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Pique-Nique à la marseillaise (A.I. Juin 2022

Ce mois-ci c’est chez flyingbum que ça se passe. Le sujet :
le pique-nique. Mais pas de pique-nique sans les enquiquineuses comme les fourmis et autres insectes piqueurs ou suceurs. Devrons s’inviter les mots flavescent, amphigourique, sycophante et nidoreux. Sans toutefois gâcher le pique-nique quand même, en ajoutant un régionalisme ou deux.

Le temps s’était mis au beau depuis quelques jours, et Marius, César, Batistin et les autres, vieille bande de copains, s’étaient donné rendez-vous pour un pique-nique joyeux aux Goudes*.

Ils avaient invité Zize, Nine, Magali et Fanny à les rejoindre.

Marius aimait bien Nine, qui préférait César; mais César reluquait Zize. Il ignorait que Zize avait jeté son dévolu sur Batistin qui, quant à lui s’intéressait à Magali.

Magali, qui espérait que Marius la remarquerait, avait soigné sa mise : jupe moulante de cagole*, chignon flavescent et talons compensés qu’elle maudissait secrètement tant ils étaient anachroniques et malcommodes dans le paysage !

Fanny, enfin, espérait que l’un des « estrangers » de Toulon qui avaient rejoint le groupe l’agraderait*. Et pourquoi pas cet Emile, poète amphigourique à la voix chaude et à l’accent chantant, qui déclamait à longueur de temps des poèmes auxquels elle ne comprenait strictement rien, peuchère*. Mais Emile, c’était une pointure !

La journée s’annonçait donc compliquée sous ses allures champêtres.

Une fois les nappes étalées sur les grands rochers plats de la Baie des Singes*, face à l’île Maïre*, à proximité des voitures pour s’éviter la fatigue, chacun étala ce qu’il avait apporté. Il y avait de quoi nourrir un régiment : tapenade, poutargue, aïoli en barquette, salade de poulpe, fèves fraîches, olives, panisses, fougasses, navettes, et, trônant au milieu de tout, l’incontournable Pastaga*.

On eut un peu de mal à s’installer, les uns cherchant la proximité d’autres qui ne la cherchaient pas…. une sorte de ballet savamment désorchestré auquel les gabians n’étaient pas insensibles puisqu’ils en profitèrent pour chaparder quelques chips en parsemant les nappes de fientes qui, sans être nidoreuses, n’en étaient pas moins répugnantes.

On sauva le pique-nique à la va vite et, du coup, on s’assit là où il y avait des places propres, sans se préoccuper davantage des préférences.

Le repas fut joyeux. Au troisième 51* bien tassé, Emile ne balbutiait plus qu’une suite de mots vaseux. Il partit faire un pénéquet* dans un rocher creux, et deux favouilles* sautèrent sur l’occasion, si l’on peut dire, pour explorer les orteils qui dépassaient de ses tongs quelque peu fatiguées. On l’oublia, et Fanny, machinalement, se remit en quête de l’âme sœur, ajoutant à ses critères l’haleine du futur élu, éliminant de ce fait tous ceux qui avaient goûté l’aïoli.

Ce qui jusque là avait été une bonne partie de franche rigolade partit pourtant rapidement en jus de boudin.

On ne saura jamais qui lança « le jeu de la vérité », toujours est-il qu’à la question « quel est ton idéal féminin ? » Marius répondit : Nine. Magali éclata en sanglots, au grand désespoir de Batistin qui, pour garder le moral, saisit une belle tranche de melon (de Cavaillon, bien sûr); ledit melon était cafi* de petites bestioles gourmandes et peu appétissantes qui courent dans les rochers du coin. Dégoûté, il lâcha le morceau et s’éloigna pour ruminer en se promettant de ne pas renouveler l’expérience.

Entre temps, le mistral s’était levé, doucement au début, mais rapidement insupportable. Quand ça souffle, à la Baie des Singe, ça n’est pas qu’un peu ! tu te croirais prêt à t’envoler !

Il leur fallut envisager un repli stratégique, dans une ambiance devenue morose. On récupéra en urgence Emile dont le nez avait pris la couleur du phare de Planier*.

Les filles se dirigèrent en bande vers les voitures et se mirent à pousser des gloussements de galines* apeurées : un des pneus de la 4CV de Marius était dégonflé ! comment cela était-il possible ?

« Moi, je n’accuse personne », avança César qui se sentait sycophante en diable, « mais c’est Batistin qui est venu traîner par là »……………

Le lendemain, à la Une de « La Provence » * un titre pagnolesque* : « Nouvelle engatse* aux Goudes », suivi d’un article de quelques lignes :

« Grosse filade* hier à la Baie des Singes ! Plus de peur que de mal. Les dix personnes interpelées sont sorties ce matin de leurs cellules de dégrisement. Seul l’un d’entre eux, victime d’une insolation, reste sous surveillance car il s’exprime encore de façon incohérente. Ses jours ne sont pas en danger. »

Gibulène – 8/6/2022

:

Baie des singes

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LEXIQUE :

Les Goudes : quartier et un des ports de Marseille , à la porte sud de la ville et du parc National des Calanques.

Cagole : Fille au comportement plutôt vulgaire, souvent vêtue ou maquillée de manière outrancière, et attirée par les vêtements aux couleurs
criardes

Agrader : Plaire

Peuchère : Exprime la compassion (équivalent : « le ou la pauvre! »)

La Baie des Singes : Si cet endroit paradisiaque est nommé « Baie des singes », c’est parce qu’il a été un lieu de contrebande où l’on demandait aux
enfants d’être « muets comme des singes ». Cette petite plage bordée de cabanons est surnommée la « plage du bout du monde »
par les marseillais. Elle est à Cap Croisette après Les Goudes.

Maïre : Ile qui fait face à la Baie des Singes.

Panisses : spécialité de la cuisine provençale à base de farine de pois chiches que l’on mange en tranches frites.

Pastaga : Pastis

51 : L’une des marques de Pastis prisées par les marseillais et qui remplace souvent le nom original

Pénéquet : Sieste

Favouille : Petit crabe gris de Méditerranée.

Cafi : Rempli, gorgé de…..

Phare du Planier : Phare au nez rouge (évidemment) sur l’Ile du Planier au large de Marseille.

Galine : Poule

Pagnolesque : Tout droit sorti d’une réplique de M. Pagnol

Engatse : Embrouille

Filade : Bagarre

 

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Mon œil ! (A.I. Février 2022)

Proposition pour l’agenda ironique de février

Choisir une partie du corps. Membre organe tissu cellule liquide substance. Coin pli bout trou articulation ou protubérance. Quelconque élément que vous arrivez à personnifier. Oreille œil poumon synapses pieds nuque coude genou coccyx omoplate nez mitochondrie langue cœur sang ADN cuisse grain de beauté pouce paume auriculaire ou la main entière poignet cheville épaule cheveux nombril cicatrice ride. Défaut ou qualité. Je ne vais pas tout énumérer. Cet élément, unique, double ou multiple, que vous isolez comme vous souhaitez, à grande ou petite échelle, depuis l’intérieur ou l’extérieur, cet élément prend la parole et il se trouve qu’il a plein, vraiment plein de choses à dire à son propriétaire. Gratitude ou reproches, secrets ou nostalgie, exigences bien précises ou rêveries diffuses. C’est vous qui savez. Consignez son monologue, qui comprend moult parenthèses – ou tirets si vous préférez. Son discours se déroule par imbrications comme lui-même s’imbrique dans le corps. Langage qui ne se limite pas à dire oui ou non au plaisir et à la douleur. Dans le corps reposent la sagesse des gestes, des expressions et des réflexes, un esprit de finesse et d’à-propos, une vérité que l’esprit cherche à camoufler. Fiction, autofiction, autobiographie. Le corps peut être le vôtre, celui d’un autre. On ne demandera pas. Intimité oblige. Érotisme possible. (https://josephinelanesem.com/2022/02/01/le-diable-au-corps/)

* * *

onesime a mal à l'oeil

Depuis qu’il pratique la sophrologie et la méditation, Onésime est beaucoup plus à l’écoute de son corps et des messages que celui-ci lui délivre. Son troisième œil est devenu expert dans cet exercice.

Mais ce matin, c’est spécial : il s’est levé la larme à l’œil, expression qui prend ici tout son sens puisque seul l’œil droit larmoie. Un sur trois, se dit-il, il m’en reste quand même deux (vous le connaissez, c’est un pragmatique, Onésime !).

Par acquit de conscience, il entre en connexion avec le grognon et larmoyant organe :

O – Que se passe-t-il, tu es tout poché ! on te dirait passé au beurre noir !

OD – C’est le seul moyen que j’ai trouvé pour attirer ton attention. Depuis que Gertrude t’a tapé dans l’œil avec son œil de biche, tu n’arrêtes pas de lui faire les yeux doux, et moi, ça me fatigue !

O – Pourtant, jusqu’à ce jour, tu avais bon pied bon œil ! Que lui reproches-tu à ma Gertrude, et qui n’a pas l’air de perturber ton binôme de gauche ?

OD – Lui, il n’a pas le compas dans l’œil ! Mais moi je crains qu’elle ne t’ait jeté de la poudre aux yeux… tu lui obéis au doigt et à l’œil; j’ai beau cligner et ciller, voire parpeléger* (c’est un méridional Onésime, son œil aussi du coup), tu la suis les yeux fermés. Mais je t’ai à l’œil. Tu as beau  faire ton œil de bogue* quand tu la regardes, on est là, l’autre et moi, pour te guider. Et on le fait à l’œil qui plus est, alors tu pourrais nous ménager au lieu d’en prendre plein les yeux.

Onésime n’en revient pas de cette révolte oculaire ! Il est pourtant observateur d’habitude, mais là, il n’a rien vu venir.

O – Dis-donc toi ! je t’offre tous les jours le joli spectacle de ma Gertrude et tu fais le difficile ? Tu souffres de quoi au juste ? D’une poussière dans l’œil, d’une bride qui te tiraille ??? Demande à Sainte Lucie* de te rendre ton œil de faucon* et ton regard d’aigle. Je t’avertis, si tu continues, je te mets un cache ! En attendant, hop, un bon collyre…. au moins tu pleureras pour quelque chose !

L’œil gauche, qui jusque là ne s’était pas manifesté, intervient :

OG – Quand on n’a pas les yeux en face des trous, le mieux c’est de se recoucher !

C’est un patient Onésime, mais quand même ! il se dit qu’à force de s’écouter il va se pourrir la journée ! Et ça pas question : aujourd’hui il part en balade avec sa Gertrude et il en a l’œil qui pétille à l’avance (le gauche évidemment).

Il chausse ses lunettes polarisées et s’en va le cœur léger. C’est un optimiste, Onésime, et il sait que sa Gertrude va bien le soigner.

NDLR

O = Onésime
OD= œil droit
OG= œil gauche
Parpeléger mot du Sud de la France pour battre des paupières d’un mouvement rapide

Faire un œil de bogue : avoir l’air ahuri. La bogue est un petit poisson de mer)

Œil de Sainte Lucie : opercule d’un petit coquillage (le turbo rugosa). La légende veut que Sainte Lucie ait guéri une jeune fille qui avait donné ses yeux pour que sa maman retrouve la vue.
Œil de Faucon : Pierre qui, en lithothérapie symbolise la clairvoyance, l’ouverture d’esprit et la tolérance.

Gibulène – 4/2/2022

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Le mystère de l’étoile (A.I. Janvier 2022)

En ce mois de Janvier 2022, voilà le sujet que Lyssamara nous a concocté :

Vous voudrez bien le commencer par cet extrait (tiré d’un journal intime fort célèbre)

« Tandis que les autres demeuraient silencieux, il se mit à aller et venir, fouillant dans tous les tiroirs »

et y glisser cette phrase-phare capturée

« Je m’attache très facilement »

où vous rêverez.

Si vous y introduisez quelques de ces mots-ci, on s’approchera du faîte (de l’édifice littéraire évidemment): étendre, galet, sicaire, céphéide, ange, se revancher et revif.

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Tandis que les autres se tenaient silencieux, il se mit à aller et venir, fouillant dans tous les tiroirs, à la recherche du moindre indice qui lui permettrait de comprendre le mystère qui s’était joué cette nuit-là !

Dans le livre qu’il venait de parcourir avec avidité, l’ histoire disait que la magnifique céphéide, guidée par un ange, s’était posée sur le faîte d’une grotte pour attirer l’attention sur un enfant nouveau-né… mais le vieux grimoire s’arrêtait là, prometteur d’une suite qui, il le sentait, était susceptible d’avoir modifié l’humanité et son histoire……

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Mais encore fallait-il retrouver où l’Oncle Joseph avait rangé ledit livre. Sans trop s’étendre sur l’ordre relatif qui régnait dans la demeure, il était de notoriété publique qu’Oncle Jo, collectionneur dans l’âme, n’avait aucune notion du minimum d’organisation que requérait son hobby.

Quand on lui demandait pourquoi il amassait tout et rien de la sorte, il avait coutume de répondre « je m’attache très facilement aux objets« ………… juste avant de retomber dans le mutisme poli qui le caractérisait.

Mais lui seul pouvait en quelques secondes retrouver LE galet poli ramassé sur la plage un 25 janvier, ou encore LE poster d’Alan Ladd dans le rôle d’un sicaire dans le film « Tueur à Gages » de 1942.

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Seulement voilà, Oncle Jo n’était plus là, et Tante Marie, dans un revif de jeunesse, ou peut-être pour se revancher de toute cette existence sédentaire, venait de vendre la maison pour reprendre sa vie nomade d’avant………

D’avant ? mais d’avant qui et d’avant quoi ??? En fait, dans le village on savait peu de choses de Joseph et de Marie, qui avaient toujours été là, sans qu’on puisse leur donner d’âge précis…… Ils étaient le repère de tout un chacun par leur sagesse et leur sens de l’hospitalité, et tous les enfants les avaient adoptés, au fil des générations, sans se poser de question.

Il devenait vraiment urgent de retrouver la suite de l’histoire, avant que tout ce fatras ne finisse dans un vide-grenier.

Il appela ses amis présents à la rescousse. Ils étaient douze : l’union fait la force, bientôt ils sauraient………

Gibulène – 08/01/2022

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Le Père Noël Existe-t-il ?

Finir l’année avec le Père Noël, c’est ce que nous propose Patrick Blanchon ce mois-ci pour l’Agenda Ironique. Pour les détails, tout est dit là :
https://peinturechamanique.blog/2021/12/01/agenda-ironique-de-decembre-2021/
Un rappel des mots à « caser » : neige – silence – tintinnabuler – orange – étincelle – écarquiller – introït – jeûne – moyeu – centre – rayon – Sain(t) – étoile – conifère – le nom du 1er Renne du Père Noël…. mais au fait, existe-t-il ce Père Noël  ????

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Il faisait très froid en ce 24 décembre 1956, c’était l’année de mes 6 ans. En regardant par la fenêtre, je vis que la neige tombait en abondance. J’ouvris la fenêtre pour respirer cette ambiance particulière et écouter le silence ouaté : nul véhicule ne circulait, les quelques voitures garées dans la rue avaient les pneus ensevelis jusqu’aux moyeux ! Notre vieille Frégate bicolore semblait figée dans le temps.

Le conifère du jardin d’en face, décoré de guirlandes joyeuses, blanchissait doucement. Seule l’étoile posée en son sommet brillait de mille paillettes d’or. J’écarquillais les yeux, émerveillée du spectacle qui s’offrait à moi ! J’avais des étincelles dans le regard (me racontera bien plus tard ma mère)…. et les mains gelées.

Le repas pauvre de nos traditions calendales provençales n’était pas, loin s’en faut, assimilé à un jeûne…. mais il me semblait un peu « maigre » malgré l’orange du dessert qui exhalait son parfum. Aussitôt dégustée, je mettais son écorce sur le vieux poêle à bois qui ronflait au centre de la pièce depuis que la cheminée ne remplissait plus son office.

Noël, c’était l’époque des questionnements et parfois des doutes. Le Père Noël existait-il ? des camarades de classe avaient essayé de semer le doute en moi en m’affirmant le contraire. Mais s’il n’existait pas, qui lisait la lettre que je lui envoyais pour suggérer le cadeau qui me ferait tant plaisir ? qui buvait le petit verre de liqueur posé sur l’ancienne cheminée pour le réconforter, verre que nous retrouvions vide à notre retour de la Messe de Minuit ? Qui grignotait les deux galettes laissées pour lui ?

D’ailleurs comment douter de son existence alors que ses rênes existaient bien, eux ! tous les documentaires sur la Laponie en parlaient ! et leur meneur, qui s’appelait Rudolf, je savais qu’il avait un gros nez rouge, mes parents me l’avaient dit ! Ils en savaient plus que mes camarades, non ? et sur les rennes, ils en connaissaient un rayon ! Alors je balayais mes doutes pour ne penser qu’au bonheur du moment.

Nous partîmes, emmitouflés, assister à la Messe. C’était un autre moment d’émerveillement : les lumières, les voisins, la grande crèche, les chants grégoriens, les statues de Saints qui semblaient nous accueillir……… que cette nuit était belle !!! avec la promesse au retour d’un cadeau sous le sapin et des treize desserts qui nous attendaient…….

Je m’assis confortablement, c’était comme un spectacle dans l’église Saint-Philippe ce soir-là. Les enfants de chœur sautillaient à qui mieux mieux, impatients eux aussi que l’office commence.

Dès l‘introït la magie opéra……… la clochette tintinnabulait au rythme des prières et nous rappelait les moutons endormis dans la crèche……..

Sur le chemin du retour, l’impatience et la chaleur que j’avais au fond de moi m’empêchèrent de sentir la morsure du froid !

Mes doutes s’envolèrent :

cette année là, encore, le Père Noël était passé à la maison !

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Belles fêtes à vous tous

Gibulène – 06/12/2021
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Joie en Novembre….. Noël en Décembre (A.I. Novembre 2011)

Tout se passe chez Laurence Délis, ce mois-ci. Le sujet :

je vous propose de débuter votre récit par une phrase empruntée à Charles Trenet « Y a de la joie […] par-dessus les toits […] du soleil dans les ruelles » à laquelle j’ajoute et novembre .Ce qui donne la phrase suivante : « Y a de la joie par-dessus les toits, du soleil dans les ruelles et novembre…  » A vous d’écrire une suite où il sera question de ce mois novembre. Que fait novembre ou que faire de novembre ou que faire en novembre, avec qui ou quoi… bref, c’est à vous de le dire, comme bon vous plaira avec un zeste d’ironie agenda oblige ? Il faudra ajouter trois mots à votre inspiration du mois  : un puits – le passage – se taire
https://palettedexpressions.wordpress.com/2021/11/01/y-a-de-la-joie-par-dessus-les-toits-agenda-ironique/

« Y a d’la joie ! La Tour Eiffel part en balade……. » Quelle surprise à la lecture de cette nouvelle dans la Presse ! Onésime en reste perplexe au point de se taire (c’est tout dire !)

Si l’on en croit la rubrique « elle s’ennuyait seule ans son coin et a sauté la Seine à pieds joints » !!!

Le passage n’a pas dû être facile, soliloque-t-il en retrouvant la parole; il lui a fallu faire péter les boulons, non ? Il ne faut pas être un puits de science pour mesurer l’incongruité de cette nouvelle ! Pourtant nous sommes en novembre, le 1er avril est loin derrière (ou loin devant…. ça dépend) ! C’est un pragmatique Onésime il se dit qu’il a dû sauter un chapitre…….. En parlant de chapitre, après vérification il constate qu’il est dans la rubrique CULTURE, et que le titre de l’annonce en dit long :  « Nouvelle Comédie Musicale qui va égayer Paris en ce mois de novembre : reprise des grands succès du Fou Chantant pour les 20 ans de sa disparition – les réservations vont bon train ».

A mon avis, se dit-il en conclusion, ce doit être un coup de Tom (Novembre, évidemment !)… Eh bien que voilà une bonne idée de sortie pour emmener Gertrude !  week-end en z’amoureux dans la Capitale avec restau sympa et spectacle ! Rien de tel pour couper la monotonie d’un automne grisâtre qui n’en finit pas ! et puis ne dit-on pas « novembre joyeux, Noël heureux » ? Il a trop hâte, Onésime, de fêter Noël… mais encore une fois ceci est une autre histoire.

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Tom Novembre

Gibulène – 11/11/2021

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Onésime et le 22 (A.I. d’Octobre 2021)

C’est Carnets Paresseux qui nous accueille ce mois-ci, avec des instructions très………. euhhh comment dire………… fantaisistes 😀 mais nous n’en demandions pas moins ! Il nous demande donc de :  raconter une histoire de premier jour.  Et pourquoi ça, alors que les jours raccourcissent et que l’année tire au bout de sa ficelle ? Tout simplement en hommage à James Ussher, archevêque d’Armagh et Primat d’Irlande, qui, après de très savants calculs – avant qu’on se moque de lui, rappelons que Kepler et Newton ont tenté la même opération –  assigna au premier jour de la Création du monde la date du 22 octobre*. Donc, une histoire de premier jour, de genèse, de commencement, bref, de début, sous forme de chanson, de conte, de thèse, d’opéra, de feuilleton (j’ai beaucoup d’affection pour les feuilletons), recette de cuisine, pièce de théâtre, poésie animalière, cinématographe ou aquarelle, ce que vous voulez, en un épisode ou en vingt livraisons ; avec – si vous voulez – une écrevisse, et – obligé –  deux vers empruntés à l’ami Norge , au choix entre ces quatre là : « la porte était lourde / ça faisait des heures » ou « j’attends de savoir / ce qu’il faut attendre »…….  Bref, une histoire de début, une écrevisse facultative, deux vers de Norge – ou plus. Voilà. Et bien évidemment, un peu d’ironie et une dose de calendrier.

Onésime s’y colle, il m’autorise à publier :

Ce 22 Octobre était un jour important pour Onésime, il espérait que ce serait le premier jour du reste de sa vie !

La veille il avait longuement médité au son du tambour, sous la Pleine Lune, et pris une grande décision : Il était prêt à faire sa déclaration à Gertrude !!!

C’est un précautionneux, Onésime, il avait fait des recherches sur ce jour précis, avec ses bons et mauvais événements dont certains l’interpellaient et d’autres non.

Parmi les naissances, il y avait Franz Liszt le romantique (coucou toutl’opéra, comprenne qui pourra) et le grand Georges, chanteur poète s’il en fut, Leconte de Lisle et sa Marseillaise, et les Catherines (Deneuve et Pancol, qui toutes deux avaient sa sympathie).

Bien sûr, il y avait eu des décès, mais que ce soit Charles Martel, Paul Cézanne ou Lino Ventura, aucun ne lui laissait d’impression négative.

Des événements importants en ce premier jour de Brumaire ? tiens ! l’invention de l’ampoule électrique par Edison !!! Fiat Lux !!! Lumineuse idée s’il en fût !

Onésime en avait déduit que le 22 (pas celui des flics, ni celui d’Asnières) était d’un bon cru ! et en parlant de cru, avait décidé dans la foulée de mettre les petits plats dans les grands pour fêter ce grand moment ! Ça tombait bien puisque Gertrude lui avait promis de venir passer la journée !!!

Voyons, soliloqua-t-il ce matin-là après avoir petit-déjeuné ! « je mets de l’ordre dans mes idées. Ça ne va pas tout seul……….. à la fin j’ai beaucoup d’ordre et presque plus d’idées ».

Toute la matinée,il cuisina pour offrir à sa dulcinée une écrevisse à l’armoricaine. Enfin quand je dis une, c’est plutôt des !!! Ce n’est n’est pas un radin Onésime.

Et Ça faisait des heures qu’il s’appliquait ! ce n’était pas le moment de se louper !

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Vers onze heures Gertrude arriva avec du bon pain frais et des macarons (leur dessert préféré), et il lui demanda de patienter quelques minutes sur le canapé. Gertrude n’est pas compliquée, elle prend sur une étagère un recueil des poèmes de Georges Mogin, alias Norge, et se plonge dans la lecture.

Lorsque tout fut prêt, fier de lui, il se saisit du faitout et voulu le présenter, tel un trophée, à sa Dulcinée. Mais pour sortir de la cuisine il s’aperçut que la porte était lourde !

« Peux-tu venir me donner un coup de main Gertie, s’il te plait ! (c’est un poli Onésime, il est bien éduqué).

La réponse de Gertrude le surprit !!! : « j’attends de savoir ce qu’il faut attendre » l’entendit-il dire de l’autre côté de la porte.

D’habitude Gertrude est plus coopérative, mais lorsqu’elle se plonge dans l’univers de Norge, elle s’applique tellement à tenter de comprendre qu’elle en perd toute autre notion. Il le sait Onésime, c’est un intuitif.

Il se prit à réfléchir de façon plus rationnelle. Pour que ce jour soit vraiment le premier, il ne fallait rien négliger, et surtout ne pas contrarier sa douce Gertrude. Et puis il avait encore des choses à préparer……… le bouquet, le petit écrin depuis des semaines caché, le Dom Pérignon bien frappé……….

Il fallait que, lorsqu’il ouvrirait la porte, tout soit parfait.

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Mais ceci est une autre histoire………… laissons-les en profiter, c’est leur journée !

Gibulène – 03/10/2021

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Onésime et l’Amphi Aboli (A.I. de Septembre 2021)

Le sujet du mois, que je vous résume ci-dessous :

Votre AI devra tourner autour de soit « Calme bloc ici-bas chu d’un désastre obscur », soit « Aboli bibelot d’inanité sonore » (c’est vous qui choisissez votre thème). De plus, il vous sera demandé que votre texte comporte une amphibolie (ou une hypallage si l’amphibolie vous fait trop peur).

Vous le trouverez chez Tout l’opéra ou presque (https://wordpress.com/read/feeds/98086153/posts/3539039441)

Onésime a cru comprendre que sa placidité naturelle était implicitement requise pour tenter de résoudre l’imbroglio. C’est un courageux, Onésime, il va au charbon quand il le faut !


Onésime est perplexe en ce début Septembre. Après des vacances mi-figues mi-citrons (pas encore de raisin en Août, restons logiques), voilà que pour une rentrée qu’il espérait soft, il se retrouve à philosopher sur les amphibolies et autres hypallages en « tournant autour » (sic) de l’aboli bibelot d’inanité sonore !!!! (merci Jean-Louis)

Gertrude ne lui est d’aucun secours : lorsqu’il lui a lu le sujet, elle a écarquillé ses grands globes amoureux, a caressé sa joue, et a filé en cuisine lui préparer une fournée de jumeleines réconfortantes ! Ça part d’un bon sentiment, mais ça n’aide pas à la réflexion dans l’immédiat.

Il est seul face à son devoir et se fait un devoir de l’être.

Dans sa tête l’horloge tourne, il est remonté. Son esprit cartésien, une fois de plus prend le dessus : si tu ne comprends pas, analyse ! et c’est ce qu’il entreprend de faire. Il est logique Onésime, logique et appliqué. Il se dit qu’il y a une énigme à déchiffrer, une signification cachée et que chaque mot est un message. C’est donc mot par mot qu’il va « s’y coller ».

ABOLI : Anéanti, supprimé, annulé…… mais aussi :

AB-OLI (ab, préfixe latin signifiant l’éloignement) (Oli le rappeur pote à Bigflo)

A – BOLI (qui appartient à Basile Boli) (ben, il est Marseillais de cœur, Onésime !)

Pour l’instant, tout cela ne donne rien de logique. Il faut aller plus loin se dit-il, car il aime se dire des choses….

BIBELOT : petit objet décoratif. Bon, ça, il comprend.

BIBE-LOT : un lot de biberons ??? que viennent faire dans cette histoire un lot de biberons réduits a néant et ayant appartenu à Boli ?

INANITE : vain, vide, sans intérêt !!! voilà qui retient le sien !!! Il s’agit d’un lot de biberons apparemment sans intérêt…….

L’enquête progresse, mais où donc Jean-Louis veut-il en venir, et que veut-il lui faire comprendre ? Si seulement son pote Anna était dans le coin ils pourraient réfléchir de concert ! ce qui serait fort utile vu le mot d’après!!!

Les effluves de jumeleines qui parviennent de la cuisine titillent agréablement les narines de notre philosophe en herbe qui en profite pour ma susurrer (c’est un gentil Onésime) qu’il n’y a pas d’herbe dans la salle à manger. (oups !)

Allons, un dernier effort !

SONORE : qui résonne fort, qui renvoie ou propage le son. Mais aussi :

S’HONORE ?

SON OR ? les biberons sont-ils en or ?

On veut donc le faire travailler sur la disparition de biberons en or devenus inutiles et ayant appartenu à Basile Boli (A BOLI BIBE LOT INANITE SON OR)

Eurekâ s’exclame-t-il en Grec mettant en exergue son côté polyglotte ! je m’en remets à la logique du lecteur pour achever l’enquête à son gré, l’essentiel est fait……… les jumeleines sont trop tentantes pour ne pas y succomber (et ceci n’est pas une amphibiologie) !!!

Il m’a fatigué, le djeuns ce soir, pas vous ?

Bonne nuit à tous, prenez un paracétamol ça ira mieux après.

                                                                                                                           Gibulène – 07/09/21

À la Une

Journée bof, mais pas trop (Agenda ironique de Juillet)

Le thème : utiliser des onomatopées pour narrer un moment ou une étape dans la vie d’une personne. Merci à VictorHugotte pour cette idée rigolote (ça bas de soie 😀 )

Driiiiiinnnnng fait le réveil

Beurk : 6h 30 déjà ! pfffffffffff faut se lever !

Aïe, Aïe, Aïe : crampe de bon matin, vite s’étirer…..

Ouf !!! ça passe….

Bon, positivons !

Hmmmmmmmmmm le café du matin !

Grrrrrrr plus de dosette dans le placard !

Re-positivons : thé et galettes, elles font crunch crunch

criiiiiiic, j’ouvre les volets : plic ploc ! zut il pleut…

ron ron fait le chat

Bzzzzzzzzz…. Oh, un moustique ! Paf, m’embêtera plus celui-là !

Heueueueu, que faire un jour de pluie ? en plus : glagla ! fait frisquette.

ron ron refait le chat

Whaou : un arc en ciel, SUPERBE !

lap lap (le chat boit)

driiiiiiiiiiiiiiiiinnnnng (non pas le réveil : la sonnette)

Chic le facteur avec mon colis ! youpiiiiiiii : la saga Iris de Dee. L. Annibale en cinq volumes ! Ben la voilà mon occupation aujourd’hui : lecture.

Blgloup grlooooggr fait mon estomac affamé (ben oui déjà midi)

miam miam le sandwich !

hic, hic… zut le hoquet ! gast ! glouglou….. ça passe.

hop, banquette avec le chat.

ron ron………. (etc)

Driiiiiinnng (non pas le réveil, pas la sonnette, LE TÉLÉPHONE).

Allôôôô, allôôôô ????

erreur, grrrrrrrrrr, personne !

Atchoum ! vite un kleenex, sniff !

Grat, grat (le chat)

Tic tac, le temps s’écoule. Pas un bruit. Si, le boum boum de mon cœur et le vrooooooouuuuuuuum d’une motobylette qui passe. Même pas vu Onésime aujourd’hui ! c’est rare !

re-miam miam avec un slurp slurp en dessert.

Bon c’est l’heure du dodo…….

ron ron…….. il attend ses bonbons du soir………

un hibou fait hou houououou…….. criiiiiiic je referme le volet, et clac je verrouille la porte.

grattouille au chat, à demain……

Boing, je saute dans mon lit (oui, je sais…. mais c’est un vieux matelas à ressorts)

Dans le fond là-bas j’entends un miaououou pas content.

ZZZZZZZZZZZZzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzz

Bonne nuit les gens !

Gibulène 7/7/2021

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À la Une

La langue dans tous ses états (A.I. de Juin 2021)

Un thème, chez Iotop (https://ledessousdesmots.wordpress.com/2021/06/04/agenda-ironique-juin-2021/) qui nous accueille pour l’A.I. de Juin 2021. Un thème : la langue, des mots aussi : frigoriste, insomniaque, narine, chouette (dans le désordre).

                                                                   * * * * * * * * * *

Le jeune frigoriste, insomniaque, attend patiemment que la nuit s’achève. Au loin une chouette hulule dans les arbres qui bruissent sous le vent. c’est chouette une chouette !

Sur son balcon, l’héliotrope bleu diffuse des senteurs de vanille qui viennent caresser ses narines. Il passe sa langue sur ses lèvres dans un réflexe pavlovien…….

Ses sens en éveil font vagabonder ses idées……… cet parfum enivrant est aussi celui de la jeune voisine qui vient d’emménager, il y a quelques mois dans le dernier appartement au fond du couloir. Il sait peu de choses d’elle, sauf qu’elle vient des îles et qu’elle ne parle pas notre langue…. mais longtemps après son passage, des effluves sucrés flottent encore dans le couloir.

Il avait caressé l’idée de l’aborder, mais complexé par son défaut d’élocution -un énorme cheveu sur la langue– lui qui d’habitude n’a pas la langue dans sa poche s’est auto-censuré.

Perdu dans ses pensées, le voilà ramené dans l’ ici et maintenant par son greffier bicolore dont la langue râpeuse vient soudainement lui rappeler qu’il a un nez ! ce même nez qui l’a transporté dans les profondeurs insondables d’un rêve qui, pour être éveillé, n’en était pas moins fantasmatique.

Il se secoue. Le jour pointe à l’horizon, le réel reprend le dessus, même s’il est déçu.

Vite se préparer pour la voir partir comme tous les matins, par l’entrebâillement des persiennes… engloutir machinalement deux langues de chat et avaler un café trop chaud qui lui brûle la langue… puis, lorsqu’elle s’est éloignée, sortir dans le couloir et humer à perdre la raison……

Conscient malgré tout de l’incongruité de ses pensées et de ses actes, il se dit que ce matin il se rendra chez sont pote de toujours, Onésime, pour lui demander conseil. Onésime ne pratique pas la langue de bois, mais il n’est pas non plus langue de vipère. Il saura écouter, analyser, et surtout il saura tenir sa langue. C’est un gentil Onésime.

Peut-être aussi pourra-t-il lui souffler –la langue française est si riche- quelques phrases bien tournées pour aborder la fille-à-la-vanille.

En ce qui le concerne, depuis qu’il l’a rencontrée, il en a perdu sa langue !

Gibulène – 05/06/2021

À la Une

Onésime et le cyclo-pousse – A.I. de Mai 2021

L’Agenda Ironique du Mois de mai nous est suggéré par Laurence qui nous accueille avec quelques consignes à respecter. Pour les lire, cliquez là :

https://palettedexpressions.wordpress.com/2021/05/03/un-bruit-etrange-et-beau-agenda-ironique/

Je résume : on part du titre d’un livre de ZEP « Un bruit étrange et beau, et on en fait absolument ce qu’on veut, à condition d’inclure ce titre et les mots cyclo-pousse, île, et poirier. Quoi de plus logique !

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Onésime en a marre du confinement, du respect des consignes, de ne plus voir la douce Gertrude que depuis la fenêtre sous laquelle il passe tous les jours.

Il regrette tellement de ne pas l’avoir emmenée en Absurdie pendant que c’était encore possible (https://wordpress.com/post/laglobule2.wordpress.com/675)

Il revoit encore ses yeux pleins de tristesse lorsqu’il lui avait annoncé son départ, et garde dans la tête le petit sanglot discret qui était venu du fond de sa gorge : un bruit étrange et beau comme une poésie, ou comme ce clapotis de la Seine à l’heure bleue dans le livre de ZEP… (c’est un sentimental Onésime, même s’il s’en défend).

Mais Gertrude, la naïve Gertrude, c’est la douceur même : à son retour, elle l’attendait comme Pénélope, mais avec un tupperware rempli de jumeleines confectionnées pour lui avec application. Et quand on connait sa maladresse légendaire, c’était vraiment un super cadeau !

(https://wordpress.com/post/laglobule2.wordpress.com/176 pour la recette).

Onésime attend donc de pouvoir la retrouver au petit troquet où ils avaient leurs habitudes (mais ça, c’était avant !); de pouvoir reprendre ces petites conversations décousues qui font le sel de la vie.

(https://wordpress.com/post/laglobule2.wordpress.com/610)

En attendant, notre Ecriberlu fait le pied de grue tous les matins sous les fenêtres de sa fidèle, attendant de l’apercevoir au milieu des potes de géraniums qui encombrent son balcon.

C’est une végétale Gertrude, elle plante tout ce qui est susceptible de pousser. Un jour, elle a même cru planter un poirier, mais il y a eu gourance cette année-là, elle a récolté des nèfles.

Bref, lorsque les yeux de Gertrude pétillent derrière les géraniums, Onésime est les plus heureux.

Aujourd’hui, il a pris une grande décision : les infos sont confuses mais optimistes : les interdits vont sauter…….. enfin, c’est à souhaiter………

Alors, il va la surprendre, Gertrude, il va lui inventer des vacances lointaines pas très loin : ils partiront tous les deux -si elle le veut bien- pour la première fois. Il va louer un cyclo-pousse et il l’emmènera dans une île. Bien sûr ce ne sera pas Madagascar, ou un pays lointain comme le Vietnam, il faudrait pédaler trop longtemps…. Mais il y en a des îles en France ! on peut pédaler sur l’île de Ré, ou l’île de la Cité……… et même à l’île de Porquerolles ou l’Isle sur la Sorgue !!!

Qui sait, des amis blogonautes comme Ana les rejoindront peut-être pour cette jolie escapade aux senteurs de liberté.

C’est un rêveur Onésime, on l’a déjà dit. Et là, il se prend à rêver……. Mais chuuuuuuuuuuut, ne dites rien à Gertrude, jusqu’au dernier moment ça doit rester secret !

 

Gibulène – 06/05/2021

Une petite pensée pour l’ami Yann qui nous a quittés et ne passera plus déposer ses longs commentaires amicaux et appliqués. Adessias Yann.

 

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