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O sole mio (A.I. Janvier 2023)

Consignes : un texte n’excédant pas 223 mots, mais comptant au moins 150.Le thème : “Frutti di mare”. Avec, autant que possible, tout ou partie de cette liste de mots, un rien maraboutée (3 mots minimum) :
Tutti frutti, frutti di mare, marée [montante ou descendante*], dentier de, [d’eux ou de*] crabe, crabouille, ouille la la ! [là, je dis*] amen, aménité, ite missa est ![* pas inclus dans la consigne, déjà bien assez maraboutée]
Je ne sais pas si je suis capable d’amertume ou d’ironie, mais écrire un texte en 223 mots relève de l’exploit. DONC, une première version ci-dessous en 221 mots pour suivre les consignes, et juste après une version un tantinet plus longue pour me faire plaisir……. Meilleurs vœux à tous et pleine réussite pour la série A.I. 2023.

VERSION A.I.

Onésime emmène sa Gertrude pour une semaine en amoureux.. direction Venise en Italie. Il a juste oublié de la prévenir. Ouille la la ! vite les valises ! Gertrude dit Amen et s’exécute.

Une fois prête, elle prend même le temps de crabouiller une liste de souhaits. Elle fera l’impasse sur la marée cette année.

Onésime ayant tout prévu en loucedé, Ite missa est, donc !

Le chauffeur, d’une humeur de chien, leur intime sans aménité l’ordre de boucler leurs ceintures. Puis il parcourt l’allée en crabe pour tout vérifier. Les deux amoureux sont tout à leur voyage et béent de la bouche à en tomber le dentier.

Lorsqu’à la fin du périple la lagune s’ouvre à leurs yeux, quel émerveillement! La semaine s’écoule sur un rythme métronomique. Le point d’orgue : une pizza « ai frutti di mare » et une crème glacée tutti frutti, le tout arrosé d’ Amarone .

Vendredi, regrets : il faut repartir. Le chauffeur n’a pas perdu un iota de son autorité goguenarde. Onésime se dit qu’il serait tout de même bon de donner son avis via les sites dédiés sur la toile. Après avoir récupéré leurs bagages, ils saluent poliment (ils sont polis, tous les deux, on le sait) :

– Au revoir Monsieur…….. Monsieur ?

– Paolo Marco!

(221 mots)

VERSION GIBU (l’histoire reste la même 😉  )

Lassé de la routine, Onésime emmène sa Gertrude pour une semaine en amoureux.. direction l’Italie. Petit bémol : il a juste oublié de la prévenir ! Ouille la la ! Mais Gertrude est du bois dont on fait les flûtes, elle s’adapte. Et puis l’Italie, c’est pas tous les deux jours qu’on y va !

Une fois prête, elle prend même le temps de crabouiller une liste de ce qu’elle ne veut pas manquer : Faire l’impasse sur la marée (montante ou descendante) puisqu’on ne va pas en Bretagne. Peu lui chaut d’ailleurs, elle dira amen à toute proposition de son Onésime, trop heureuse de cette escapade. C’est une bonne vivante Gertrude.

Onésime avait tout prévu en loucedé !  Ite missa est, donc !

Saperlipopette que le voyage lui semble long jusqu’à Venise, car c’est Venise leur destination. C’est marqué sur le car (elle est maline Gertrude). Ledit car est bondé. Le chauffeur, d’une humeur de chien, leur a intimé sans aménité l’ordre de boucler leurs ceintures. Puis il a marché en crabe dans l’allée centrale pour tout vérifier.

Faisant fi de sa mauvaise humeur, les deux amoureux sont tout à leur voyage et aux paysages qui défilent sous leurs yeux écarquillés.

Lorsqu’à la fin du périple la lagune s’ouvre à leurs yeux, quel émerveillement. Ils en restent bouche bée à en tomber le dentier.

La semaine s’écoule sur un rythme métronomique. Ne pas oublier le Palais des Doges, le pont du Rialto, la Basilique Saint Marc (et déguster un café sur la place éponyme chez Florian), l’Opéra, pour raconter à Jean-Louis (Gertrude tente une vocalise qui -avouons le franchement- tient plus du gloubi boulga que du Bel Canto). Balade en gondole, bisou et selfie au Pont des Soupirs, les galeries d’art, et, top du top, déguster une pizza « ai frutti di mare » et, en dessert, une crème glacée tutti frutti, le tout arrosé d’un bon verre d’ Amarone .

Enivrée par tant de belles et bonnes choses, Gertrude se prend à rêver qu’ils reviendront s’installer sous le soleil vénitien (c’est une rêveuse Gertrude).

Mais les meilleures choses ont une fin. Ouste, il faut repartir. Un peu de nostalgie, balayée par la brusquerie du chauffeur qui n’a pas perdu un iota de son autorité goguenarde.

Sans le plaisir de consulter encore et encore les photos souvenirs contenue dans l’appareil, oubliant ainsi l’insupportable personnage, le retour eût été bien morose.

Onésime se dit qu’il serait tout de même bon de donner son avis sur le sujet via les sites dédiés sur la toile (c’est un pragmatique, Onésime).

Après avoir récupéré leurs bagages, ils saluent poliment (ils sont polis, tous les deux, on le sait) :

– Au revoir Monsieur…….. Monsieur ?

– Paolo Marco!

(478 mots)

PS : les mots désuets, je ne les ai pas casés dans la version courte, faut pas exagérer 😀

Bonne lecture

Gibu

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Onésime et Gertrude préparent Noël (A.I. décembre 2022)

 

Photonanie nous accueille pour ce dernier A.I de l’année, avec pour consigne d’écrire sur Noël. A notre idée comme toujours mais en incluant « graffeur », « gaffeur » en cas de manque d’air, et « maquillé(e) comme une voiture volée ». Et Carnets Paresseux nous encourage : « yapluka »


———-
 

Onésime et sa Gertrude préparent Noël : boutiques, achats, déco…. ambiance feutrée, vin chaud (avec modération) marrons (chauds aussi mais sans modération).

Aujourd’hui est un jour important pour eux : ils partent choisir leur sapin.

Ils en profitent pour déambuler dans les rues de la vieille ville, dont les murs sont entièrement revisités par les graffeurs (au grand dam des agents municipaux).

Les touristes affluent, appareils photos en main……

Onésime et Gertrude s’amusent à déchiffrer, interpréter.. c’est comme une grande Galerie en plein air !

soudain une peinture immense se présente à leurs yeux :

 

 

Lorsqu’elle voit ce tag LA,  Gertrude sursaute et blêmit ! c’est une tendre Gertrude, et une inconditionnelle du Père Noël. Cette œuvre offensante lui rappelle un vieux film des années 1980 qu’elle a détesté!!!

Ce mur qui affiche la violence d’un Père Noël à la Matt Groening revisité par JM Poiré est pour elle une véritable torture ! Les larmes jaillissent et la voilà qui sanglote, sous l’œil étonné des badauds, sur l’épaule de son Onésime. Quel gaffeur, ce graffeur, soupire  ce dernier en la consolant de son mieux.

Ils s’éloignent rapidement et il l’entraîne illico vers une pâtisserie à la devanture appétissante. L’œil de Gertrude reprend du poil de la bête. Onésime jette un regard à l’intérieur : décoration en mode Steampunk, serveuse maquillée comme une voiture volée (l’original a disparu sous les crèmes et le rimmel). Elle mâchouille un chewing-gum dont elle extirpe quelques bulles à grand renfort de claquements élégamment vulgaires.

Euhhhhhhhhh, viens dit Onésime à Gertrude, j’ai une meilleure idée. La déçue docile s’exécute : l’important c’est d’être main dans la main avec son Onésime.

Ils arrivent sur le port et la fraîcheur du vent finit de balayer les miasmes. Les deux z’ amoureux profitent d’un semblant de légèreté qui flotte en cette période de fêtes, écoutent un chant de Noël au coin de la rue, dégustent un bon vin à la cannelle, en se racontant des carabistouilles…. et remontés comme des coucous s’en vont acheter leur sapin ! Un épicéa dodu qui illuminera leur réveillon en tête à tête. Et en plus, Gertrude veut des guirlandes…….. et une belle étoile……… ce Noël sera magique, elle l’a décidé.

Les voilà arrivés. Devant la porte ils posent le petit géant vert, le temps qu’ Onésime trouve ses clefs.

– Dis, Onésime, c’est vrai que le Père Noël est une ordure ?????

 
Voilà, histoire de terminer sur une touche de gentillesse l’A.I. de 2022 ! Onésime et Gertrude avaient à cœur de vous retrouver, vous leur manquiez !
Belle lecture, et bons préparatifs à vous tous.
Gibu
4/12/22
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Gertrude est ailurophile (A.I. Mai 2022)

Ce mois-ci, l’Agenda Ironique est hébergé par Photonanie qui suggère les contraintes suivantes :
J’ai envie que l’action se passe dans un pays froid, l’Islande éventuellement mais pas que.
J’aimerais assez que s’y glissent les mots suivants: ailurophile, syllogomanie, bec à foin et puis aussi coquecigrue parce que j’aime bien ce mot.
Si en plus le texte se présente sous forme d’anadiplose je serai comblée mais si ce n’est pas le cas, je le serai aussi

Gertrude est ailurophile, au grand dam d’Onésime !!! Elle l’aime lui, bien sûr, mais elle aime aussi beaucoup les chats.

Les chats, il y en a partout dans la maison : photos, figurines, résine, bijoux, et même plateaux et dessous de plats. Heureusement qu’elle n’est pas atteinte de Syllogomanie !

Syllogomanie ? c’est un mot qui fait peur à Onésime, lui qui aime les intérieurs peu encombrés, il craint que sa Gertrude ne se lance dans d’autres collections.

Des collections ? ce ne sont pas les idées qui manquent, et surtout quand on voyage……..

Ils voyagent en ce moment, ils sont venus en Laponie passer quelques semaines et Gertrude écume les magasins de souvenirs : petits rennes, pantoufles fourrées, écharpes à motifs flocons de neige, et autres coquecigrues qu’il redoute de la voir rajouter dans ses valises.

Ses valises, parlons-en : remplies de pulls, de chaussettes, de bonnets de laine……. Elle a tout prévu sa Gertrude, même la chaufferette pour ses mimines !!! Faut dire que juste avant leur voyage, à l’Agence, elle est tombée sur un vrai Bec à Foin !

Un Bec à Foin qui savait tout de la Laponie, du grand froid,   de ses pièges, et de ce qu’il fallait ab-so-lument emporter… Une liste complète d’objets à ne pas oublier, dont la chaufferette, bien sûr, mais aussi le canif indispensable en cas d’attaque, la crème solaire, les lunettes spéciales soleil de minuit………

Minuit ? leur premier minuit dans le Grand Nord, ils l’ont vécu dans un chalet bien chauffé dont les grandes baies vitrées leur permettaient de voir le paysage depuis le salon, près d’un réconfortant feu de cheminée.

La cheminée, elle est chaleureuse, généreuse, et décorée de figurines diverses et variées. Parmi elles : toute une famille de chats emmitouflés. Oui, des CHATS !

Seulement voilà, Gertrude est ailurophile…………

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Gibulène 12/05/2022

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Onésime et les fées (A.I. Avril 2022)

Sujet du mois d’Avril, aimablement hébergé par Tout l’Opéra ou Presque » : (https://toutloperaoupresque655890715.com/blog/)

thème général « Les Fées sont d’exquises danseuses« , mais vous pouvez aussi travailler sur « L’effet son, d’exquises danses, heu(ses) » ou encore, si vous êtes cyclistes, « Les fesses ont d’exquises danseuses ».

Il vous faudra glisser ici ou là quelque heureuse homophonie, et si vous réussissez à glisser les mots calembredaine, palimpseste et archéoptéryx, vous gagnerez les félicitations du jury.

Vous pouvez écrire dans tous les styles que vous voulez : récit épique, essai philosophique, critique littéraire, roman d’amour, thriller, poésie, boustrophédon…

—————-

Onésime s’intéresse aux fées aujourd’hui, celles mêmes qui se sont penchées sur son berceau pour en faire le petit gars sympa qu’il est devenu. Pourquoi les fées, me direz-vous ? A cause d’un documentaire qui a attiré son attention, et qui s’intitulait « les fées sont d’exquises danseuses ». C’est un passionné de lecture Onésime. Figurez-vous qu’il déchiffre même les textes en boustrophédon ! D’ailleurs, il avait découvert le Boustrophédon en lisant un poème de Victor hugo, un poème sur La Fée (ça tombe à pic soliloque-t-il !) et qui disait :

LA FEE
.eéF al sius eJ ! tnafne leb ,sneiV
Je règne aux bords où le soleil
eéffuahcér edno’l ed nies uA
Se plonge, éclatant et vermeil.
tneroda’m tnediccO’d selpuep seL
Les vapeurs de leur ciel se dorent,
;tnahcuot sel ne essap ej euqsroL
Reine des ombres léthargiques,
seuqigam sialap sem sitâb eJ
Dans les nuages du couchant.
;enahpaid tse euelb elia noM
L’essaim des Sylphes enchantés
,enalp ej dnauq ,sod nom rus riov tiorC
Frémir deux rayons argentés.
;etnerapsnart te esor ,tiul niam aM
Mon souffle est la brise odorante
;spmahc sel snad erre ,rios el ,iuQ
Ma chevelure est radieuse,
esueidolém ehcuob am tE
Mêle un sourire à tous ses chants.
;segalliuqoc ed settorg sed ia’J
J’ai des tentes de rameaux verts;
,segalliuef sel tnecreb euq iom tse’C
Moi que berce le flot des mers.
,eunégni erbmo ,sius em ut iS
Je puis t’apprendre où va la nue,
;xuae sel tnenneiv ùo’d rertnom eT
Viens, sois ma compagne nouvelle,
elèvér et ej euq xuev ut iS
Ce que dit la voix des oiseaux.
.oguH rotciV

Pourquoi s’encombrer la mémoire d’un texte si difficile à lire? Onésime ne le sait pas. Ce dont il se souvient c’est des calembredaines qui en ont résulté lorsque avec ses potes, à l’école, ils ont testé un boustrophédon sur un palimpseste (fortement endommagé, il faut le préciser). Le moins qu’on puisse dire est que l’imagination était au rendez-vous !

Ce palimpseste retraçait à l’origine l’histoire d’un archéoptéryx. Les joyeux lurons l’avaient modifié à l’envi.

L’archéoptéryx est un dinosaure à plumes noires, et le plus ancien des oiseaux fossiles, était devenu sous leur plume fantaisiste :

L’arc et hop thé rixe

Haie un dîne au zore

A plus meuh noir

Et le plus anse yen

Des oies seaux faux cils.

et donc :

l’arc et hop thé rixe

eroz ua enîd nu eiah

à plus meuh noir

ney esna sulp el te

des oies seaux faux cils.

Cuisant souvenir d’un zéro collectif en classe, le seul qu’il ait jamais récolté; c’est un studieux Onésime, ce jour là il s’était laissé aller ! Leur professeur avait d’autant moins apprécié que le parchemin avait été troué et serait à présent inutilisable.

Les grandes personnes sont décevantes avait-il pensé. Et quelle importance cela avait-il d’écrire les fées, l’effet, lait fait, l’ai fait……. les homophonies sont nombreuses. Les mots sont comme des notes de musique, et qu’elles soient noires façon archéoptéryx ou blanches comme des tuniques de fées, elles se transforment toujours en musique de ballet (balai, bal haie, bas laid, bah ! laid !).

En lisant quelques mois plus tard les œuvres de Saint-Exupéry (Antoine de son prénom) il avait immédiatement fait sienne sa philosophie de vie :

– les enfants doivent être indulgents avec les grandes personnes,

– toutes les grandes personnes ont d’abord été des enfants, mais peu d’entre elles s’en souviennent,

– les grandes personnes ne comprennent jamais rien toutes seules, et c’est fatigant pour les enfants de toujours et toujours leur donner des explications.

Onésime, resté enfant dans l’âme, adhère toujours, quelques années plus tard, à ces maximes d’une logique implacable.

Bref, après ces réminiscences (raies mini sens, Rémy nie sens, Ré, Mi, ni sens) sans queue ni tête puisque dépourvues de tout lien avec son activité présente, Onésime (qui est en rêveur, vous le savez, et qui a tendance à se disperser) reprend pied dans l’ici et le maintenant :

« Les fées sont d’exquises danseuses »

Le documentaire l’a passionné, mais pour en tirer la substantifique moelle, par où commencer ? Tant de chefs d’œuvres à évoquer : Les six chants de la Princesse des contes de fées (Karol Szymanowski), Le conte des fées (Stanislaw Moniuszko), Le cœur des génies et des fées ou La ritournelle des fées (J.B. Lully), ou encore son morceau préféré : Le pas de deux de la fée Dragée et du Prince Orgeat (Illich Tchaïkowski)….

Il est perplexe, Onésime, comme souvent. et comme souvent aussi, il prend une sage décision : il ira voir un spécialiste -et pas des moindres – son pote blogonaute « Tout l’Opéra ou Presque ». Lui, saura démonter les rouages de ces merveilleuses (mères veilleuses) histoires de danseuses aux allures de Fées. Et ça tombe bien puisque c’est chez lui qu’il doit se rendre pour déposer son article ! C’est un malin, Onésime, mais ça vous le savez maintenant.

Il a hâte de parler de son idée à Gertrude….. Ils iront tous les deux, et peut-être croiseront-ils Anna Podoton, Dupin et Lily, ou cette pianiste chinoise tellement douée….

Une chouette journée en perspective !

Gibulène – 03/02/2022

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Mon œil ! (A.I. Février 2022)

Proposition pour l’agenda ironique de février

Choisir une partie du corps. Membre organe tissu cellule liquide substance. Coin pli bout trou articulation ou protubérance. Quelconque élément que vous arrivez à personnifier. Oreille œil poumon synapses pieds nuque coude genou coccyx omoplate nez mitochondrie langue cœur sang ADN cuisse grain de beauté pouce paume auriculaire ou la main entière poignet cheville épaule cheveux nombril cicatrice ride. Défaut ou qualité. Je ne vais pas tout énumérer. Cet élément, unique, double ou multiple, que vous isolez comme vous souhaitez, à grande ou petite échelle, depuis l’intérieur ou l’extérieur, cet élément prend la parole et il se trouve qu’il a plein, vraiment plein de choses à dire à son propriétaire. Gratitude ou reproches, secrets ou nostalgie, exigences bien précises ou rêveries diffuses. C’est vous qui savez. Consignez son monologue, qui comprend moult parenthèses – ou tirets si vous préférez. Son discours se déroule par imbrications comme lui-même s’imbrique dans le corps. Langage qui ne se limite pas à dire oui ou non au plaisir et à la douleur. Dans le corps reposent la sagesse des gestes, des expressions et des réflexes, un esprit de finesse et d’à-propos, une vérité que l’esprit cherche à camoufler. Fiction, autofiction, autobiographie. Le corps peut être le vôtre, celui d’un autre. On ne demandera pas. Intimité oblige. Érotisme possible. (https://josephinelanesem.com/2022/02/01/le-diable-au-corps/)

* * *

onesime a mal à l'oeil

Depuis qu’il pratique la sophrologie et la méditation, Onésime est beaucoup plus à l’écoute de son corps et des messages que celui-ci lui délivre. Son troisième œil est devenu expert dans cet exercice.

Mais ce matin, c’est spécial : il s’est levé la larme à l’œil, expression qui prend ici tout son sens puisque seul l’œil droit larmoie. Un sur trois, se dit-il, il m’en reste quand même deux (vous le connaissez, c’est un pragmatique, Onésime !).

Par acquit de conscience, il entre en connexion avec le grognon et larmoyant organe :

O – Que se passe-t-il, tu es tout poché ! on te dirait passé au beurre noir !

OD – C’est le seul moyen que j’ai trouvé pour attirer ton attention. Depuis que Gertrude t’a tapé dans l’œil avec son œil de biche, tu n’arrêtes pas de lui faire les yeux doux, et moi, ça me fatigue !

O – Pourtant, jusqu’à ce jour, tu avais bon pied bon œil ! Que lui reproches-tu à ma Gertrude, et qui n’a pas l’air de perturber ton binôme de gauche ?

OD – Lui, il n’a pas le compas dans l’œil ! Mais moi je crains qu’elle ne t’ait jeté de la poudre aux yeux… tu lui obéis au doigt et à l’œil; j’ai beau cligner et ciller, voire parpeléger* (c’est un méridional Onésime, son œil aussi du coup), tu la suis les yeux fermés. Mais je t’ai à l’œil. Tu as beau  faire ton œil de bogue* quand tu la regardes, on est là, l’autre et moi, pour te guider. Et on le fait à l’œil qui plus est, alors tu pourrais nous ménager au lieu d’en prendre plein les yeux.

Onésime n’en revient pas de cette révolte oculaire ! Il est pourtant observateur d’habitude, mais là, il n’a rien vu venir.

O – Dis-donc toi ! je t’offre tous les jours le joli spectacle de ma Gertrude et tu fais le difficile ? Tu souffres de quoi au juste ? D’une poussière dans l’œil, d’une bride qui te tiraille ??? Demande à Sainte Lucie* de te rendre ton œil de faucon* et ton regard d’aigle. Je t’avertis, si tu continues, je te mets un cache ! En attendant, hop, un bon collyre…. au moins tu pleureras pour quelque chose !

L’œil gauche, qui jusque là ne s’était pas manifesté, intervient :

OG – Quand on n’a pas les yeux en face des trous, le mieux c’est de se recoucher !

C’est un patient Onésime, mais quand même ! il se dit qu’à force de s’écouter il va se pourrir la journée ! Et ça pas question : aujourd’hui il part en balade avec sa Gertrude et il en a l’œil qui pétille à l’avance (le gauche évidemment).

Il chausse ses lunettes polarisées et s’en va le cœur léger. C’est un optimiste, Onésime, et il sait que sa Gertrude va bien le soigner.

NDLR

O = Onésime
OD= œil droit
OG= œil gauche
Parpeléger mot du Sud de la France pour battre des paupières d’un mouvement rapide

Faire un œil de bogue : avoir l’air ahuri. La bogue est un petit poisson de mer)

Œil de Sainte Lucie : opercule d’un petit coquillage (le turbo rugosa). La légende veut que Sainte Lucie ait guéri une jeune fille qui avait donné ses yeux pour que sa maman retrouve la vue.
Œil de Faucon : Pierre qui, en lithothérapie symbolise la clairvoyance, l’ouverture d’esprit et la tolérance.

Gibulène – 4/2/2022

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Joie en Novembre….. Noël en Décembre (A.I. Novembre 2011)

Tout se passe chez Laurence Délis, ce mois-ci. Le sujet :

je vous propose de débuter votre récit par une phrase empruntée à Charles Trenet « Y a de la joie […] par-dessus les toits […] du soleil dans les ruelles » à laquelle j’ajoute et novembre .Ce qui donne la phrase suivante : « Y a de la joie par-dessus les toits, du soleil dans les ruelles et novembre…  » A vous d’écrire une suite où il sera question de ce mois novembre. Que fait novembre ou que faire de novembre ou que faire en novembre, avec qui ou quoi… bref, c’est à vous de le dire, comme bon vous plaira avec un zeste d’ironie agenda oblige ? Il faudra ajouter trois mots à votre inspiration du mois  : un puits – le passage – se taire
https://palettedexpressions.wordpress.com/2021/11/01/y-a-de-la-joie-par-dessus-les-toits-agenda-ironique/

« Y a d’la joie ! La Tour Eiffel part en balade……. » Quelle surprise à la lecture de cette nouvelle dans la Presse ! Onésime en reste perplexe au point de se taire (c’est tout dire !)

Si l’on en croit la rubrique « elle s’ennuyait seule ans son coin et a sauté la Seine à pieds joints » !!!

Le passage n’a pas dû être facile, soliloque-t-il en retrouvant la parole; il lui a fallu faire péter les boulons, non ? Il ne faut pas être un puits de science pour mesurer l’incongruité de cette nouvelle ! Pourtant nous sommes en novembre, le 1er avril est loin derrière (ou loin devant…. ça dépend) ! C’est un pragmatique Onésime il se dit qu’il a dû sauter un chapitre…….. En parlant de chapitre, après vérification il constate qu’il est dans la rubrique CULTURE, et que le titre de l’annonce en dit long :  « Nouvelle Comédie Musicale qui va égayer Paris en ce mois de novembre : reprise des grands succès du Fou Chantant pour les 20 ans de sa disparition – les réservations vont bon train ».

A mon avis, se dit-il en conclusion, ce doit être un coup de Tom (Novembre, évidemment !)… Eh bien que voilà une bonne idée de sortie pour emmener Gertrude !  week-end en z’amoureux dans la Capitale avec restau sympa et spectacle ! Rien de tel pour couper la monotonie d’un automne grisâtre qui n’en finit pas ! et puis ne dit-on pas « novembre joyeux, Noël heureux » ? Il a trop hâte, Onésime, de fêter Noël… mais encore une fois ceci est une autre histoire.

y a dla joie

39010

Tom Novembre

Gibulène – 11/11/2021

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Onésime et le 22 (A.I. d’Octobre 2021)

C’est Carnets Paresseux qui nous accueille ce mois-ci, avec des instructions très………. euhhh comment dire………… fantaisistes 😀 mais nous n’en demandions pas moins ! Il nous demande donc de :  raconter une histoire de premier jour.  Et pourquoi ça, alors que les jours raccourcissent et que l’année tire au bout de sa ficelle ? Tout simplement en hommage à James Ussher, archevêque d’Armagh et Primat d’Irlande, qui, après de très savants calculs – avant qu’on se moque de lui, rappelons que Kepler et Newton ont tenté la même opération –  assigna au premier jour de la Création du monde la date du 22 octobre*. Donc, une histoire de premier jour, de genèse, de commencement, bref, de début, sous forme de chanson, de conte, de thèse, d’opéra, de feuilleton (j’ai beaucoup d’affection pour les feuilletons), recette de cuisine, pièce de théâtre, poésie animalière, cinématographe ou aquarelle, ce que vous voulez, en un épisode ou en vingt livraisons ; avec – si vous voulez – une écrevisse, et – obligé –  deux vers empruntés à l’ami Norge , au choix entre ces quatre là : « la porte était lourde / ça faisait des heures » ou « j’attends de savoir / ce qu’il faut attendre »…….  Bref, une histoire de début, une écrevisse facultative, deux vers de Norge – ou plus. Voilà. Et bien évidemment, un peu d’ironie et une dose de calendrier.

Onésime s’y colle, il m’autorise à publier :

Ce 22 Octobre était un jour important pour Onésime, il espérait que ce serait le premier jour du reste de sa vie !

La veille il avait longuement médité au son du tambour, sous la Pleine Lune, et pris une grande décision : Il était prêt à faire sa déclaration à Gertrude !!!

C’est un précautionneux, Onésime, il avait fait des recherches sur ce jour précis, avec ses bons et mauvais événements dont certains l’interpellaient et d’autres non.

Parmi les naissances, il y avait Franz Liszt le romantique (coucou toutl’opéra, comprenne qui pourra) et le grand Georges, chanteur poète s’il en fut, Leconte de Lisle et sa Marseillaise, et les Catherines (Deneuve et Pancol, qui toutes deux avaient sa sympathie).

Bien sûr, il y avait eu des décès, mais que ce soit Charles Martel, Paul Cézanne ou Lino Ventura, aucun ne lui laissait d’impression négative.

Des événements importants en ce premier jour de Brumaire ? tiens ! l’invention de l’ampoule électrique par Edison !!! Fiat Lux !!! Lumineuse idée s’il en fût !

Onésime en avait déduit que le 22 (pas celui des flics, ni celui d’Asnières) était d’un bon cru ! et en parlant de cru, avait décidé dans la foulée de mettre les petits plats dans les grands pour fêter ce grand moment ! Ça tombait bien puisque Gertrude lui avait promis de venir passer la journée !!!

Voyons, soliloqua-t-il ce matin-là après avoir petit-déjeuné ! « je mets de l’ordre dans mes idées. Ça ne va pas tout seul……….. à la fin j’ai beaucoup d’ordre et presque plus d’idées ».

Toute la matinée,il cuisina pour offrir à sa dulcinée une écrevisse à l’armoricaine. Enfin quand je dis une, c’est plutôt des !!! Ce n’est n’est pas un radin Onésime.

Et Ça faisait des heures qu’il s’appliquait ! ce n’était pas le moment de se louper !

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Vers onze heures Gertrude arriva avec du bon pain frais et des macarons (leur dessert préféré), et il lui demanda de patienter quelques minutes sur le canapé. Gertrude n’est pas compliquée, elle prend sur une étagère un recueil des poèmes de Georges Mogin, alias Norge, et se plonge dans la lecture.

Lorsque tout fut prêt, fier de lui, il se saisit du faitout et voulu le présenter, tel un trophée, à sa Dulcinée. Mais pour sortir de la cuisine il s’aperçut que la porte était lourde !

« Peux-tu venir me donner un coup de main Gertie, s’il te plait ! (c’est un poli Onésime, il est bien éduqué).

La réponse de Gertrude le surprit !!! : « j’attends de savoir ce qu’il faut attendre » l’entendit-il dire de l’autre côté de la porte.

D’habitude Gertrude est plus coopérative, mais lorsqu’elle se plonge dans l’univers de Norge, elle s’applique tellement à tenter de comprendre qu’elle en perd toute autre notion. Il le sait Onésime, c’est un intuitif.

Il se prit à réfléchir de façon plus rationnelle. Pour que ce jour soit vraiment le premier, il ne fallait rien négliger, et surtout ne pas contrarier sa douce Gertrude. Et puis il avait encore des choses à préparer……… le bouquet, le petit écrin depuis des semaines caché, le Dom Pérignon bien frappé……….

Il fallait que, lorsqu’il ouvrirait la porte, tout soit parfait.

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Mais ceci est une autre histoire………… laissons-les en profiter, c’est leur journée !

Gibulène – 03/10/2021

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Onésime et l’Amphi Aboli (A.I. de Septembre 2021)

Le sujet du mois, que je vous résume ci-dessous :

Votre AI devra tourner autour de soit « Calme bloc ici-bas chu d’un désastre obscur », soit « Aboli bibelot d’inanité sonore » (c’est vous qui choisissez votre thème). De plus, il vous sera demandé que votre texte comporte une amphibolie (ou une hypallage si l’amphibolie vous fait trop peur).

Vous le trouverez chez Tout l’opéra ou presque (https://wordpress.com/read/feeds/98086153/posts/3539039441)

Onésime a cru comprendre que sa placidité naturelle était implicitement requise pour tenter de résoudre l’imbroglio. C’est un courageux, Onésime, il va au charbon quand il le faut !


Onésime est perplexe en ce début Septembre. Après des vacances mi-figues mi-citrons (pas encore de raisin en Août, restons logiques), voilà que pour une rentrée qu’il espérait soft, il se retrouve à philosopher sur les amphibolies et autres hypallages en « tournant autour » (sic) de l’aboli bibelot d’inanité sonore !!!! (merci Jean-Louis)

Gertrude ne lui est d’aucun secours : lorsqu’il lui a lu le sujet, elle a écarquillé ses grands globes amoureux, a caressé sa joue, et a filé en cuisine lui préparer une fournée de jumeleines réconfortantes ! Ça part d’un bon sentiment, mais ça n’aide pas à la réflexion dans l’immédiat.

Il est seul face à son devoir et se fait un devoir de l’être.

Dans sa tête l’horloge tourne, il est remonté. Son esprit cartésien, une fois de plus prend le dessus : si tu ne comprends pas, analyse ! et c’est ce qu’il entreprend de faire. Il est logique Onésime, logique et appliqué. Il se dit qu’il y a une énigme à déchiffrer, une signification cachée et que chaque mot est un message. C’est donc mot par mot qu’il va « s’y coller ».

ABOLI : Anéanti, supprimé, annulé…… mais aussi :

AB-OLI (ab, préfixe latin signifiant l’éloignement) (Oli le rappeur pote à Bigflo)

A – BOLI (qui appartient à Basile Boli) (ben, il est Marseillais de cœur, Onésime !)

Pour l’instant, tout cela ne donne rien de logique. Il faut aller plus loin se dit-il, car il aime se dire des choses….

BIBELOT : petit objet décoratif. Bon, ça, il comprend.

BIBE-LOT : un lot de biberons ??? que viennent faire dans cette histoire un lot de biberons réduits a néant et ayant appartenu à Boli ?

INANITE : vain, vide, sans intérêt !!! voilà qui retient le sien !!! Il s’agit d’un lot de biberons apparemment sans intérêt…….

L’enquête progresse, mais où donc Jean-Louis veut-il en venir, et que veut-il lui faire comprendre ? Si seulement son pote Anna était dans le coin ils pourraient réfléchir de concert ! ce qui serait fort utile vu le mot d’après!!!

Les effluves de jumeleines qui parviennent de la cuisine titillent agréablement les narines de notre philosophe en herbe qui en profite pour ma susurrer (c’est un gentil Onésime) qu’il n’y a pas d’herbe dans la salle à manger. (oups !)

Allons, un dernier effort !

SONORE : qui résonne fort, qui renvoie ou propage le son. Mais aussi :

S’HONORE ?

SON OR ? les biberons sont-ils en or ?

On veut donc le faire travailler sur la disparition de biberons en or devenus inutiles et ayant appartenu à Basile Boli (A BOLI BIBE LOT INANITE SON OR)

Eurekâ s’exclame-t-il en Grec mettant en exergue son côté polyglotte ! je m’en remets à la logique du lecteur pour achever l’enquête à son gré, l’essentiel est fait……… les jumeleines sont trop tentantes pour ne pas y succomber (et ceci n’est pas une amphibiologie) !!!

Il m’a fatigué, le djeuns ce soir, pas vous ?

Bonne nuit à tous, prenez un paracétamol ça ira mieux après.

                                                                                                                           Gibulène – 07/09/21

À la Une

Onésime et le cyclo-pousse – A.I. de Mai 2021

L’Agenda Ironique du Mois de mai nous est suggéré par Laurence qui nous accueille avec quelques consignes à respecter. Pour les lire, cliquez là :

https://palettedexpressions.wordpress.com/2021/05/03/un-bruit-etrange-et-beau-agenda-ironique/

Je résume : on part du titre d’un livre de ZEP « Un bruit étrange et beau, et on en fait absolument ce qu’on veut, à condition d’inclure ce titre et les mots cyclo-pousse, île, et poirier. Quoi de plus logique !

_____

 

Onésime en a marre du confinement, du respect des consignes, de ne plus voir la douce Gertrude que depuis la fenêtre sous laquelle il passe tous les jours.

Il regrette tellement de ne pas l’avoir emmenée en Absurdie pendant que c’était encore possible (https://wordpress.com/post/laglobule2.wordpress.com/675)

Il revoit encore ses yeux pleins de tristesse lorsqu’il lui avait annoncé son départ, et garde dans la tête le petit sanglot discret qui était venu du fond de sa gorge : un bruit étrange et beau comme une poésie, ou comme ce clapotis de la Seine à l’heure bleue dans le livre de ZEP… (c’est un sentimental Onésime, même s’il s’en défend).

Mais Gertrude, la naïve Gertrude, c’est la douceur même : à son retour, elle l’attendait comme Pénélope, mais avec un tupperware rempli de jumeleines confectionnées pour lui avec application. Et quand on connait sa maladresse légendaire, c’était vraiment un super cadeau !

(https://wordpress.com/post/laglobule2.wordpress.com/176 pour la recette).

Onésime attend donc de pouvoir la retrouver au petit troquet où ils avaient leurs habitudes (mais ça, c’était avant !); de pouvoir reprendre ces petites conversations décousues qui font le sel de la vie.

(https://wordpress.com/post/laglobule2.wordpress.com/610)

En attendant, notre Ecriberlu fait le pied de grue tous les matins sous les fenêtres de sa fidèle, attendant de l’apercevoir au milieu des potes de géraniums qui encombrent son balcon.

C’est une végétale Gertrude, elle plante tout ce qui est susceptible de pousser. Un jour, elle a même cru planter un poirier, mais il y a eu gourance cette année-là, elle a récolté des nèfles.

Bref, lorsque les yeux de Gertrude pétillent derrière les géraniums, Onésime est les plus heureux.

Aujourd’hui, il a pris une grande décision : les infos sont confuses mais optimistes : les interdits vont sauter…….. enfin, c’est à souhaiter………

Alors, il va la surprendre, Gertrude, il va lui inventer des vacances lointaines pas très loin : ils partiront tous les deux -si elle le veut bien- pour la première fois. Il va louer un cyclo-pousse et il l’emmènera dans une île. Bien sûr ce ne sera pas Madagascar, ou un pays lointain comme le Vietnam, il faudrait pédaler trop longtemps…. Mais il y en a des îles en France ! on peut pédaler sur l’île de Ré, ou l’île de la Cité……… et même à l’île de Porquerolles ou l’Isle sur la Sorgue !!!

Qui sait, des amis blogonautes comme Ana les rejoindront peut-être pour cette jolie escapade aux senteurs de liberté.

C’est un rêveur Onésime, on l’a déjà dit. Et là, il se prend à rêver……. Mais chuuuuuuuuuuut, ne dites rien à Gertrude, jusqu’au dernier moment ça doit rester secret !

 

Gibulène – 06/05/2021

Une petite pensée pour l’ami Yann qui nous a quittés et ne passera plus déposer ses longs commentaires amicaux et appliqués. Adessias Yann.

 

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À la Une

Onésime et le Dragon de Cristal (A.I. de Février 2021)

Le sujet :

Un dragon pacifiste évite la confrontation avec l’ennemi qui vient le perturber. Le dragon c’est vous, comment vous déferez-vous de l’importun??? Challenge : placer les mots baragouin, buffle, et méphitique…………….. et aller déposer le texte chez Frog, (https://frogsblog7.wordpress.com/) comme nous l’explique avec talent Carnets Paresseux (https://carnetsparesseux.wordpress.com/)

 

Je me nomme Shôton

Le dragon de cristal

Né de cette explosion

Déchirant les entrailles

De Gaïa notre mère…….

Je règne sur la terre

Du Monde du Milieu

à mi-chemin des dieux.

Ce matin, je pressens

Un danger imminent !

Dans un bruissement d’ailes

Est arrivée la Fée

Répandant autour d’elle

Sa lumière bleutée.

Un danger supérieur,

Oui, tel est son message…

Un loup ? un prédateur

Vient troubler mon rivage.

Onésime, il se nomme,

C’est un petit de l’Homme

Venu éliminer

L’ennemi, le danger.

Loin d’être belliqueux

Je prône, et j’en suis fier

Qu’un bon discours vaut mieux

Qu’une inutile guerre !

Comment le convertir ?

En le voyant venir

Avec son œil inquiet,

Je me dis que je vais

Pouvoir l’apprivoiser.

Comment y parvenir ?

Le voilà qui approche !

Par mon éclat inné

Un instant aveuglé,

Il s’accroche à la roche.

D’un souffle méphitique

Je l’ai anesthésié,

Préparant mes répliques

S’il veut baragouiner.

Il me jauge, évalue

Le combat à mener…..

Pense avoir la berlue

Lorsque je lui remets

A distance, bien sûr,

Pour ne pas l’effrayer

Un cadeau de mon cru.

L’Humain, ça me connaît

Surtout lui, un cœur pur !

Ces nounours en guimauve !

Comment y résister…

Onésime, le pauvre

De suite a succombé !

Sur mon aile en cristal

Confortable, il s’installe.

Il doit être du Buffle :

Son humeur est égale.

Il caresse mon mufle,

Son geste est amical…

Il m’a apprivoisé !

Finalement des deux,

C’est lui qui a gagné !

Je formule les vœux

D’une longue amitié.

Gibulène – 7/2/2021

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