’était les longues nuits de veille

pour les rhinos, les maux d’oreille

Elle n’a jamais laissé tomber :

malgré son asthme, son eczéma,

pour moi, elle était toujours là !!!

Maman, c’était aussi l’angoisse

lorsque j’arrivais en retard

de l’école, ou de la paroisse,

et je voyais dans ses prunelles

toute la détresse du monde

se disperser en vingt secondes

car j’étais de nouveau près d’elle….

Enfant, maman c’était câlins,

c’était dodo, main dans la main,

sous l’œil attendri de mon père

qui, silencieux, la laissait faire

lui qui peut-être aurait souhaité

échanger son autorité

contre une douceur féminine

dont je me nourrissais, gamine.

Maman, parfois, c’était colère,

gronderie, fichu caractère,

c’était aussi une fessée

lorsque je l’avais méritée !!!!!

Maman, souvent, c’était des larmes

qui lui conféraient tout son charme

et prouvaient, si besoin était,

sa trop grande fragilité.

C’était aussi l’envie de plaire,

de rire, de chanter, de danser :

ce que je n’ai jamais su faire

et que je lui ai reproché….

Et puis un jour, je suis partie.

C’était normal, j’avais grandi !

les enfants partent tous un jour

en emportant dans leurs bagages

des valises pleines d’amour,

tout en laissant dans leur sillage

une sensation douce-amère

de trop peu, de trop mal, de trop court….

un désir de marche en arrière,

un sentiment de non-retour !

Et j’ai vécu ma vie de femme

sans d’elle me préoccuper :

je l’ai laissée se « débrouiller »

avec papa, avec mémé,

qu’elle a soignés, qu’elle a aidés

sans jamais déposer les armes….

Puis un jour, seule elle est restée.

Elle n’a pas voulu m’encombrer :

elle a accepté de reprendre

sa vie longtemps interrompue

et, décidée, sans plus attendre,

un an ou deux elle a vécu,

en avalant les kilomètres

dans des voyages insensés :

elle aimait beaucoup voyager,

dans cet art elle était passée maître !!!

Mais bientôt vint la maladie !

et après qu’elle s’en fût guérie

en luttant avec âpreté

est arrivée la cécité !!!

Là encore elle s’est adaptée,

préoccupée comme elle l’était

de me laisser prendre le large,

de ne pas rester à ma charge…..

Puis un jour, quand j’ai vécu

ce que la vie avait de pire

sa main de nouveau s’est tendue

pour m’aider et me soutenir.

Ma petite mère courage

qui a essuyé tant d’orages !

plus qu’on ne peut en supporter,

tu n’as jamais démérité….

et quand je t’ai vue vieillissante

tes yeux sur le vide posés

qu’eût-il fallu que je ressente

sinon une immense fierté ?

Presque 60 ans pour comprendre

tout l’amour que tu m’as donné….

Il était temps! sans plus attendre

j’ai voulu par les mots témoigner :

au crépuscule de ta vie

ma maman, je t’ai dit MERCI.

Quelle bonne idée j’avais eue !

car maintenant que tu n’es plus,

pas un jour sans que je ressente

de façon plus ou moins pressante

l’envie folle de te parler,

de te dire, te raconter

ce que tu as été pour moi…

Ce vide qui ne se comble pas.

Le jour de la Fête des mères

tu mettais une robe claire

ton sourire et ton beau collier…

C’était un jour privilégié.

Si de là-haut dans tes nuages

tu peux lire ce long message

alors, nous aurons partagé

encore une belle journée.

Fifille – Mai 2021

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À la Une

Onésime et le cyclo-pousse – A.I. de Mai 2021

L’Agenda Ironique du Mois de mai nous est suggéré par Laurence qui nous accueille avec quelques consignes à respecter. Pour les lire, cliquez là :

https://palettedexpressions.wordpress.com/2021/05/03/un-bruit-etrange-et-beau-agenda-ironique/

Je résume : on part du titre d’un livre de ZEP « Un bruit étrange et beau, et on en fait absolument ce qu’on veut, à condition d’inclure ce titre et les mots cyclo-pousse, île, et poirier. Quoi de plus logique !

_____

 

Onésime en a marre du confinement, du respect des consignes, de ne plus voir la douce Gertrude que depuis la fenêtre sous laquelle il passe tous les jours.

Il regrette tellement de ne pas l’avoir emmenée en Absurdie pendant que c’était encore possible (https://wordpress.com/post/laglobule2.wordpress.com/675)

Il revoit encore ses yeux pleins de tristesse lorsqu’il lui avait annoncé son départ, et garde dans la tête le petit sanglot discret qui était venu du fond de sa gorge : un bruit étrange et beau comme une poésie, ou comme ce clapotis de la Seine à l’heure bleue dans le livre de ZEP… (c’est un sentimental Onésime, même s’il s’en défend).

Mais Gertrude, la naïve Gertrude, c’est la douceur même : à son retour, elle l’attendait comme Pénélope, mais avec un tupperware rempli de jumeleines confectionnées pour lui avec application. Et quand on connait sa maladresse légendaire, c’était vraiment un super cadeau !

(https://wordpress.com/post/laglobule2.wordpress.com/176 pour la recette).

Onésime attend donc de pouvoir la retrouver au petit troquet où ils avaient leurs habitudes (mais ça, c’était avant !); de pouvoir reprendre ces petites conversations décousues qui font le sel de la vie.

(https://wordpress.com/post/laglobule2.wordpress.com/610)

En attendant, notre Ecriberlu fait le pied de grue tous les matins sous les fenêtres de sa fidèle, attendant de l’apercevoir au milieu des potes de géraniums qui encombrent son balcon.

C’est une végétale Gertrude, elle plante tout ce qui est susceptible de pousser. Un jour, elle a même cru planter un poirier, mais il y a eu gourance cette année-là, elle a récolté des nèfles.

Bref, lorsque les yeux de Gertrude pétillent derrière les géraniums, Onésime est les plus heureux.

Aujourd’hui, il a pris une grande décision : les infos sont confuses mais optimistes : les interdits vont sauter…….. enfin, c’est à souhaiter………

Alors, il va la surprendre, Gertrude, il va lui inventer des vacances lointaines pas très loin : ils partiront tous les deux -si elle le veut bien- pour la première fois. Il va louer un cyclo-pousse et il l’emmènera dans une île. Bien sûr ce ne sera pas Madagascar, ou un pays lointain comme le Vietnam, il faudrait pédaler trop longtemps…. Mais il y en a des îles en France ! on peut pédaler sur l’île de Ré, ou l’île de la Cité……… et même à l’île de Porquerolles ou l’Isle sur la Sorgue !!!

Qui sait, des amis blogonautes comme Ana les rejoindront peut-être pour cette jolie escapade aux senteurs de liberté.

C’est un rêveur Onésime, on l’a déjà dit. Et là, il se prend à rêver……. Mais chuuuuuuuuuuut, ne dites rien à Gertrude, jusqu’au dernier moment ça doit rester secret !

 

Gibulène – 06/05/2021

Une petite pensée pour l’ami Yann qui nous a quittés et ne passera plus déposer ses longs commentaires amicaux et appliqués. Adessias Yann.

 

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À la Une

Adieu Yann

Un matin tu te réveilles, et tu apprends sur les réseaux qu’un ami blogonaute n’est plus parmi nous…. des années d’amitié derrière un écran et finalement peu de liens personnels à part quelques mails qui rapprochaient artificiellement. Yann nous a régalés de ses voyages en famille. Sa dernière histoire qui rendait hommage à un soldat, nous n’en connaîtrons jamais la fin.

La famille des blogs est un peu orpheline de l’un des siens ce matin. Adessias Yann, bonne route vers les étoiles. Nous te remercions de ces heures de lectures que tu nous a offertes. Toutes nos pensées vont vers Elisabeth, Gaël, Chloé…… et ta vieille copine Célestine 😦

https://trigwen.wordpress.com/

LN

À la Une

En stand-by

A bientôt tout le monde. Interruption tout le mois d’Avril. En mode mémé-tout-terrain 😀

Je reviens dès que je peux SI j’arrive à maîtriser la présentation du blog pffff.

Je vous laisse avec mes deux nouvelles copines. A bientôt………

Gibu

À la Une

8 Mars 2021- les cent ans de la journée de la femme (pour l’Agenda Ironique)

Pour le mois de Mars l’Agenda Ironique se transporte chez Nervures et Entailles https://josephinelanesem.com/ avec un sujet bien sérieux  issu du slogan Coréen « Nous sommes le courage l’une de l’autre » et cette précision : « De cette maxime, faites ce que vous voulez. La thématique d’un conte, le vers d’un poème, un discours militant, une analyse de la vertu, ou du vice, la répartie d’un dialogue. Elle me transmet une force qui dépasse le féminisme. Elle nous rappelle que nous tenons l’un par l’autre, que nous subsistons parce qu’ensemble. Si la solidarité exige plus de courage que l’intérêt privé, elle nous en donne tellement en retour, en nous ramenant à l’essence de notre humanité. »
A caser : un ou plusieurs chiasme(s), une ou plusieurs anaphore(s) et la phrase « Nous ne sommes pas des fleurs, nous sommes un incendie. »
A part ça, tout va bien 
😀 !

Cent ans depuis sa création,

Cent ans de revendications.

Misogynie mise à part

Nous a chanté le poète,

Oui mais, cent ans plus tard,

La vie est ainsi faite,

Malgré les avancées sociales

On nous voit inférieures aux mâles.

Faibles femmes, emmerdeuses,

Dans la cuisine, lessiveuses,

Femmes enfants, femmes fragiles

Que l’on consigne à domicile !

Mais les femmes, entre elles, se portent,

Et les voici beaucoup plus fortes,

Peu à peu se prenant en main,

Osant braver le masculin.

Femmes en lutte, lutte des femmes,

Âmes rebelles, rebelles dans l’âme !

Les Coréennes, en bonnes apôtres

Depuis longtemps l’ont décidé :

« Nous nous reverrons au sommet,

Soyons le courage l’une de l’autre »

Prenons donc exemple sur elles :

Soyons des femmes au naturel,

Combattons pour l’égalité,

Car à ce jour, rien n’est gagné.

N’en déplaise à Jae-Gi

Qui dans la bataille a péri,

Tae Kyun Kim l’a relaté :

L’exemple vient de la Corée.

Femmes fortes et libérales,

Femmes sociales, parfois fatales,

Qui ont depuis longtemps gagné

Le droit essentiel d’ EXISTER.

Réveillons-nous mes sœurs,

Réveillons nous, amies !

Nous ne sommes pas des fleurs,

Nous sommes un incendie !

Gibulène – 8 Mars 2021

féminisme

À la Une

Valentyne’s day (bis)

Pourquoi Bis me direz-vous ? eh bien parce que j’avais déjà écrit sur le sujet dans mon premier blog… certains s’en souviennent peut-être.

(je me fais un peu de pub en passant : https://wordpress.com/read/blogs/16267705/posts/4446)

Cette année je vous propose deux versions, ça vous permet de choisir celle qui vous correspond :

Première version : la classique

(une commande que l’on m’a faite pour insérer sur un site)

saint valentin 2021

 

Deuxième version, que moi j’aime bien, peut être parce qu’elle me correspond  😀  :

0ftWw0x

 

Voualàààààà ! up to you les copinautes. Quoi qu’il en soit, Bonne fête de (Saint/Sans) Valentin à vous.

LN  13/02/2021

À la Une

Onésime et le Dragon de Cristal (A.I. de Février 2021)

Le sujet :

Un dragon pacifiste évite la confrontation avec l’ennemi qui vient le perturber. Le dragon c’est vous, comment vous déferez-vous de l’importun??? Challenge : placer les mots baragouin, buffle, et méphitique…………….. et aller déposer le texte chez Frog, (https://frogsblog7.wordpress.com/) comme nous l’explique avec talent Carnets Paresseux (https://carnetsparesseux.wordpress.com/)

 

Je me nomme Shôton

Le dragon de cristal

Né de cette explosion

Déchirant les entrailles

De Gaïa notre mère…….

Je règne sur la terre

Du Monde du Milieu

à mi-chemin des dieux.

Ce matin, je pressens

Un danger imminent !

Dans un bruissement d’ailes

Est arrivée la Fée

Répandant autour d’elle

Sa lumière bleutée.

Un danger supérieur,

Oui, tel est son message…

Un loup ? un prédateur

Vient troubler mon rivage.

Onésime, il se nomme,

C’est un petit de l’Homme

Venu éliminer

L’ennemi, le danger.

Loin d’être belliqueux

Je prône, et j’en suis fier

Qu’un bon discours vaut mieux

Qu’une inutile guerre !

Comment le convertir ?

En le voyant venir

Avec son œil inquiet,

Je me dis que je vais

Pouvoir l’apprivoiser.

Comment y parvenir ?

Le voilà qui approche !

Par mon éclat inné

Un instant aveuglé,

Il s’accroche à la roche.

D’un souffle méphitique

Je l’ai anesthésié,

Préparant mes répliques

S’il veut baragouiner.

Il me jauge, évalue

Le combat à mener…..

Pense avoir la berlue

Lorsque je lui remets

A distance, bien sûr,

Pour ne pas l’effrayer

Un cadeau de mon cru.

L’Humain, ça me connaît

Surtout lui, un cœur pur !

Ces nounours en guimauve !

Comment y résister…

Onésime, le pauvre

De suite a succombé !

Sur mon aile en cristal

Confortable, il s’installe.

Il doit être du Buffle :

Son humeur est égale.

Il caresse mon mufle,

Son geste est amical…

Il m’a apprivoisé !

Finalement des deux,

C’est lui qui a gagné !

Je formule les vœux

D’une longue amitié.

Gibulène – 7/2/2021

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À la Une

Petits délires entre amies…..

 

Quand on retrouve dans les archives photos des petits dessins sympas dont l’original s’est perdu…. issus d’un challenge entre amies, je ne sais plus lequel d’ailleurs. Il s’agissait d’images tiroirs qui faisaient suite à l’un de nos dialogues loufoques d’alors (2008). Je les pose ici pour ne pas les perdre trop vite, ils ont d’autant plus de valeur que l’une d’entre nous n’est plus là pour les voir. Nous étions les « Trois Glorieuses », les deux qui restent le sont beaucoup moins……..

Et hop ! dans la boîte !!!

Gibulène – 01/02/2021

À la Une

L’âtre (clin d’oeil à Simonu)

 Voir l' âtre incandescent
 Qui réchauffe nos âmes
 En ravivant la flamme
 De nos rêves d'enfants,
 C'est humer à nouveau
 Le bon chocolat chaud,
 La tartine pain beurre
 Qu'on avait à quatre heures.
 Dans la braise et le feu,
 C'est retrouver un peu
 Le rire et le bonheur
 De l'enfant intérieur,
 Sa joie, son insouciance,
 Ses souvenirs d'enfance,
 La chaleur d'un foyer
 Depuis longtemps quittés. 

P1330303 - CopieV12P

Gibulène – 22/01/2021

À la Une

Onésime en Absurdie (A.I. Janvier 2021)

Consignes de cet Agenda, géré de main de maître par Carnets Paresseux ici : https://carnetsparesseux.wordpress.com/2021/01/03/en-villes-etrangeres-agenda-ironique-de-janvier/ :
ce mois de janvier, je vous propose de raconter une première semaine en ville. Elle pourra être étrangère (comme toutes les villes qu’on voit pour la première fois), imaginaire, et ça pourra aussi être plusieurs villes, et aussi un projet, un rêve, un souhait, ou même un vrai séjour. Pas de mots imposés, sauf réverbère (parce que j’aime bien la sonorité) et Onésime (pour faire plaisir à Gibulène). La forme ? Sera ce que vous voulez, mais une liste me ravirait, en sept points si possible. Bien sûr, avec une pointe d’agenda et une goutte d’ironie. A part ça, vous avez droit à tout, du feuilleton à l’opéra (ou presque) – sauf peut-être reprendre Daniel Balavoine. Voilà : une ville, une semaine, un réverbère, Onésime, une liste en sept points. C’est tout, ou presque : une fois écrit, faudra pas oublier de venir déposer un lien dans les commentaires de ce billet. La récolte est ouverte jusqu’au 24 janvier (mais les retardataires seront accueillis avec joie). Et puis le vote courra jusqu’au 31, et de là on basculera en février et dans un nouvel agenda.

Onésime refait sa valise, mais cette fois-ci ni bermuda fantaisie ni épuisette… C’est du sérieux : il participe à un grand concours pour gagner une motobylette (c’est plus petit qu’une moto mais plus rapide qu’une mobylette, et surtout, c’est pratique pour aller au travail ! c’est un rationnel Onésime, il a tout pesé !)

La règle est simple : se rendre une semaine en Absurdie (c’est Balavoine qui chante ça se dit-il tout d’abord……… avant de se souvenir que c’était Michel Sardou, le chanteur préféré de sa mémé. Il est distrait Onésime, mais il finit toujours par s’y retrouver ! )

Bon, aller en Absurdie, mais avant faire une liste en points, un par jour de la semaine……… celui qui aura fait le meilleur récit, à lui la motobylette.

Cette liste, à l’arrivée, il lui faudra la fixer sur un vieux mur de pierre éclairé par un réverbère, pour que les autres participants puissent aussi la trouver.

Il galère pour trouver comment s’y rendre ! personne ne connaît…… Enfin, un vieil employé de la seuneuceufeu à l’air allumé (il s’était trompé d’Administration, au départ c’est pour EDF qu’il avait postulé) lui dit qu’il connaissait, et après avoir rédigé son billet à l’ancienne, sur un parchemin parcheminé, lui précisa qu’il devait partir de la gare de la Croix du Roi. Le train serait sur la voie 9 1/2. Normal se dit Onésime qui avait de la culture, la 9 3/4 s’en va à Poudlard.

Restait à établir la liste à l’aide du Routard qui bizarrement avair ajouté récemment Absurdie à sa liste…

Réchéflissons se dit-il en bon dyslexique qu’il était parfois. Il se concentra et établit sa liste ainsi.

Jour 1 – Haut Tel des Voies Âges

Jour 2 – Dupond des sous pires

Jour 3 – Radio-phérique (ancêtre de la télé du même nom)

Jour 4 – Abbé HIE de l’Absurde

Jour 5 – Le Loup, euhhhhhhh non, le Bar à Khuda

Jour 6 – Les Quatre à Combles

Jour 7 – Le Jars Daim Ex-Autique (il ne l’était plus)

Quel endroit zarbi Absurdie ! (ça c’est pour la rime). Bon ben, yapluka comme aurait dit l’ami Carnets Paresseux…….

Voilà Onésime parti…….. trouve le quai 9 1/2 derrière le poteau; le voyage est bref mais nul paysage ne défile, noyé dans un épais brouillard. Il ignore quelle est la direction prise. Au bout de deux heures environ (il n’a pas mis de montre Onésime, il se sent plus libre ainsi) une annonce : « Absurdie, UNE minute d’arrêt-buffet » Vite, le sac. juste le temps de sauter ! OUF !

Chercher le vieux mur de pierre près du réverbère, scotcher un exemplaire de sa liste….. constate qu’ANA est déjà là. Les roues de son fauteuil on laissé des traces sur le gravier, et sa liste est affichée. Il a hâte de le rencontrer -ici ou ailleurs – depuis qu’il a lu ses aventures chez Photonanie.

Parti dès potron-minet, il avait devant lui toute la journée et pouvait ainsi attaquer doucement mais scrupuleusement son programme.

Il sortit le carnet (pas paresseux) qui allait l’accompagner. Il fallait bien tout noter. C’est un appliqué Onésime !

J1 – L’ Haut Tel des Voies Âges : c’était un bâtiment surprenant. L’entrée principale étant au 3ème étage, on y accédait par une échelle métallique, façon Niouyorque. A l’intérieur tout était décalé : lorsque tu descendais un escalier, c’est seulement à reculons que tu pouvais le remonter. Les lustres étaient fixés au sol, et du robinet, côté bleu, sortait du dentifrice. Côté rouge il y avait le savon au safran, et les baignoires de chaque chambre avaient des formes bizarre. La sienne était en forme de sapin de Noël. Il comprit vite que s’il ne restait pas fier et droit comme Bar-Tabac (il y en a qui disent Artaban, mais pas Frédéric Dard. Il a des lettres, Onésime, il a tout lu San-Antonio) l’eau allait se perdre dans les branches…..

Il passa une partie de la journée à explorer et à prendre ses repères. Étrange ville où la baraque à frites ne vendait que des pâtes (pauvre ANA) et où le pain avait un goût de guimauve au beurre salé.

J2 – Le Dupond des sous pires n’était pas pire dessous que dessus, mais posé au milieu d’une rue il n’enjambait rien du tout et aucun amoureux ne pouvait y accéder. On passait juste dessous pour se rendre au pied de la montagne à laquelle Absurdie était adossée.

J3 – Le radio-phérique qui n’était pas sphérique, précisons-le ! Le troisième jour, donc, Onésime passa sans s’attarder sous le Dupond pour y accéder. Il prit son ticket et s’installa, évaluant la distance qui le séparait du sommet. Un haut-parleur diffusait à tue-tête du Balavoine (tiens, curieux se dit-il sans s’étonner davantage).

Arrivé au sommet : pas d’arrêt !!! il aurait dû s’en douter. Tant pis, se dit-il, ce n’est pas la meilleure des journées. C’est un philosophe Onésime, vous le savez ! En redescendant il s’amusa à compter les éléphants qui gambadaient sur les parois escarpées, leurs chaussons roses aux pieds.

J4 – l’Abbé HIE de l’Absurde . C’est sans état d’âme particulier et sans attente spéciale qu’il s’y rendit, poursuivant ses visites. De construction Romane et donc dépouillée, au départ, cette église était vraiment particulière (décidément se dit-il derechef) : les murs étaient recouverts de porcelaine de Limoges aux dorures un peu ébréchées. Le clocher, décoré à la Gaudi, à l’envers était posé. Aucune cloche n’y était rattachée. Le sonneur s’y rendait trois fois par jour en deltaplane afin de rythmer la vie des Administrés……… à l’aide d’un clairon. Onésime ne se fit pas prier (c’est le cas de le dire) pour l’accompagner. La vue d’en haut était à couper le souffle ! c’est ballot car il ne put claironner, ce qui perturba passablement la vie des habitants ce jour là. Onésime se jura d’être plus attentif et moins émotif pour la mission suivante.

J5 – le Bar à Khuda fit l’objet de ce cinquième jour. Il n’avait aucune idée de qui était ce Khuda dont tout le monde parlait. Mais vous vous en doutez, rien de rationnel en ce lieu non plus : les glaçons sortaient du four en flot continu et le réfrigérateur, réglé sur 122°F gardait au chaud quizzas et piches. Les sièges étaient suspendus par des lianes qui les reliaient les uns aux autres, et les boissons servies à la passoire, ce qui prenait un certain temps quand on commandait un Demi. Onésime n’était jamais pressé.. déjà il s’amusait avec une armée de ouistitis qui, de liane en liane, venaient faucher ses cacahuètes.

Cette expédition lui plaisait vraiment beaucoup. Il regrettait seulement que déjà cinq jours se soient écoulés.

J6 – Les Quatre à Combles : ce jour là fut un peu plus compliqué. Les quatre à combles étaient humides et Onésime n’avait pas prévu de cache-nez. C’est un prudent Onésime, il n’aime pas trop mettre sa santé en danger…. Il accéléra donc sa visite, et se prit le pied dans un tibia qui traînait par là….. provoquant une avalanche de tibias qui vinrent se ranger au sol en ordre xylophonique et exécutèrent illico un De Profundis en Sol Majeur. Onésime préférait Metallica…….. Il rentra donc en urgence à l’Haut Tel des Voies Âges, préparer sa valoche puisqu’au terme de sa visite du lendemain il partirait. Il constata que la porte d’entrée avait changé d’étage et s’adapta sans problème.

J7 – le Jars-Daim ex-Autique Le dernier jour commençait, le soleil pointait. Il éteignit le lustre, toujours fixé au sol, se lava les dents côté bleu, prit un bain bien vertical (vous savez pourquoi), s’habilla de printemps, et partit en sifflotant. A l’entrée, il chercha le Jars, puis le Daim, leur demanda l’autorisation officielle et pénétra dans un lieu d’une luxuriance exceptionnelle ! tous ses sens étaient en éveil : l’ouïe, avec le chant des oiseaux trompettes, la vue avec les milliers de fleurs, l’odorat avec ces parfums de vanille et de tubéreuse, le toucher, lorsque la faune locale vint le saluer……. et le goût me direz-vous ? au bout de l’allée, là-bas, un vendeur de Barbapapa ! que du bonheur.

C’est avec un peu de nostalgie qu’il repartit (en marche arrière comme il se doit en Absurdie) et reprit le chemin de la Gare après avoir remisé son cahier bien à l’abri dans la valise. Le réverbère lui servit de repère.

Un long travail de rédaction l’attendait, mais il est appliqué, Onésime, et pour la motobylette il est motivé.

Mais surtout il repart avec des images plein la tête, et c’est ça qui importe.

Quelle surprise, à l’arrivée, de trouver sa porte au rez-de-chaussée !!!

A bientôt Onésime, on croise les doigts pour toi !

Gibulène 04/01/2021

À la Une

Onésime et le Mexique – (Agenda Ironique d’Octobre 2020)

ARTICLE ENDOMMAGE – TEXTE IRRECUPERABLE – désolée

Quel est le sujet du mois ???
Ecrire, bien sûr une histoire (poème, chanson, dialogue, et tutti quanti) où le personnage se dirige en huit différentes étapes, vers la source d’une forte odeur. Cette histoire devra intégrer les quatre cartes sorties d’un jeu de carte mexicaine  et d’un tiroir . Voilà tout : un personnage, quatre cartes, huit étapes et une odeur. Forte.
……. et déposer le résultat chez VictorHugotte  😉

Pour l’occasion, Onésime reprend du service, il s’impatientait dans mon ordi !

Onésime était persuadé de ses origines mexicaines. Il ne savait pas pourquoi, sa mémé ayant farouchement nié une tranche de sa vie pourtant confirmée par une photo d’elle dans les bras d’un fringant mariachi, trouvée dans un tiroir. Le message au dos de la photo ne laissait pourtant nulle part au doute : « Para ti, amor de mi vida – tu Antonio – julio 1937 ».

À la Une

chakra Racine

J’ai rencontré Séverine Pineaux sur les réseaux sociaux en recherchant les origines d’une de ses photos.  Je l’ai contactée et lui ai demandé son accord pour publier…….. ce qu’elle a accepté sans hésiter. Je l’en remercie.

 

 

Chakras entremêlés

Deux enfants de la Terre

A Gaïa reliés

Connexion d’âmes sœurs

Voyage vers Cythère

Unisson de deux cœurs

Des racines profondes

Signes d’éternité

Elle et Lui dans LEUR monde

Un amour éternel

Dans ces regards croisés…

Bonheur intemporel

Gibulène – Août 2020

À la Une

La Rentrée d’Onésime (A.I. Septembre 2020)

C’est chez Poésie de nature (https://poesie-de-nature.com/2020/09/02/agenda-ironique-septembre-2020/) que ça se passe : Il faut donc

Nous voilà donc à la proposition du sujet du mois : raconter une histoire contenant les 4 mots suivants :

Longue-vue, chafouin, gésir, chemin 

En vous mettant dans la peau d’un animal de votre choix.

Et en intégrant la phrase et les deux strophes suivantes (Lewis Carroll dans Alice au pays des merveilles) :

« J’ai entendu dire que quand on est perdu le mieux à faire c’est de rester où on est et d’attendre qu’on vienne vous chercher, mais personne ne pensera à venir me chercher ici. »

et

«  Tout flivoreux vaguaient les borogoves;

Les verchons fourgus bourniflaient ».

A vos plumes et poils de tous bords pour cet agenda de rentrée, en fables, affabulations, ou autre forme ! Toute la création peut être invitée, les animaux imaginaires bien sûr. Les humains sont autorisés à passer dans le paysage aussi…

Alors voilà :

Onésime est de retour…….

Il n’a pas trouvé sa jolie sirène pendant ses vacances à la mer, mais il a les yeux remplis de belles images et le cœur un peu gros de reprendre le travail.

Son seul souci, le dernier jour, fut la disparition de la plage, que ni les médias ni Carnets Paresseux ne se sont expliqués. Mais c’est un optimiste, Onésime, il se dit que ça va forcément s’arranger…

C’est aussi un prudent Onésime, il prend le train pour se rendre au boulot : ça évite les pannes, les embouteillages, et les risques d’accident sur le chemin.

La veille au soir, le ventre un peu noué, il a préparé son sac à dos avec, dedans, des masques -devenus obligatoires-, de l’eau, des kleenex, des galettes, et une longue vue pour regarder le paysage par la fenêtre.

Le train le berce, ça chante un train. Il entend soudain une voix grave : « Tout flivoreux vaguaient les borogoves, Les verchons fourgus bourniflaient !!! il était temps que je me barre »

????

Il en faut pour le déstabiliser Onésime, mais LA !!! Il réfléchit (il est posé Onésime) ! C’est quoi ce galimatias ????

Entre les deux sièges face à lui, laissés vides pour cause de pandémie, UN SOURIRE ! Oui, oui, un sourire seul, sans visage !

Le voilà rassuré ! Chat du Chester ! Salut ! Que fais-tu dans le TER Avignon-Marseille ?

Le visage du greffier apparaît progressivement, suivi de près par le reste de son corps. Son expression est plus chafouine que dans le bouquin !

Il hésite un instant, et répond : «  J’ai entendu dire que quand on est perdu le mieux à faire c’est de rester où on est et d’attendre qu’on vienne vous chercher, mais personne ne pensera à venir me chercher ici ». Du coup, il me faut gérer mes apparitions, et c’est toi que j’ai choisi pour m’héberger…..

Aussitôt dit, aussitôt fait. La collusion est brutale ! Onésime se sent félinement envahi. Il tente d’appeler, mais ne peut que miauler……… et ce sourire niais qui lui barre le visage, ces poils partout, lui qui est un adepte des peaux bien épilées…. Quel cauchemar !

Un instant de découragement. Dans le reflet la vitre il se voit gésir sur le siège, ses grosses griffes plantées dans le tissu défraîchi… ses pensées dérivent, il rêve de croquettes, de lapin blanc, et de souris à courser….

On le secoue : sur lui des regards posés : jeune homme, nous sommes à Marseille-Saint-Charles, vous êtes arrivé !!!

C’est un pragmatique Onésime, il reprend vite pied dans la réalité ! Mais en s’enfonçant dans les entrailles de la Gare pour récupérer son Métro, il se dit qu’il faudrait qu’il arrête de dormir et de rêver, surtout dans la journée. Pourtant c’est bon de rêver, ça permet d’oublier……

En attendant la rame, par pur réflexe, il vérifie l’état de sa pilosité ! Le voilà rasséréné !

A bientôt Onésime du Cheshire, bonne rentrée !

Gibulène 15/9/2020

Merci à tous mes lecteurs de supporter cette insupportable présentation. N’étant pas douée en informatique je n’ai pas été à même de reconfigurer l’ancien Editeur, si pratique. Je ne trouve plus les photos, je ne trouve plus rien d’ailleurs….. Lorsque je suis les tutos, j’arrive à une mention me demandant de passer à la version payante pour installer le plug in….. Si je ne trouve pas le mode d’emploi cela marquera vraisemblablement la fin de mes exploits épistolaires…. Vous me manquez déjà mais je ne suis pas faite pour le changement – Je continuerai de vous suivre toujours avec le plus grand des plaisirs.

Hélène

Hellene-en-lune chez Tiniak

Merci Tiniak de cet hommage en vers au petit escargot ! je ne reblogue que très rarement mais pour l’occasion je me devais de …

Là où ça se complique c’est que suite à ta demande j’ai tenté en vain de faire la modif demandée : impossible. J’ai donc effacé le premier reblog…………. et impossible également de répéter l’opération.

Espérons que mes lecteurs auront la gentillesse de cliquer sur ce lien et d’aller voir ton texte….

https://polesiaque.wordpress.com/2022/11/07/hellene-en-lune/

On fera mieux la prochaine fois

En tous cas merci une nouvelle fois

Gibu

Joyeuse retraite

Humour ou coup de gueule, c’est vous qui voyez…………….

Loin de moi l’idée de mésestimer les galères de mes concitoyens qui bossent en ce moment ou qui essaient de bosser, mais être à la retraite n’a pas que des avantages non plus.

T’as bossé 44 ou 45 ans (avec ton lot de galères aussi) et tu te dis que tu vas un peu profiter.

SAUF que vu la baisse de ton pouvoir d’achat, tu te rabats un peu sur des activités… comment dire….. que tu n’aurais pas forcément choisies au départ, mais qui sont moins onéreuses….

On finit par trouver son ou ses créneaux et la petite vie s’organise… (Pour moi la photo en extérieur, le théâtre, l’écriture).

Tu as choisi un cadre de vie un peu excentré, t’es peinard.

Et tout à coup arrive une vague de virus qui te cloue sur place : XXIè siècle : la vie s’arrête pour tout le monde. Tu ne peux pas télétravailler, puisque tu es à la retraite. Tu peux te promener, mais dans une zone limitée, et tu te retrouves à parler aux murs et au chat pendant plus d’un mois… ça tombe bien, le mien a toujours quelque chose à dire !

Alors tu te réorganises : tu fais tes courses aux heures creuses (m….. j’ai oublié mon attestation, je repars….) MAIS tout le monde a fait des provisions, les rayons se vident. Le réservoir de ta voiture est plein, tu positives tu n’as jamais aussi peu dépensé pour tes déplacements : un plein te fait plus d’un mois ! tu prends bien des précautions, ET tu attrappes le virus. Tes voisins te portent tes remèdes, sans t’approcher et c’est normal. Et dans ta tête tu commences à comprendre ce que devaient ressentir les pestiférés et autres lépreux des époques révolues….

Tu t’en remets dare dare mais bizarrement tu as perdu le goût des sorties. Il faut bien t’y remettre car le chat (peut-être a-t-il trop bavardé) est tombé malade, et il te faut l’emmener chez son véto pour le faire piquer (non, non, pas de piqûre léthale, juste des antibios) plusieurs jours d’affilée.

Le cirque dure deux mois, il a bien le droit d’être malade, mon bestiau !!!

Tu te remets de tes émotions bien qu’entre temps la guerre en ukraine t’aie privée de moutarde et autres gracieusetés, et tu t’apprêtes à passer un bon été.

SAUF que c’est un été caniculaire qui t’attend et qu’ils le disent bien à la télé : les vieux, ne bougez plus, buvez et reposez en paix, à l’ombre de préférence…

Encore une restriction, que l’on se sent un peu forcés d’appliquer lorsque dans le jardin (envahi de fourmis par ailleurs), le thermomètre grimpe à plus de 50 ° à la mi-journée.

SAUF que, venues d’on ne sait où (je n’ai reçu personne, je ne suis pas sortie, je n’ai pas voyagé) s’invitent quelques punaises de lit qui vont engendrer un tsunami : vider la maison, tout désinfecter, inhaler des fumigènes, et bosser pendant deux mois 10h/jour pour éradiquer définitivement ces indésirables bestioles (désolée pour les défenseurs des zanimaux)….. ET là, que tu sois vieux ou pas, ça compte pas, la canicule tu l’oublies et tu fonces… seule les premiers temps, comme toujours, tu ne peux demander à personne de t’aider sans risquer de le contaminer ! le covidus punaisus, c’est contagieux aussi ! Je rends hommage à deux de mes amies qui ont par la suite bravé tous les dangers pour terminer ce pharaonique chantier.

Si vous suivez bien, nous avons passé l’été, l’automne se pointe, agréable comme toujours dans le midi, avec ses promesses de repos et d’activités ludiques retrouvées.

SAUF que voilà à l’horizon la grève des carburants. Au début tu te dis qu’un peu de patience est nécessaire…. puis beaucoup de patience. Tu regroupes tes courses parce que cette fois-ci IL FAUT que le plein dure tout le mois, ou plus….. Tu irais bien promener dans la colline, mais les chasseurs tirent le gibier. Alors tu ouvres les fenêtres en grand, tu te dis que c’est une mauvaise période à passer, et tu fais un peu plus de marche à pieds puisque ça c’est encore autorisé quand tu n’as pas de problème de mobilité… Le chat est content, il a de la compagnie. Mais la fenêtre il te faut vite la refermer, les moustiques se sont réveillés.

Un espoir : la venue prochaine de ta petite famille ! et là difficile de positiver : s’ils parviennent jusqu’à moi sans une grève sncf toujours possible puisque récurrente en période de vacances, je me vois mal leur faire faire tous les jours, comme principale activité, le tour du quartier à pieds !

Je me souviens qu’à la fin de l’année 2021, bien pourrie tout de même, j’avais hésité à formuler des vœux de bonne année pour 2022. Euh, comment dire…. fin 2022 je crois que je vais la fermer, c’est trop risqué.

Gibu 😦