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Onésime et l’Amphi Aboli (A.I. de Septembre 2021)

Le sujet du mois, que je vous résume ci-dessous :

Votre AI devra tourner autour de soit « Calme bloc ici-bas chu d’un désastre obscur », soit « Aboli bibelot d’inanité sonore » (c’est vous qui choisissez votre thème). De plus, il vous sera demandé que votre texte comporte une amphibolie (ou une hypallage si l’amphibolie vous fait trop peur).

Vous le trouverez chez Tout l’opéra ou presque (https://wordpress.com/read/feeds/98086153/posts/3539039441)

Onésime a cru comprendre que sa placidité naturelle était implicitement requise pour tenter de résoudre l’imbroglio. C’est un courageux, Onésime, il va au charbon quand il le faut !


Onésime est perplexe en ce début Septembre. Après des vacances mi-figues mi-citrons (pas encore de raisin en Août, restons logiques), voilà que pour une rentrée qu’il espérait soft, il se retrouve à philosopher sur les amphibolies et autres hypallages en « tournant autour » (sic) de l’aboli bibelot d’inanité sonore !!!! (merci Jean-Louis)

Gertrude ne lui est d’aucun secours : lorsqu’il lui a lu le sujet, elle a écarquillé ses grands globes amoureux, a caressé sa joue, et a filé en cuisine lui préparer une fournée de jumeleines réconfortantes ! Ça part d’un bon sentiment, mais ça n’aide pas à la réflexion dans l’immédiat.

Il est seul face à son devoir et se fait un devoir de l’être.

Dans sa tête l’horloge tourne, il est remonté. Son esprit cartésien, une fois de plus prend le dessus : si tu ne comprends pas, analyse ! et c’est ce qu’il entreprend de faire. Il est logique Onésime, logique et appliqué. Il se dit qu’il y a une énigme à déchiffrer, une signification cachée et que chaque mot est un message. C’est donc mot par mot qu’il va « s’y coller ».

ABOLI : Anéanti, supprimé, annulé…… mais aussi :

AB-OLI (ab, préfixe latin signifiant l’éloignement) (Oli le rappeur pote à Bigflo)

A – BOLI (qui appartient à Basile Boli) (ben, il est Marseillais de cœur, Onésime !)

Pour l’instant, tout cela ne donne rien de logique. Il faut aller plus loin se dit-il, car il aime se dire des choses….

BIBELOT : petit objet décoratif. Bon, ça, il comprend.

BIBE-LOT : un lot de biberons ??? que viennent faire dans cette histoire un lot de biberons réduits a néant et ayant appartenu à Boli ?

INANITE : vain, vide, sans intérêt !!! voilà qui retient le sien !!! Il s’agit d’un lot de biberons apparemment sans intérêt…….

L’enquête progresse, mais où donc Jean-Louis veut-il en venir, et que veut-il lui faire comprendre ? Si seulement son pote Anna était dans le coin ils pourraient réfléchir de concert ! ce qui serait fort utile vu le mot d’après!!!

Les effluves de jumeleines qui parviennent de la cuisine titillent agréablement les narines de notre philosophe en herbe qui en profite pour ma susurrer (c’est un gentil Onésime) qu’il n’y a pas d’herbe dans la salle à manger. (oups !)

Allons, un dernier effort !

SONORE : qui résonne fort, qui renvoie ou propage le son. Mais aussi :

S’HONORE ?

SON OR ? les biberons sont-ils en or ?

On veut donc le faire travailler sur la disparition de biberons en or devenus inutiles et ayant appartenu à Basile Boli (A BOLI BIBE LOT INANITE SON OR)

Eurekâ s’exclame-t-il en Grec mettant en exergue son côté polyglotte ! je m’en remets à la logique du lecteur pour achever l’enquête à son gré, l’essentiel est fait……… les jumeleines sont trop tentantes pour ne pas y succomber (et ceci n’est pas une amphibiologie) !!!

Il m’a fatigué, le djeuns ce soir, pas vous ?

Bonne nuit à tous, prenez un paracétamol ça ira mieux après.

                                                                                                                           Gibulène – 07/09/21

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Onésime et le cyclo-pousse – A.I. de Mai 2021

L’Agenda Ironique du Mois de mai nous est suggéré par Laurence qui nous accueille avec quelques consignes à respecter. Pour les lire, cliquez là :

https://palettedexpressions.wordpress.com/2021/05/03/un-bruit-etrange-et-beau-agenda-ironique/

Je résume : on part du titre d’un livre de ZEP « Un bruit étrange et beau, et on en fait absolument ce qu’on veut, à condition d’inclure ce titre et les mots cyclo-pousse, île, et poirier. Quoi de plus logique !

_____

 

Onésime en a marre du confinement, du respect des consignes, de ne plus voir la douce Gertrude que depuis la fenêtre sous laquelle il passe tous les jours.

Il regrette tellement de ne pas l’avoir emmenée en Absurdie pendant que c’était encore possible (https://wordpress.com/post/laglobule2.wordpress.com/675)

Il revoit encore ses yeux pleins de tristesse lorsqu’il lui avait annoncé son départ, et garde dans la tête le petit sanglot discret qui était venu du fond de sa gorge : un bruit étrange et beau comme une poésie, ou comme ce clapotis de la Seine à l’heure bleue dans le livre de ZEP… (c’est un sentimental Onésime, même s’il s’en défend).

Mais Gertrude, la naïve Gertrude, c’est la douceur même : à son retour, elle l’attendait comme Pénélope, mais avec un tupperware rempli de jumeleines confectionnées pour lui avec application. Et quand on connait sa maladresse légendaire, c’était vraiment un super cadeau !

(https://wordpress.com/post/laglobule2.wordpress.com/176 pour la recette).

Onésime attend donc de pouvoir la retrouver au petit troquet où ils avaient leurs habitudes (mais ça, c’était avant !); de pouvoir reprendre ces petites conversations décousues qui font le sel de la vie.

(https://wordpress.com/post/laglobule2.wordpress.com/610)

En attendant, notre Ecriberlu fait le pied de grue tous les matins sous les fenêtres de sa fidèle, attendant de l’apercevoir au milieu des potes de géraniums qui encombrent son balcon.

C’est une végétale Gertrude, elle plante tout ce qui est susceptible de pousser. Un jour, elle a même cru planter un poirier, mais il y a eu gourance cette année-là, elle a récolté des nèfles.

Bref, lorsque les yeux de Gertrude pétillent derrière les géraniums, Onésime est les plus heureux.

Aujourd’hui, il a pris une grande décision : les infos sont confuses mais optimistes : les interdits vont sauter…….. enfin, c’est à souhaiter………

Alors, il va la surprendre, Gertrude, il va lui inventer des vacances lointaines pas très loin : ils partiront tous les deux -si elle le veut bien- pour la première fois. Il va louer un cyclo-pousse et il l’emmènera dans une île. Bien sûr ce ne sera pas Madagascar, ou un pays lointain comme le Vietnam, il faudrait pédaler trop longtemps…. Mais il y en a des îles en France ! on peut pédaler sur l’île de Ré, ou l’île de la Cité……… et même à l’île de Porquerolles ou l’Isle sur la Sorgue !!!

Qui sait, des amis blogonautes comme Ana les rejoindront peut-être pour cette jolie escapade aux senteurs de liberté.

C’est un rêveur Onésime, on l’a déjà dit. Et là, il se prend à rêver……. Mais chuuuuuuuuuuut, ne dites rien à Gertrude, jusqu’au dernier moment ça doit rester secret !

 

Gibulène – 06/05/2021

Une petite pensée pour l’ami Yann qui nous a quittés et ne passera plus déposer ses longs commentaires amicaux et appliqués. Adessias Yann.

 

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Onésime et le Dragon de Cristal (A.I. de Février 2021)

Le sujet :

Un dragon pacifiste évite la confrontation avec l’ennemi qui vient le perturber. Le dragon c’est vous, comment vous déferez-vous de l’importun??? Challenge : placer les mots baragouin, buffle, et méphitique…………….. et aller déposer le texte chez Frog, (https://frogsblog7.wordpress.com/) comme nous l’explique avec talent Carnets Paresseux (https://carnetsparesseux.wordpress.com/)

 

Je me nomme Shôton

Le dragon de cristal

Né de cette explosion

Déchirant les entrailles

De Gaïa notre mère…….

Je règne sur la terre

Du Monde du Milieu

à mi-chemin des dieux.

Ce matin, je pressens

Un danger imminent !

Dans un bruissement d’ailes

Est arrivée la Fée

Répandant autour d’elle

Sa lumière bleutée.

Un danger supérieur,

Oui, tel est son message…

Un loup ? un prédateur

Vient troubler mon rivage.

Onésime, il se nomme,

C’est un petit de l’Homme

Venu éliminer

L’ennemi, le danger.

Loin d’être belliqueux

Je prône, et j’en suis fier

Qu’un bon discours vaut mieux

Qu’une inutile guerre !

Comment le convertir ?

En le voyant venir

Avec son œil inquiet,

Je me dis que je vais

Pouvoir l’apprivoiser.

Comment y parvenir ?

Le voilà qui approche !

Par mon éclat inné

Un instant aveuglé,

Il s’accroche à la roche.

D’un souffle méphitique

Je l’ai anesthésié,

Préparant mes répliques

S’il veut baragouiner.

Il me jauge, évalue

Le combat à mener…..

Pense avoir la berlue

Lorsque je lui remets

A distance, bien sûr,

Pour ne pas l’effrayer

Un cadeau de mon cru.

L’Humain, ça me connaît

Surtout lui, un cœur pur !

Ces nounours en guimauve !

Comment y résister…

Onésime, le pauvre

De suite a succombé !

Sur mon aile en cristal

Confortable, il s’installe.

Il doit être du Buffle :

Son humeur est égale.

Il caresse mon mufle,

Son geste est amical…

Il m’a apprivoisé !

Finalement des deux,

C’est lui qui a gagné !

Je formule les vœux

D’une longue amitié.

Gibulène – 7/2/2021

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Onésime en Absurdie (A.I. Janvier 2021)

Consignes de cet Agenda, géré de main de maître par Carnets Paresseux ici : https://carnetsparesseux.wordpress.com/2021/01/03/en-villes-etrangeres-agenda-ironique-de-janvier/ :
ce mois de janvier, je vous propose de raconter une première semaine en ville. Elle pourra être étrangère (comme toutes les villes qu’on voit pour la première fois), imaginaire, et ça pourra aussi être plusieurs villes, et aussi un projet, un rêve, un souhait, ou même un vrai séjour. Pas de mots imposés, sauf réverbère (parce que j’aime bien la sonorité) et Onésime (pour faire plaisir à Gibulène). La forme ? Sera ce que vous voulez, mais une liste me ravirait, en sept points si possible. Bien sûr, avec une pointe d’agenda et une goutte d’ironie. A part ça, vous avez droit à tout, du feuilleton à l’opéra (ou presque) – sauf peut-être reprendre Daniel Balavoine. Voilà : une ville, une semaine, un réverbère, Onésime, une liste en sept points. C’est tout, ou presque : une fois écrit, faudra pas oublier de venir déposer un lien dans les commentaires de ce billet. La récolte est ouverte jusqu’au 24 janvier (mais les retardataires seront accueillis avec joie). Et puis le vote courra jusqu’au 31, et de là on basculera en février et dans un nouvel agenda.

Onésime refait sa valise, mais cette fois-ci ni bermuda fantaisie ni épuisette… C’est du sérieux : il participe à un grand concours pour gagner une motobylette (c’est plus petit qu’une moto mais plus rapide qu’une mobylette, et surtout, c’est pratique pour aller au travail ! c’est un rationnel Onésime, il a tout pesé !)

La règle est simple : se rendre une semaine en Absurdie (c’est Balavoine qui chante ça se dit-il tout d’abord……… avant de se souvenir que c’était Michel Sardou, le chanteur préféré de sa mémé. Il est distrait Onésime, mais il finit toujours par s’y retrouver ! )

Bon, aller en Absurdie, mais avant faire une liste en points, un par jour de la semaine……… celui qui aura fait le meilleur récit, à lui la motobylette.

Cette liste, à l’arrivée, il lui faudra la fixer sur un vieux mur de pierre éclairé par un réverbère, pour que les autres participants puissent aussi la trouver.

Il galère pour trouver comment s’y rendre ! personne ne connaît…… Enfin, un vieil employé de la seuneuceufeu à l’air allumé (il s’était trompé d’Administration, au départ c’est pour EDF qu’il avait postulé) lui dit qu’il connaissait, et après avoir rédigé son billet à l’ancienne, sur un parchemin parcheminé, lui précisa qu’il devait partir de la gare de la Croix du Roi. Le train serait sur la voie 9 1/2. Normal se dit Onésime qui avait de la culture, la 9 3/4 s’en va à Poudlard.

Restait à établir la liste à l’aide du Routard qui bizarrement avair ajouté récemment Absurdie à sa liste…

Réchéflissons se dit-il en bon dyslexique qu’il était parfois. Il se concentra et établit sa liste ainsi.

Jour 1 – Haut Tel des Voies Âges

Jour 2 – Dupond des sous pires

Jour 3 – Radio-phérique (ancêtre de la télé du même nom)

Jour 4 – Abbé HIE de l’Absurde

Jour 5 – Le Loup, euhhhhhhh non, le Bar à Khuda

Jour 6 – Les Quatre à Combles

Jour 7 – Le Jars Daim Ex-Autique (il ne l’était plus)

Quel endroit zarbi Absurdie ! (ça c’est pour la rime). Bon ben, yapluka comme aurait dit l’ami Carnets Paresseux…….

Voilà Onésime parti…….. trouve le quai 9 1/2 derrière le poteau; le voyage est bref mais nul paysage ne défile, noyé dans un épais brouillard. Il ignore quelle est la direction prise. Au bout de deux heures environ (il n’a pas mis de montre Onésime, il se sent plus libre ainsi) une annonce : « Absurdie, UNE minute d’arrêt-buffet » Vite, le sac. juste le temps de sauter ! OUF !

Chercher le vieux mur de pierre près du réverbère, scotcher un exemplaire de sa liste….. constate qu’ANA est déjà là. Les roues de son fauteuil on laissé des traces sur le gravier, et sa liste est affichée. Il a hâte de le rencontrer -ici ou ailleurs – depuis qu’il a lu ses aventures chez Photonanie.

Parti dès potron-minet, il avait devant lui toute la journée et pouvait ainsi attaquer doucement mais scrupuleusement son programme.

Il sortit le carnet (pas paresseux) qui allait l’accompagner. Il fallait bien tout noter. C’est un appliqué Onésime !

J1 – L’ Haut Tel des Voies Âges : c’était un bâtiment surprenant. L’entrée principale étant au 3ème étage, on y accédait par une échelle métallique, façon Niouyorque. A l’intérieur tout était décalé : lorsque tu descendais un escalier, c’est seulement à reculons que tu pouvais le remonter. Les lustres étaient fixés au sol, et du robinet, côté bleu, sortait du dentifrice. Côté rouge il y avait le savon au safran, et les baignoires de chaque chambre avaient des formes bizarre. La sienne était en forme de sapin de Noël. Il comprit vite que s’il ne restait pas fier et droit comme Bar-Tabac (il y en a qui disent Artaban, mais pas Frédéric Dard. Il a des lettres, Onésime, il a tout lu San-Antonio) l’eau allait se perdre dans les branches…..

Il passa une partie de la journée à explorer et à prendre ses repères. Étrange ville où la baraque à frites ne vendait que des pâtes (pauvre ANA) et où le pain avait un goût de guimauve au beurre salé.

J2 – Le Dupond des sous pires n’était pas pire dessous que dessus, mais posé au milieu d’une rue il n’enjambait rien du tout et aucun amoureux ne pouvait y accéder. On passait juste dessous pour se rendre au pied de la montagne à laquelle Absurdie était adossée.

J3 – Le radio-phérique qui n’était pas sphérique, précisons-le ! Le troisième jour, donc, Onésime passa sans s’attarder sous le Dupond pour y accéder. Il prit son ticket et s’installa, évaluant la distance qui le séparait du sommet. Un haut-parleur diffusait à tue-tête du Balavoine (tiens, curieux se dit-il sans s’étonner davantage).

Arrivé au sommet : pas d’arrêt !!! il aurait dû s’en douter. Tant pis, se dit-il, ce n’est pas la meilleure des journées. C’est un philosophe Onésime, vous le savez ! En redescendant il s’amusa à compter les éléphants qui gambadaient sur les parois escarpées, leurs chaussons roses aux pieds.

J4 – l’Abbé HIE de l’Absurde . C’est sans état d’âme particulier et sans attente spéciale qu’il s’y rendit, poursuivant ses visites. De construction Romane et donc dépouillée, au départ, cette église était vraiment particulière (décidément se dit-il derechef) : les murs étaient recouverts de porcelaine de Limoges aux dorures un peu ébréchées. Le clocher, décoré à la Gaudi, à l’envers était posé. Aucune cloche n’y était rattachée. Le sonneur s’y rendait trois fois par jour en deltaplane afin de rythmer la vie des Administrés……… à l’aide d’un clairon. Onésime ne se fit pas prier (c’est le cas de le dire) pour l’accompagner. La vue d’en haut était à couper le souffle ! c’est ballot car il ne put claironner, ce qui perturba passablement la vie des habitants ce jour là. Onésime se jura d’être plus attentif et moins émotif pour la mission suivante.

J5 – le Bar à Khuda fit l’objet de ce cinquième jour. Il n’avait aucune idée de qui était ce Khuda dont tout le monde parlait. Mais vous vous en doutez, rien de rationnel en ce lieu non plus : les glaçons sortaient du four en flot continu et le réfrigérateur, réglé sur 122°F gardait au chaud quizzas et piches. Les sièges étaient suspendus par des lianes qui les reliaient les uns aux autres, et les boissons servies à la passoire, ce qui prenait un certain temps quand on commandait un Demi. Onésime n’était jamais pressé.. déjà il s’amusait avec une armée de ouistitis qui, de liane en liane, venaient faucher ses cacahuètes.

Cette expédition lui plaisait vraiment beaucoup. Il regrettait seulement que déjà cinq jours se soient écoulés.

J6 – Les Quatre à Combles : ce jour là fut un peu plus compliqué. Les quatre à combles étaient humides et Onésime n’avait pas prévu de cache-nez. C’est un prudent Onésime, il n’aime pas trop mettre sa santé en danger…. Il accéléra donc sa visite, et se prit le pied dans un tibia qui traînait par là….. provoquant une avalanche de tibias qui vinrent se ranger au sol en ordre xylophonique et exécutèrent illico un De Profundis en Sol Majeur. Onésime préférait Metallica…….. Il rentra donc en urgence à l’Haut Tel des Voies Âges, préparer sa valoche puisqu’au terme de sa visite du lendemain il partirait. Il constata que la porte d’entrée avait changé d’étage et s’adapta sans problème.

J7 – le Jars-Daim ex-Autique Le dernier jour commençait, le soleil pointait. Il éteignit le lustre, toujours fixé au sol, se lava les dents côté bleu, prit un bain bien vertical (vous savez pourquoi), s’habilla de printemps, et partit en sifflotant. A l’entrée, il chercha le Jars, puis le Daim, leur demanda l’autorisation officielle et pénétra dans un lieu d’une luxuriance exceptionnelle ! tous ses sens étaient en éveil : l’ouïe, avec le chant des oiseaux trompettes, la vue avec les milliers de fleurs, l’odorat avec ces parfums de vanille et de tubéreuse, le toucher, lorsque la faune locale vint le saluer……. et le goût me direz-vous ? au bout de l’allée, là-bas, un vendeur de Barbapapa ! que du bonheur.

C’est avec un peu de nostalgie qu’il repartit (en marche arrière comme il se doit en Absurdie) et reprit le chemin de la Gare après avoir remisé son cahier bien à l’abri dans la valise. Le réverbère lui servit de repère.

Un long travail de rédaction l’attendait, mais il est appliqué, Onésime, et pour la motobylette il est motivé.

Mais surtout il repart avec des images plein la tête, et c’est ça qui importe.

Quelle surprise, à l’arrivée, de trouver sa porte au rez-de-chaussée !!!

A bientôt Onésime, on croise les doigts pour toi !

Gibulène 04/01/2021

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Onésime et le Mexique – (Agenda Ironique d’Octobre 2020)

ARTICLE ENDOMMAGE – TEXTE IRRECUPERABLE – désolée

Quel est le sujet du mois ???
Ecrire, bien sûr une histoire (poème, chanson, dialogue, et tutti quanti) où le personnage se dirige en huit différentes étapes, vers la source d’une forte odeur. Cette histoire devra intégrer les quatre cartes sorties d’un jeu de carte mexicaine  et d’un tiroir . Voilà tout : un personnage, quatre cartes, huit étapes et une odeur. Forte.
……. et déposer le résultat chez VictorHugotte  😉

Pour l’occasion, Onésime reprend du service, il s’impatientait dans mon ordi !

Onésime était persuadé de ses origines mexicaines. Il ne savait pas pourquoi, sa mémé ayant farouchement nié une tranche de sa vie pourtant confirmée par une photo d’elle dans les bras d’un fringant mariachi, trouvée dans un tiroir. Le message au dos de la photo ne laissait pourtant nulle part au doute : « Para ti, amor de mi vida – tu Antonio – julio 1937 ».

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La Rentrée d’Onésime (A.I. Septembre 2020)

C’est chez Poésie de nature (https://poesie-de-nature.com/2020/09/02/agenda-ironique-septembre-2020/) que ça se passe : Il faut donc

Nous voilà donc à la proposition du sujet du mois : raconter une histoire contenant les 4 mots suivants :

Longue-vue, chafouin, gésir, chemin 

En vous mettant dans la peau d’un animal de votre choix.

Et en intégrant la phrase et les deux strophes suivantes (Lewis Carroll dans Alice au pays des merveilles) :

« J’ai entendu dire que quand on est perdu le mieux à faire c’est de rester où on est et d’attendre qu’on vienne vous chercher, mais personne ne pensera à venir me chercher ici. »

et

«  Tout flivoreux vaguaient les borogoves;

Les verchons fourgus bourniflaient ».

A vos plumes et poils de tous bords pour cet agenda de rentrée, en fables, affabulations, ou autre forme ! Toute la création peut être invitée, les animaux imaginaires bien sûr. Les humains sont autorisés à passer dans le paysage aussi…

Alors voilà :

Onésime est de retour…….

Il n’a pas trouvé sa jolie sirène pendant ses vacances à la mer, mais il a les yeux remplis de belles images et le cœur un peu gros de reprendre le travail.

Son seul souci, le dernier jour, fut la disparition de la plage, que ni les médias ni Carnets Paresseux ne se sont expliqués. Mais c’est un optimiste, Onésime, il se dit que ça va forcément s’arranger…

C’est aussi un prudent Onésime, il prend le train pour se rendre au boulot : ça évite les pannes, les embouteillages, et les risques d’accident sur le chemin.

La veille au soir, le ventre un peu noué, il a préparé son sac à dos avec, dedans, des masques -devenus obligatoires-, de l’eau, des kleenex, des galettes, et une longue vue pour regarder le paysage par la fenêtre.

Le train le berce, ça chante un train. Il entend soudain une voix grave : « Tout flivoreux vaguaient les borogoves, Les verchons fourgus bourniflaient !!! il était temps que je me barre »

????

Il en faut pour le déstabiliser Onésime, mais LA !!! Il réfléchit (il est posé Onésime) ! C’est quoi ce galimatias ????

Entre les deux sièges face à lui, laissés vides pour cause de pandémie, UN SOURIRE ! Oui, oui, un sourire seul, sans visage !

Le voilà rassuré ! Chat du Chester ! Salut ! Que fais-tu dans le TER Avignon-Marseille ?

Le visage du greffier apparaît progressivement, suivi de près par le reste de son corps. Son expression est plus chafouine que dans le bouquin !

Il hésite un instant, et répond : «  J’ai entendu dire que quand on est perdu le mieux à faire c’est de rester où on est et d’attendre qu’on vienne vous chercher, mais personne ne pensera à venir me chercher ici ». Du coup, il me faut gérer mes apparitions, et c’est toi que j’ai choisi pour m’héberger…..

Aussitôt dit, aussitôt fait. La collusion est brutale ! Onésime se sent félinement envahi. Il tente d’appeler, mais ne peut que miauler……… et ce sourire niais qui lui barre le visage, ces poils partout, lui qui est un adepte des peaux bien épilées…. Quel cauchemar !

Un instant de découragement. Dans le reflet la vitre il se voit gésir sur le siège, ses grosses griffes plantées dans le tissu défraîchi… ses pensées dérivent, il rêve de croquettes, de lapin blanc, et de souris à courser….

On le secoue : sur lui des regards posés : jeune homme, nous sommes à Marseille-Saint-Charles, vous êtes arrivé !!!

C’est un pragmatique Onésime, il reprend vite pied dans la réalité ! Mais en s’enfonçant dans les entrailles de la Gare pour récupérer son Métro, il se dit qu’il faudrait qu’il arrête de dormir et de rêver, surtout dans la journée. Pourtant c’est bon de rêver, ça permet d’oublier……

En attendant la rame, par pur réflexe, il vérifie l’état de sa pilosité ! Le voilà rasséréné !

A bientôt Onésime du Cheshire, bonne rentrée !

Gibulène 15/9/2020

Merci à tous mes lecteurs de supporter cette insupportable présentation. N’étant pas douée en informatique je n’ai pas été à même de reconfigurer l’ancien Editeur, si pratique. Je ne trouve plus les photos, je ne trouve plus rien d’ailleurs….. Lorsque je suis les tutos, j’arrive à une mention me demandant de passer à la version payante pour installer le plug in….. Si je ne trouve pas le mode d’emploi cela marquera vraisemblablement la fin de mes exploits épistolaires…. Vous me manquez déjà mais je ne suis pas faite pour le changement – Je continuerai de vous suivre toujours avec le plus grand des plaisirs.

Hélène

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Les vacances d’Onésime (A.I. d’Août 2020)

Consignes fournies par Iotop qui gère de main de maître l’Agenda Ironique de ce mois d’Août sur son blog   https://ledessousdesmots.wordpress.com/
Le thème : plage
J’explique : je n’aime pas le contenant plage (bord de mer) en général mais j’apprécie son contenu. Cependant, il est intéressant d’élargir le champ : plage, comme par exemple : plage horaire, plage de mots, plage d’un navire, plage de bouteilles, plage de livres, plage de naturistes, plage arrière d’un véhicule … etc etc
Je vous propose de composer un texte (prose ou poésie – long ou court) avec la plage de votre choix (réelle ou imaginaire) et dans le genre qu’il vous plaira (fantastique, utopique, commun, amoureux, journalier, carnet de bord, romantique, animalier, érotique …) le tout … Ironique.
Et pour « faire » bonne mesure, quatre mots imposés :
– Flot
– Argile
– Perche
– Monoï
(vous pouvez les placer dans le désordre ou l’ordre et même en faire des anagrammes ou les triturer selon votre bon vouloir).

Onésime en a ras le peaupeau de la ville, il a décidé que pour ses prochaines vacances il ira voir la mer…..

Il s’y voit déjà : une vaste plage de sable fin et blanc, quelques palmiers…. Au loin, sur les rochers, une statue d’argile tournée vers l’horizon : un sportif qui brandit une perche (drôle d’idée cette sculpture soliloque-t-il, pourquoi est-ce que j’ai pensé à ça ? Peut-être pour caser un mot imposé dans le programme ??? )

Il reprend le fil de ses pensées : une jolie plage, oui, tranquille si possible, mais il ne faut pas rêver…. en tous cas pas une plage de nudistes, non, il aurait honte Onésime, c’est un pudique. Une plage payante où il pourra tranquillement s’enduire de Monoï et se laisser aller au gré des flots sur son matelas gonflable en observant la plage faculaire de l’astre solaire à l’abri de ses nouvelles lunettes ultra-filtrantes achetées en vue des congés.

Il lui faut sans tarder organiser son départ. Enfin, sans tarder c’est un peu exagéré pour Onésime, il aurait tendance à procrastiner ! Il s’installe dans son vieux fauteuil, bien lové, met sur sa platine un microsillon dont la plage ondule et joue sous le saphir, et se ménage une plage de repos dans son agenda pourtant peu encombré avant d’explorer les plages horaires que propose la SNCF pour se rendre dans le Sud (le Sud c’est mieux quand on veut des palmiers).

Il fait ensuite une splendide équation pour équilibrer plage horaire et plage de prix : c’est un prudent Onésime, même s’il est rêveur il ne laisse rien au hasard et il sait se limiter à une plage de valeurs qui lui permet un bon compromis entre ce qu’il imagine et ce qu’il peut s’offrir…

Une semaine plus tard, tout est cadré… il a réservé, fait sa valise, commandé un taxi dans lequel il s’engouffre avec délice, pose son épuisette (on ne sait jamais, c’est un optimiste Onésime) sur la plage arrière et sa valise sur les genoux (et dire que le chauffeur voulait la déposer dans le coffre !!! pas question!!!). Il ferme les yeux et se prend à rêver pendant le trajet. Peut-être fera-t-il de jolies rencontres à la plage… les plages, c’est le royaume des petites sirènes au fesses rebondies et aux petits seins pommelés et tout bronzés…….. C’est un coquin Onésime, il aime bien admirer quand l’occasion lui en est donnée. Et puis, avec son tout nouveau bermuda imprimé de palmiers et de ouistitis, tous les espoirs lui sont permis !!!

Le taxi s’arrête devant la gare ! Plus le temps de rêver, on verra après…..

Bonnes vacances Onésime, on se retrouve à la rentrée !

 

Gibulène – 06/08/2020

 

 

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Onésime et les bruits (A.I. de Juin 2020)

sujet 
Pour l’agenda ironique de juin, l’impossible devient possible ! A partir de la citation de Lewis Carroll et des illustrations proposées, imaginez que l’impossible devienne possible.
Petite contrainte supplémentaire : il faudra débuter votre récit avec la phrase d’ E Allan Poe : « L’été, la nuit les bruits sont en fête » et le terminer avec celle de Lewis Carroll (encore lui!) : « Finalement, j’ai rencontré une brouette, et j’ai pensé qu’elle me prêterait une oreille attentive. »
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L’été, la nuit, les bruits sont en fête…. en cette personne où tout le monde sortait d’un enfermement douloureux, la vie explosait et débordait tel un torrent trop longtemps contenu.

Onésime se vêtit de son plus joyeux costume en ce soir de pleine lune : lunettes fluo, veste à paillettes arc-en-ciel, et bermuda. Point besoin de chaussettes dans ses Sneakers à semelles lumineuses. Le nec plus ultra selon ses propres critères ! Prêt pour la fiesta.

Il se laissa guider par le bruit pour rejoindre la foule démasquée sur la place principale du village transformée en guinguette.

Son arrivée ne passa pas inaperçu. Mais c’est un gentil, Onésime, il ne vit dans ses regards que bonhomie et gentillesse. Il ne capta ni railleries ni condescendance…

Il évolua donc tranquillement, écouta la zique, fit deux ou trois tentatives infructueuses pour engager la conversation, et autant pour inviter des demoiselles qui s’enfuirent en sursautant avec une élégance plus que mesurée.

Puis la migraine arriva. C’est un calme, Onésime, le bruit, il ne supporte pas ! Son besoin de contact social n’étant pas à la hauteur de ses espérances, c’est vers d’autres horizons que, cahin-caha, il se dirigea.

Il avait, le matin même, consulté une cartomancienne aux longs cheveux noirs retenus par un foulard…. elle lui avait dit que ce n’était pas auprès des gens qu’il trouverait un sens à sa vie, mais au cœur même de la nature.

C’est tout naturellement qu’il se dirigea vers la forêt toute proche, loin des flonflons de la fête qui s’atténuaient. Ses Sneakers fluo éclairaient ses pas tels des lucioles.

Un lièvre le salua :

ça va, Onésime ?

Ça roule ma poule répondit-il incongrûment.

Il lui arrivait tant de choses bizarres au contact de la nature, qu’il en était arrivé à penser que fort peu de choses étaient impossibles.

Il devisa donc avec beaucoup de naturel avec les animaux qui croisaient son chemin, les arbres, et même la lune, la félicitant de sa pleine forme

Dans la tiédeur de l’été c’était la vie qu’il écoutait, qu’il avalait goulûment ! Le moindre souffle d’air faisait frémir les feuilles, quelques oiseaux de nuits passaient dans un bruissement d’ailes, et la rivière qui passait à proximité faisait chanter son eau sur les cailloux.

Les poissons argentés devenaient translucides et s’envolaient à tire d’aile, semblables à des vols d’oies sauvages. Peut-être allaient-ils rejoindre Nils Holgersson en Suède ???

Il s’assit sur une souche sèche (!) pour mieux s’imprégner de cette musique que la nature lui offrait. Rien à voir avec la cacophonie des agités du village. C’est un contemplatif, Onésime ! Il était plus que jamais dans le « Ici et Maintenant ».

Une chouette se posa à ses côtés et le dialogue s’engagea. Ils s’en dirent des choses : elle lui raconta les vols de nuit, la vie nocturne de la fôret, la lune et les étoiles…. Lui, n’avait rien de poétique à raconter. Il lui narra l’enfermement, la libération des hommes, le bruit et les excès.

Elle s’étonna de le voir aussi serein et détaché :

N’as-tu pas tenté de communiquer avec tes semblables avant de venir te tapir ici ?

Les hommes sont d’étranges animaux, sais-tu ? Ils ne sont pas dans l’échange et n’écoutent pas… Ils s’écoutent !!!…. Finalement, j’ai rencontré une brouette, et j’ai pensé qu’elle me prêterait une oreille attentive !

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Laissons-les à leurs confidences, ces deux là, cela ne nous regarde pas. Je n’ai personnellement jamais parlé à des brouettes, mais il m’arrive de rencontrer des charrettes !

Gibulène 6/6/2020

 

 

 

À la Une

Le pépé d’Onésime – Agenda Ironique d’Avril

Les règles du jeu chez Carnets Paresseux  (https://wordpress.com/read/feeds/16382982/posts/2647785980)  :
des fonderies et stéréotypie de François-Nicolas Gromort. Ce qu’on en fait ? on en choisit au moins trois, au plus tant qu’on veut, on les range dans un sens ou dans un autre et on raconte l’histoire qu’elles racontent, en suivant l’ordre des images. Poème, rébus, conte, chanson, feuilleton en X épisodes, on peut faire tout ce qu’on veut tant qu’on ne perd pas le fil et qu’on s’arrête bien le dimanche 26 avril. Agenda ironique oblige, une goutte de calendrier, un soupçon de temps qui passe et une pointe d’ironie seront bienvenues. Et puis quelques mots imposés – qu’on pourra oublier ou contourner – giboulée, zébu, cognassier et riboulaine (ce qu’il veut dire, celui-là ? ça sera l’occasion de l’inventer).

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ONESIME A LA RECHERCHE DE SES ORIGINES

L’arrière-grand-père d’Onésime n’était pas d’origine européenne. Il était arrivé des îles lointaines, un 20 de Brumaire de l’An 14 à bord du « Toussaint », un vieux trois mâts aux armoiries indistinctes, après avoir essuyé une tempête effroyable. Pas une simple giboulée, non, un phénomène météorologique hors normes : des éclairs zébrant le ciel tel la foudre de Zeus, des nuages en tornades, des vagues en forme de murs, comme un signe de fin du monde….

C’est dire que Pépé n’était pas frais lorsque l’équipage accosta…….

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Onésime avait toujours entendu parler de cette histoire qui lui apparaissait comme une légende et qui se racontait dans la famille, lors des longues soirées d’hiver devant la cheminée.

Et puis un jour il avait trouvé, dans une malle, au grenier, un cahier rempli de notes calligraphiées avec soin et qui détenaient des trésors d’information.

Il avançait donc coûte que coûte dans les méandres de ces souvenirs, aussi fabuleux que farfelus.

Pépé s’appelait Brutus PATAPAPIER. Agriculteur de métier, il avait longtemps roulé sa bosse. Un jour, las de ses aventures, il décida de réaliser son rêve et d’aller s’installer là-bas, de l’autre côté de l’océan.

Passionné d’agriculture, il emporta avec lui un plan de cognassier qu’il espérait replanter ailleurs, plus tard.

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Il lui donnerait son nom et deviendrait célèbre, scellant ainsi son ancrage sur ces nouvelles terres à la conquête desquelles il partait.

Il entreprit le chemin qui le mènerait au Port le plus proche à dos de zébu, calant son maigre bagage sur la bosse du bovidé. Il avait emporté pour se sustenter une énorme portion de riboulaine. C’était un plat insulaire fait de riz en boule que l’on cuisait après l’avoir roulé dans un bas de laine, d’où l’origine de son nom. Brutus s’appliquait à noter dans son cahier les moindres détails, y compris ces improbables recettes qui feraient deux siècles plus tard les délices de grands chefs cuisiniers……

Bref, revenons au voyage : Brutus emporta donc de la nourriture mais rien à boire, car il était parfaitement conscient que, selon le vieil adage, « quand zébu, z’ai plus soif ».

A cet instant de sa lecture, Onésime s’interrompit pour réfléchir à la profondeur de ce qu’il venait de lire …. ça le laissa profondément père-plexe, ou plutôt arrière-grand-père-plexe !!!

Il reprit, se plongeant, si l’on peut dire, dans les détails de la traversée : le zébu resté à quai, les rats montés à bord, le cognassier qui résistait, les vieux matous nauséeux qui miaulaient, le sac de jute sur lequel Brutus dormait…. et les nuits dantesques avant d’accoster.

Onésime était fasciné : c’était un peu de sa préhistoire qui s’écrivait : Brutus PATAPAPIER arrivé d’on ne sait d’où à dos de zébu, puis en nausée, avait osé !!!

Le cognassier, il l’avait planté, et bien d’autres encore sur le petit lopin de terre qu’il avait acheté. Il avait longuement labouré, cultivé, greffé.

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Et Brutus, le roi du coin, était devenu l’empereur des coings !!!

  • « Onésime, viens manger ta confiture !!!

A regret Onésime referma le chapitre des coings et posa le cahier dans un coin. Il prit le temps de noter, avant d’aller goûter, quelques mots-clef en guise de résumé :

PÉPÉ → ILE → COGNASSIER → ZEBU → LE TOUSSAINT → ACCOSTAGE → LOPIN → COIN → ROI DES COINGS .

Il comprenait enfin pourquoi la fabrique familiale portait le nom « LE ZEBU DES ILES ». Lui aussi, un jour, serait un grand confiturier………..

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Ça vous a plu ?

Finir sur une note sucrée,

ça adoucit la soirée…..

les confitures

ça fait du bien quand les temps sont durs !

Bonne semaine

Gibulène – A.I. Avril 2020