À la Une

Lettre à Tiga (1)

 
J’ai le blues de la Cagouille, ma Dame du Nord. Le Petit Escargot n’a pas su t’aider à gagner ta course contre le crabe…. il est resté en rade sur le quai.
Deux ans après, je ressors de mes cartons les formidables dessins que tu m’adressais, tous porteurs de messages et de tant d’histoires. Ils sont les témoins de nos rires passés et un hommage à l’immense Artiste que tu étais !
Que du kiff! Te souviens-tu de ce premier voyage chez not’ LYONne, toi venant de Taupeland et moi de Pastisseland , après des semaines à pester après le temps qui ne passait pas assez vite !
Nos impatiences, nos échanges téléphoniques jusqu’au bout de la nuit avec la LYONne, nos rires qui fusaient pour tout et n’importe quoi….
Dans ton enthousiasme, tu avais même négocié les tarifs !

J’adore ce dial de Tiga en tongs chevauchant la Cagouille. Déjanté, mais déjà tellement nous avant même cette rencontre. C’était une évidence, nous étions sur la même longueur d’ondes.

Et puis  notre arrivée en fanfare, à l’autre bout du rail, avec nos appareils photos et l’incontournable bouteille de rosé :

La concrétisation de nos rencontres sur la Toile, avec la certitude que pour nous, les Trois Glorieuses, plus rien ne serait désormais comme avant. Nous étions venues à Lyon pour fêter la Lumière, et la pluie diluvienne n’a jamais  réussi à gâcher ce week-end inoubliable.

Il reste tes soleils, ta présence au-delà de l’absence, les portraits que de moi tu faisais : ces escargots orphelins désormais.

Et puis il reste ton rire, sur cette courte bande son que je garde pour moi, et qui pendant quelques secondes fait revivre cette force de vie qui émanait de toi. Tu étais tellement solaire, et tellement douée…… Merci de m’avoir fait entrer dans le cercle fermé des initiés, j’en ai été tellement heureuse et flattée! Tes innombrables œuvres ne m’appartiennent pas, mais me restent ces quelques dessins que personne ne m’enlèvera jamais.

T’as raison, la Taupelandaise, quand je t’évoque, il fait beau dis donc !
DRU de ta Marseillaise.

Buslady, La Cagouille, La Kokille

PS de temps en temps je t’écrirai. T’es priée de répondre, HING !

 

 

 

 

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À la Une

L’art au service de l’Art

Je suis fascinée par ces artistes qui redonnent leur éclat aux œuvres victimes du temps. Pour les vieilles pierres, c’est au vu et au sus de tous, mais pour la peinture, c’est une toute autre histoire, et je ne soupçonnais pas le nombre d’étapes que comportait une restauration de tableau.

J’ai une amie en Pays de Loire, Artiste par ailleurs, Restauratrice du Patrimoine Culturel,  qui restaure les œuvres d’art avec la patience, la maîtrise, et la technicité que cela demande.

Son site pour de plus amples renseignements : https://www.restaurer-tableaux.com/tableaux

Elle a restauré récemment un tableau du XVII ème, l’Adoration des Mages, et a eu l’excellente idée de détailler son travail étape par étape; j’ai trouvé ça passionnant et j’ai compilé l’ensemble des étapes pour vous en faire profiter...

 

 

 

 

Adoration des Mages, peinture à l’huile sur toile fin 17ème.
Début du chantier de restauration avec une première phase de dépoussiérage de
l’œuvre avec élimination des poussières, vermoulures de bois et corps étrangers
superficiels, en prévision de la protection généralisée de la peinture avant
transport.
L’état de la peinture ne permettant pas de manipuler le tableau sans risque de
chute d’écailles, on a procédé à une protection provisoire en collant des
morceaux de papier japonais a l’aide d’un adhésif réversible (gel de tylose).
Grâce à cette intervention appelée « facing », la peinture est ainsi parfaitement
conservée et protégée pour le transport à suivre et la dépose du cadre.
(Intervention réalisée en 07/2021 à la Mairie de La Lande Chasles – 49)
Après que l’œuvre ait été transportée et rapatriée sans dommage à l’atelier on a
procédé à la dépose du tableau en enlevant les quelques clous qui le
maintenaient à l’arrière du cadre. Une fois le tableau extrait, les bords de la toile
sont soigneusement dépoussiérés au pinceau.
Le travail se poursuit avec le retrait des facing provisoires. Le papier de
protection est ici préalablement humidifié et enlevé très délicatement de la
surface de la peinture. On rappelle à ce stade que les écailles et soulèvements de
matière ne sont pas encore refixés au support toile.
Malgré la présence d’anciennes restaurations, le tableau n’a jamais été démonté
et possède encore son châssis en bois d’origine. Le bois est très vermoulu et sa
structure ne possède aucun critère permettant une conservation optimale de
l’œuvre dans le temps, il est donc prévu de le remplacer ultérieurement par un
châssis neuf.
La toile a été déclouée en périphérie mais la dépose du châssis s’est avérée plus
complexe que prévu! En l’absence d’espace entre la toile et les montants du
châssis, la préparation brune du tableau a traversé la trame lâche de la toile et à
créé de ce fait de nombreuses adhérences. Un problème souvent rencontré sur
des tableaux anciens, jusqu’à l’apparition ingénieuse au 19ème siècle des châssis
dits chanfreinés, dont les montants biseautés créent un espace empêchant tout
contact entre la toile et le châssis. Et hop finies les toiles collées à l’arrière.
Bref. Il aura fallu quelques heures pour décoller le plus délicatement possible les
montants en bois et libérer ainsi la toile, en découpant le châssis tronçon par
tronçon dont certains partaient littéralement en poussière!

On a ensuite procédé à l’assainissement du revers par un grattage des corps
étrangers en relief (résidus et fragments de bois, agglomérats de poussières,
pièce et résidus de colle ancienne, nœuds de tissage…) suivi d’un dépoussiérage
généralisé. Les rebords de toile ont ensuite été aplanis, les quelques déchirures
consolidées, les trous comblés avec de petites incrustations de toile qu’on aura
volontairement choisie de même contexture que le support d’origine.
Lors du diagnostic réalisé en amont du chantier, le tableau présentait
suffisamment d’altérations pour que l’on préconise un rentoilage. Cette
intervention vise à doubler la toile d’origine avec une toile neuve dans le but de
la renforcer et d’assurer dans le même temps une remise dans le plan complète
des écailles de peinture, qui était on le rappelle une des problématiques majeures
de l’oeuvre. Cette intervention impliquant un certain nombre de protocoles et
d’opérations sur la toile d’origine (nous y reviendrons très vite) il est nécessaire
de protéger l’ensemble par un cartonnage.
Ce procédé vise à coller un papier préalablement humidifié sur l’ensemble du
tableau, disposé côté face, avec un mélange de colle de peau et de farines appelé
colle de pâte. L’humidité apportée par l’adhésif va assouplir la toile et le papier
en séchant va se rétracter et exercer une pression sur le tableau. On obtient ainsi
une surface parfaitement plane pour les interventions à suivre.
Une fois encore la colle est réactivée par un apport de chaleur afin de compléter
l’action du précédent re-fixage. (On rappelle que des tests de réactivité à la
chaleur et à l’humidité sont réalisés systématiquement sur chaque objet avant
restauration, on évite ainsi bien des surprises en cours de traitement )

Le tableau protégé par son cartonnage est retourné et fixé au plan de travail
pour être préparé pour son futur rentoilage. La crasse accumulée depuis
plusieurs siècles est désincrustée du revers de la toile et les noeuds de tissage
proéminents sont arasés pour permettre une adhérence et une planéité optimale
de la toile de rentoilage qui sera collée au dos du tableau.
La toile reçoit ensuite deux couches d’imprégnation avec un adhésif ayant la
faculté de pénétrer dans toutes les strates du tableau et de rétablir leur cohésion.
Cette étape vient aussi consolider la couche picturale mais cette fois par le
revers.
Ensuite l’adhésif de rentoilage est enduit directement au dos du tableau, en
plusieurs couches de manière à obtenir une couche uniforme et régulière sur
l’ensemble.

La prochaine étape consiste à préparer la toile de rentoilage qui servira de
renfort généralisé à l’arrière du tableau.
On choisit pour cela une toile de lin neuve aussi épaisse que la toile d’origine
(350g/m2 environ) décatie et découpée droit-fil que l’on tend sur un grand bâti
provisoire. Les dimensions sont volontairement plus grandes que celles du
tableau à rentoiler de manière à conserver des marges de toile nécessaires à la
tension finale sur châssis.
La toile est poncée pour en enlever tous les nœuds et aspérités et l’on reporte au
crayon les dimensions du tableau – rebords compris – sur la toile. Cette zone
d’environ 110 par 130 cm est d’abord pré-encollée puis enduite de plusieurs
couches du même adhésif de rentoilage que celui appliqué précédemment au dos
du tableau de l’Adoration des Mages
Toujours dans le cadre des étapes réalisées en amont du rentoilage on procède
ensuite à l’enlèvement des papiers de protection à la surface du tableau.
Pourquoi enlever la protection de la couche picturale à ce stade de la
restauration ?
La peinture n’a pas encore été nettoyée en raison des craquelures en
soulèvement et écaillages qui empêchaient jusque là toute intervention.
Maintenant que la couche picturale est refixée et consolidée, on peut désormais
intervenir sans risque et procéder aux premières opérations de nettoyage. Oter
la protection permettra aussi de contrôler le bon comportement de la peinture
avant ET pendant le rentoilage à suivre. Chose impossible à vérifier si la face du
tableau était cartonnée.
Le tableau est donc retourné et fixé au plan de travail avec des bandes de kraft.
La surface est humidifiée et les papiers sont délicatement ôtés morceaux par
morceaux. Ô Joie que de travailler avec des colles réversibles à l’eau et de redécouvrir
progressivement la peinture, parfaitement stabilisée
Le travail se poursuit avec la première phase de nettoyage du tableau.
Effectué à l’aide d’un solvant à base aqueuse, le décrassage permet d’éliminer
l’épaisse couche de crasse présente à la surface de la peinture et de dissoudre
dans le même temps les résidus de colles utilisées lors des précédentes opérations
de re-fixage. Le voile grisâtre et terne de saleté disparaît progressivement,
redonnant une certaine lisibilité au tableau. On y voit déjà plus clair
Ce décrassage préliminaire a permis de mettre en évidence un grand nombre
d’anciennes restaurations: des mastics et repeints désaccordés et souvent
débordants qu’il faudra dé-restaurer. Des tests (ou « fenêtres ») de nettoyage sont
réalisés localement afin d’identifier les mélanges de solvants adéquats pour
éliminer tous ces repeints, mais aussi le film de vernis qui recouvre la peinture.

Ce dernier est fortement oxydé et son brunissement généralisé entraîne un
assombrissement et une modification importante de la perception des couleurs
d’origine que l’on peut facilement apprécier ici sur ces tests.
On réservera ce long travail de nettoyage après rentoilage, une fois que le
tableau sera remonté sur châssis. En attendant les mastics anciens en
surépaisseur sont volontairement éliminés et grattés mécaniquement au scalpel,
ceci pour éviter tout relief ou bosse indésirable lors de la prochaine opération de
rentoilage.
Attention il va y avoir du sport !
Le rentoilage proposé dans le cas de cette œuvre consiste à coller la nouvelle toile
sur l’ancienne par un procédé de scellage à chaud réalisé sous vide d’air. C’est
une intervention particulièrement complexe qui demande une grande maîtrise et
dextérité. Combinant à la fois les facteurs de pression et de chaleur, la moindre
erreur de mise en œuvre ou de dosage risque en effet d’altérer la couche
picturale et ce de manière irréversible… C’est toujours un grand moment de
stress, même avec bientôt 13 ans d’expérience au compteur .
Le tableau est positionné face vers le bas sur le plan de travail, la toile de
rentoilage posée par-dessus qui aura été préalablement découpée du bâti
provisoire. Le tout est soigneusement centré de manière à ce que les zones
préalablement encollées d’adhésif thermoplastique (voir précédents épisodes)
soient au contact l’une de l’autre. L’ensemble est enfermé dans une poche de
film siliconé hermétiquement fermée en périphérie. Le plan de travail dispose
d’un trou auquel est reliée une pompe à vide. Une fois mise en marche et réglée à
la pression voulue, l’air contenu dans la poche est aspiré et la dépression créée
va plaquer l’ensemble qui demeure ainsi parfaitement plan et immobile le temps
de l’intervention. On procède ensuite à la réactivation à la chaleur de l’adhésif à
l’aide d’un fer de rentoileur (soit 5 kg à bout de bras ). Le revers du tableau est
chauffé jusqu’à atteindre le point de fusion de l’adhésif de rentoilage (environ 68
degrés) qui permettra d’assurer le bon scellage des deux toiles. Puis on laisse
refroidir l’ensemble, toujours sous pression. L’opération sera renouvelée, côté
face cette fois, pour d’éventuelles reprises locales, et toujours associée à une
phase de refroidissement sous vide.
Un peu de menuiserie à présent
Le tableau nouvellement rentoilé est désormais prêt à être retendu sur châssis.
Comme on l’a vu précédemment le châssis d’origine n’a volontairement pas été
conservé (voir plus haut). On l’a donc remplacé par un châssis neuf sur-mesure
répondant à tous les critères de conservation (fournisseur: Marin Beaux Arts).

Fabriqué en bois d’épicéa ce châssis possède un assemblage tenon/mortaise
mobile ainsi que des clés en hêtre à insérer dans les angles servant à ajuster la
tension de la toile. Les montants internes sont également chanfreinés
garantissant un espace entre le châssis et la toile (Vous vous rappelez? l’arrière
de la toile collé au châssis).
Le châssis préalablement démonté subit un premier ponçage avant d’être teinté
au brou de noix puis ciré. Une fois ré-assemblé et soigneusement remis à
l’équerre on procèdera à la tension du tableau.
Le tableau est prêt à être tendu sur son nouveau châssis.
Pour cela on dépose la toile rentoilée sur le châssis de manière à ce que la
peinture soit parfaitement centrée. Les rebords sont pré-pliés à la main et les
marges de toile sont préalablement découpées afin de conserver une largeur
suffisante pour la tension.
La toile est ensuite tendue et cloutée en périphérie sur les chants du châssis à
l’aide de semences en cuivre (qui ne rouillent pas contrairement aux semences en
acier) d’un poinçon, d’une pince à tendre et d’un marteau. On procède selon un
ordre de montage bien précis pour obtenir une tension la plus régulière et
homogène possible. Il sera temps au besoin de réajuster cette dernière avec les
clés en bois à insérer dans les angles du châssis. Nous y reviendrons en détail lors
des étapes de finitions.
Nettoyage (n.m) : Tête à tête statique pouvant s’éterniser durant de longues
heures. Gestuelle lancinante et répétitive qui nécessite autant de doigté que de
modération. On ne le répétera jamais assez, cette intervention de nettoyage n’est
pas réservée aux amateurs
Suite aux tests réalisés précédemment sur la couche de vernis, des mélanges de
solvants sont utilisés pour dissoudre la résine oxydée et éliminer dans le même
temps les repeints altérés issus de précédentes campagnes de restaurations.
Équipée de mon plus beau masque et armée de mes bâtonnets ouatés, la
métamorphose peut enfin commencer!
Joie immense et indescriptible de découvrir en cours de travail de magnifiques
broderies sur les vêtements des mages, l’étoile du berger qui culmine dans le ciel
et un petit chien assis à gauche de la Vierge qui veille la scène… autrefois
illisibles. C’est aussi ça, la magie du nettoyage et de ses incroyables découvertes .
Joie un peu plus mesurée en voyant apparaître la quantité phénoménale
d’anciennes restaurations et de zones de peinture fortement usée par d’anciens
nettoyages, qui engendreront autant de travail de réintégration picturale par la
suite Bon.. même pas peur… après tout on a déjà vu pire!
Une grande partie de ces mastics anciens étaient débordants et souvent en
surépaisseur, c’est à dire qu’ils dépassaient des lacunes existantes et
recouvraient parfois grossièrement la peinture d’origine. Ces derniers ont donc
été enlevés soigneusement au scalpel, de même que les résidus de vernis logés
dans les anfractuosités de la couche picturale.
Le tableau nouvellement nettoyé est mis de côté quelques jours le temps que les
résidus de solvants s’évaporent de la couche picturale. Une première couche de
vernis à retoucher est appliquée au spalter pour isoler et re-saturer le feuil de
peinture. Commence alors un fastidieux travail : le masticage des lacunes.
À l’image d’un peintre en bâtiment qui prépare son mur, rebouche et ragrée
trous et fissures à l’aide d’un enduit avant de peindre, le restaurateur comble
toutes les lacunes de peinture avec un mastic avant de faire sa retouche. Cette
étape ayant une influence directe sur la qualité des retouches à suivre mieux
vaut donc ne pas la négliger .
Soluble et réversible à l’eau, le mastic est teinté pour s’apparenter à la
préparation d’origine (ici de couleur brun-rouge) et est appliqué
minutieusement dans les lacunes à l’aide d’une petite spatule. Une fois secs, les
mastics sont mis à niveau et ragréés avec un coton humidifié.
Afin de respecter l’aspect irrégulier et en relief de la peinture d’origine
(empâtements, réseaux de craquelures…) il faut aussi veiller à recréer
artificiellement tous ces effets de matière : c’est l’étape de la structuration des
mastics. On utilise pour cela des morceaux de toile vierge que l’on presse sur les
mastics humides pour recréer la trame du tableau, on applique aussi du mastic
dilué au pinceau pour recréer aspérités et effets de matière picturale, sans
oublier les craquelures dont les sillons sont gravés directement dans le mastic.
Et tout ceci évidemment sans jamais déborder des lacunes existantes…
sinon ce n’est pas drôle L’ensemble de ce long et laborieux travail s’exécute
presque exclusivement en lumière rasante pour une appréciation optimale de
l’état de surface du tableau.
La restauration du tableau se poursuit avec la phase ultime de retouche, appelée
également réintégration colorée. A visée purement esthétique, elle consiste à
restituer les motifs manquants et redonner toute sa lecture à l’œuvre en
recouvrant les lacunes mastiquées d’un mélange de couleur. Elle se déroule en
deux étapes.
La première consiste à retoucher avec une teinte neutre s’approchant le plus
possible de la couleur a reproduire. Elle est exécutée à l’aquarelle, pour sa
facilité de mise en œuvre et sa parfaite réversibilité. Ces premières retouches
sont isolées et re-saturées par une seconde couche de vernis à retoucher.

Vient ensuite le travail de retouche illusionniste dont la finalité vise à rendre
l’intervention du restaurateur totalement invisible On emploie pour cela des
préparations colorées mélangeant pigments broyés dans un liant synthétique
dont les propriétés garantissent réversibilité et stabilité dans le temps.
Par de subtils jeux de superposition de couleurs et de glacis, on parvient
progressivement à restituer les détails, dégradés, nuances de couleur… Les
usures de la couche colorée sont également repiquées localement. C’est un
travail de longue haleine mais qui offre un résultat visuel quasi immédiat. Petit à
petit le tableau, la scène et les personnages retrouvent leur lisibilité et unité de
lecture.
A l’initiative du maire de La Lande Chasles, Jean-Christophe Rouxel, le
mystérieux tableau de l’Adoration des Mages désormais restauré sera enfin
dévoilé et inauguré le dimanche 8 janvier 2023, jour de l’Épiphanie
A cette occasion une messe sera célébrée à 10h30 par l’Évêque d’Angers à
l’Église St Jean de La Lande Chasles, suivie d’une présentation publique du
travail de restauration animée par mes soins. Elle se tiendra à la salle
communale à partir de 11h45 où verre de l’amitié et galettes des rois viendront
clôturer cette matinée
Après plusieurs semaines d’un minutieux travail de retouche, le tableau reçoit
un ultime vernissage appliqué par pulvérisation. Le vernis protègera la peinture
des rayons UV mais aussi des poussières et de la pollution atmosphérique tout en
apportant une finition esthétique et une saturation optimale des couleurs. La
restauration touche désormais à sa fin mais il reste encore quelques finitions
La première consiste à ajuster la tension de la toile. Cette dernière doit tenir
compte de la forte hygrométrie du futur lieu de conservation de l’œuvre qui
avoisine les 70% d’humidité relative. En effet, une tension flottante et
insuffisante ou au contraire trop forte nuirait à la bonne conservation de
l’œuvre. Les clés en bois de hêtre sont donc insérées dans les angles du châssis
avec un ramponneau, afin d’écarter légèrement les montants et tendre la toile au
degré voulu.
Les rebords de toile ayant servi à la tension du tableau sont ensuite
soigneusement repliés et agrafés au dos du châssis.
On termine par un bordage visant à camoufler et protéger les bords du tableau
avec des bandes de papier kraft. Ces dernières sont ensuite teintées au brou de
noix pour une finition plus discrète et esthétique.
Ça y est! Le tableau est fin prêt à être remonté dans son cadre d’origine, qui lui
aussi aura subi un important travail de restauration. Encore un tout petit peu
de patience vous découvrirez le résultat final lors de l’inauguration officielle du
tableau .

Joie de voir tout le travail accompli après des mois de restauration et très fière
d’avoir participé à ce projet d’envergure en partenariat avec la commune
propriétaire de ce petit chef d’œuvre. Merci pour la confiance qui m’a été
témoignée.

 

Un grand bravo et merci Elvire de m’avoir autorisée à publier le résultat de ton travail. J’espère n’avoir rien oublié.

Hélène/Gibulène – 12/01/2023

 

À la Une

O sole mio (A.I. Janvier 2023)

Consignes : un texte n’excédant pas 223 mots, mais comptant au moins 150.Le thème : “Frutti di mare”. Avec, autant que possible, tout ou partie de cette liste de mots, un rien maraboutée (3 mots minimum) :
Tutti frutti, frutti di mare, marée [montante ou descendante*], dentier de, [d’eux ou de*] crabe, crabouille, ouille la la ! [là, je dis*] amen, aménité, ite missa est ![* pas inclus dans la consigne, déjà bien assez maraboutée]
Je ne sais pas si je suis capable d’amertume ou d’ironie, mais écrire un texte en 223 mots relève de l’exploit. DONC, une première version ci-dessous en 221 mots pour suivre les consignes, et juste après une version un tantinet plus longue pour me faire plaisir……. Meilleurs vœux à tous et pleine réussite pour la série A.I. 2023.

VERSION A.I.

Onésime emmène sa Gertrude pour une semaine en amoureux.. direction Venise en Italie. Il a juste oublié de la prévenir. Ouille la la ! vite les valises ! Gertrude dit Amen et s’exécute.

Une fois prête, elle prend même le temps de crabouiller une liste de souhaits. Elle fera l’impasse sur la marée cette année.

Onésime ayant tout prévu en loucedé, Ite missa est, donc !

Le chauffeur, d’une humeur de chien, leur intime sans aménité l’ordre de boucler leurs ceintures. Puis il parcourt l’allée en crabe pour tout vérifier. Les deux amoureux sont tout à leur voyage et béent de la bouche à en tomber le dentier.

Lorsqu’à la fin du périple la lagune s’ouvre à leurs yeux, quel émerveillement! La semaine s’écoule sur un rythme métronomique. Le point d’orgue : une pizza « ai frutti di mare » et une crème glacée tutti frutti, le tout arrosé d’ Amarone .

Vendredi, regrets : il faut repartir. Le chauffeur n’a pas perdu un iota de son autorité goguenarde. Onésime se dit qu’il serait tout de même bon de donner son avis via les sites dédiés sur la toile. Après avoir récupéré leurs bagages, ils saluent poliment (ils sont polis, tous les deux, on le sait) :

– Au revoir Monsieur…….. Monsieur ?

– Paolo Marco!

(221 mots)

VERSION GIBU (l’histoire reste la même 😉  )

Lassé de la routine, Onésime emmène sa Gertrude pour une semaine en amoureux.. direction l’Italie. Petit bémol : il a juste oublié de la prévenir ! Ouille la la ! Mais Gertrude est du bois dont on fait les flûtes, elle s’adapte. Et puis l’Italie, c’est pas tous les deux jours qu’on y va !

Une fois prête, elle prend même le temps de crabouiller une liste de ce qu’elle ne veut pas manquer : Faire l’impasse sur la marée (montante ou descendante) puisqu’on ne va pas en Bretagne. Peu lui chaut d’ailleurs, elle dira amen à toute proposition de son Onésime, trop heureuse de cette escapade. C’est une bonne vivante Gertrude.

Onésime avait tout prévu en loucedé !  Ite missa est, donc !

Saperlipopette que le voyage lui semble long jusqu’à Venise, car c’est Venise leur destination. C’est marqué sur le car (elle est maline Gertrude). Ledit car est bondé. Le chauffeur, d’une humeur de chien, leur a intimé sans aménité l’ordre de boucler leurs ceintures. Puis il a marché en crabe dans l’allée centrale pour tout vérifier.

Faisant fi de sa mauvaise humeur, les deux amoureux sont tout à leur voyage et aux paysages qui défilent sous leurs yeux écarquillés.

Lorsqu’à la fin du périple la lagune s’ouvre à leurs yeux, quel émerveillement. Ils en restent bouche bée à en tomber le dentier.

La semaine s’écoule sur un rythme métronomique. Ne pas oublier le Palais des Doges, le pont du Rialto, la Basilique Saint Marc (et déguster un café sur la place éponyme chez Florian), l’Opéra, pour raconter à Jean-Louis (Gertrude tente une vocalise qui -avouons le franchement- tient plus du gloubi boulga que du Bel Canto). Balade en gondole, bisou et selfie au Pont des Soupirs, les galeries d’art, et, top du top, déguster une pizza « ai frutti di mare » et, en dessert, une crème glacée tutti frutti, le tout arrosé d’un bon verre d’ Amarone .

Enivrée par tant de belles et bonnes choses, Gertrude se prend à rêver qu’ils reviendront s’installer sous le soleil vénitien (c’est une rêveuse Gertrude).

Mais les meilleures choses ont une fin. Ouste, il faut repartir. Un peu de nostalgie, balayée par la brusquerie du chauffeur qui n’a pas perdu un iota de son autorité goguenarde.

Sans le plaisir de consulter encore et encore les photos souvenirs contenue dans l’appareil, oubliant ainsi l’insupportable personnage, le retour eût été bien morose.

Onésime se dit qu’il serait tout de même bon de donner son avis sur le sujet via les sites dédiés sur la toile (c’est un pragmatique, Onésime).

Après avoir récupéré leurs bagages, ils saluent poliment (ils sont polis, tous les deux, on le sait) :

– Au revoir Monsieur…….. Monsieur ?

– Paolo Marco!

(478 mots)

PS : les mots désuets, je ne les ai pas casés dans la version courte, faut pas exagérer 😀

Bonne lecture

Gibu

À la Une

En pause…..

Les blogs sont chronophages……….. je fais quelques jours de pause pendant lesquels je ne viendrai plus dans l’coin.

En attendant je vous mets un petit montage d’un texte fait pour mes lecteurs sur le thème des saisons, de la nature, et des vibrations. Certains l’ont déjà vu dans d’autres contextes.

Enjoy cette période qui reste un peu magique malgré tout. Onésime, Gertrude, et le chat Ehouarn vous souhaitons un joyeux Noël.

https://www.facebook.com/profile.php?id=100064880464779

 

Gibu 19/12/2022

 

 

À la Une

Onésime et Gertrude préparent Noël (A.I. décembre 2022)

 

Photonanie nous accueille pour ce dernier A.I de l’année, avec pour consigne d’écrire sur Noël. A notre idée comme toujours mais en incluant « graffeur », « gaffeur » en cas de manque d’air, et « maquillé(e) comme une voiture volée ». Et Carnets Paresseux nous encourage : « yapluka »


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Onésime et sa Gertrude préparent Noël : boutiques, achats, déco…. ambiance feutrée, vin chaud (avec modération) marrons (chauds aussi mais sans modération).

Aujourd’hui est un jour important pour eux : ils partent choisir leur sapin.

Ils en profitent pour déambuler dans les rues de la vieille ville, dont les murs sont entièrement revisités par les graffeurs (au grand dam des agents municipaux).

Les touristes affluent, appareils photos en main……

Onésime et Gertrude s’amusent à déchiffrer, interpréter.. c’est comme une grande Galerie en plein air !

soudain une peinture immense se présente à leurs yeux :

 

 

Lorsqu’elle voit ce tag LA,  Gertrude sursaute et blêmit ! c’est une tendre Gertrude, et une inconditionnelle du Père Noël. Cette œuvre offensante lui rappelle un vieux film des années 1980 qu’elle a détesté!!!

Ce mur qui affiche la violence d’un Père Noël à la Matt Groening revisité par JM Poiré est pour elle une véritable torture ! Les larmes jaillissent et la voilà qui sanglote, sous l’œil étonné des badauds, sur l’épaule de son Onésime. Quel gaffeur, ce graffeur, soupire  ce dernier en la consolant de son mieux.

Ils s’éloignent rapidement et il l’entraîne illico vers une pâtisserie à la devanture appétissante. L’œil de Gertrude reprend du poil de la bête. Onésime jette un regard à l’intérieur : décoration en mode Steampunk, serveuse maquillée comme une voiture volée (l’original a disparu sous les crèmes et le rimmel). Elle mâchouille un chewing-gum dont elle extirpe quelques bulles à grand renfort de claquements élégamment vulgaires.

Euhhhhhhhhh, viens dit Onésime à Gertrude, j’ai une meilleure idée. La déçue docile s’exécute : l’important c’est d’être main dans la main avec son Onésime.

Ils arrivent sur le port et la fraîcheur du vent finit de balayer les miasmes. Les deux z’ amoureux profitent d’un semblant de légèreté qui flotte en cette période de fêtes, écoutent un chant de Noël au coin de la rue, dégustent un bon vin à la cannelle, en se racontant des carabistouilles…. et remontés comme des coucous s’en vont acheter leur sapin ! Un épicéa dodu qui illuminera leur réveillon en tête à tête. Et en plus, Gertrude veut des guirlandes…….. et une belle étoile……… ce Noël sera magique, elle l’a décidé.

Les voilà arrivés. Devant la porte ils posent le petit géant vert, le temps qu’ Onésime trouve ses clefs.

– Dis, Onésime, c’est vrai que le Père Noël est une ordure ?????

 
Voilà, histoire de terminer sur une touche de gentillesse l’A.I. de 2022 ! Onésime et Gertrude avaient à cœur de vous retrouver, vous leur manquiez !
Belle lecture, et bons préparatifs à vous tous.
Gibu
4/12/22

Hellene-en-lune chez Tiniak

Merci Tiniak de cet hommage en vers au petit escargot ! je ne reblogue que très rarement mais pour l’occasion je me devais de …

Là où ça se complique c’est que suite à ta demande j’ai tenté en vain de faire la modif demandée : impossible. J’ai donc effacé le premier reblog…………. et impossible également de répéter l’opération.

Espérons que mes lecteurs auront la gentillesse de cliquer sur ce lien et d’aller voir ton texte….

https://polesiaque.wordpress.com/2022/11/07/hellene-en-lune/

On fera mieux la prochaine fois

En tous cas merci une nouvelle fois

Gibu

À la Une

L’ombre (A.I. Novembre 2022)

Carnets Paresseux nous  vous propose de parler d’ombre. Pourquoi ? parce que novembre, parce qu’ombre, parce que, quoi. L’ombre qui s’allonge et recouvre le monde comme l’ombre qui nait de la lumière, fille du soleil. Bref, d’écrire ce que vous voulez,  dialogue, poème, roman (petit), nouvelle, traité philosophique, opéra, sonnet, sornette, sur l’ombre.  Et quoi d’autre ? Une pincée d’ironie ; une goutte d’agenda, quelques dates, un mois ou deux ; agenda ironique oblige. Et puis faudra – faudrait ; si vous voulez ; rien n’est obligé – glisser ces deux phrases : « Je ne m’attends pas à ce que vous croyiez cette histoire. Est-ce que j’y crois, moi ? « 

 

Septembre 1916. Pancho (Villa) venait d’attaquer Chihuahua, libérant des prisonniers politiques, et la Police était sur le qui-vive !

Le sombre héros en sombréro n’était plus que l’ombre de lui-même !

On l’avait mis à l’ombre sans l’ombre d’une hésitation, par un bel après-midi d’été, alors qu’il somnolait à l’ombre d’un cactus sous 45° à l’ombre.

L’arrestation fut si rapide que son ombre en resta au pied du vieil euphorbia ombrageux qui ne manqua pas de le lacérer au passage.

Il végétait maintenant dans sa cellule (le héros, pas le cactus, si vous suivez bien), avec pour seule distraction les ombres chinoises qu’il projetait sur les murs décrépis aux heures où le soleil entrait par la lucarne.

Des chinoises dans une prison mexicaine, je ne m’attends pas à ce que vous croyiez cette histoire ! Est-ce que j’y crois, moi ? Quoi que…………

De temps en temps il sombrait dans un sommeil houleux agité de sombres pensées. Le film des dernières heures de liberté se déroulait inlassablement dans ses cauchemars : par curiosité, il avait suivi comme son ombre un louche individu qui, lui, ayant peur de la sienne, (vous suivez toujours ?) avait réussi à le semer. Ledit individu étant quelques heures plus tard passé de vie à trépas, avait rejoint le royaume des ombres. Pedro, car c’est son nom, correspondait au parfait profil d’un suspect, et par conséquent on l’avait suspecté…. Mais de nombreuses zones d’ombre subsistaient dans cette ténébreuse affaire, que la Police, sciemment, ignorait. Innocenter ce porteur de sombréro taciturne aurait généré de nouvelles recherches dont la perspective leur donnait des vapeurs (pas étonnant avec cette chaleur !).

Pedro se réveillait en sueur, hagard (mais pas du Nord) et décoiffé (dormir avec un sombréro n’est pas chose aisée). De guerre lasse hélas, Pedro sombrait, mais pas que dans le sommeil. Le clair-obscur de sa prison lui pesait et il n’entrevoyait aucune issue.

Issue ? un midi, alors qu’il entamait sa 100ème partie journalière d’ombres murales, ce qu’il dessina par hasard l’éclaira ! Eurêka conjugua-t-il en grec ancien (car il avait des lettres sous le chapeau)……. et la lumière jaillit !

Dans les journaux locaux, quelques jours plus tard, on peut lire un entrefilet : « Où est passé Pedro, le sombre héros au sombréro ? » Il s’était bel et bien fait la belle, mais à ce jour la lumière n’a pas encore été faite sur cette sombre histoire !

A noter que la Une, elle, précisait que Pancho était à Murgia. Nous sommes en Janvier 1917, le thermomètre affiche 27 degrés.

 

Bon Novembre à tous – Gibulène 4/11/2022

 

Joyeuse retraite

Humour ou coup de gueule, c’est vous qui voyez…………….

Loin de moi l’idée de mésestimer les galères de mes concitoyens qui bossent en ce moment ou qui essaient de bosser, mais être à la retraite n’a pas que des avantages non plus.

T’as bossé 44 ou 45 ans (avec ton lot de galères aussi) et tu te dis que tu vas un peu profiter.

SAUF que vu la baisse de ton pouvoir d’achat, tu te rabats un peu sur des activités… comment dire….. que tu n’aurais pas forcément choisies au départ, mais qui sont moins onéreuses….

On finit par trouver son ou ses créneaux et la petite vie s’organise… (Pour moi la photo en extérieur, le théâtre, l’écriture).

Tu as choisi un cadre de vie un peu excentré, t’es peinard.

Et tout à coup arrive une vague de virus qui te cloue sur place : XXIè siècle : la vie s’arrête pour tout le monde. Tu ne peux pas télétravailler, puisque tu es à la retraite. Tu peux te promener, mais dans une zone limitée, et tu te retrouves à parler aux murs et au chat pendant plus d’un mois… ça tombe bien, le mien a toujours quelque chose à dire !

Alors tu te réorganises : tu fais tes courses aux heures creuses (m….. j’ai oublié mon attestation, je repars….) MAIS tout le monde a fait des provisions, les rayons se vident. Le réservoir de ta voiture est plein, tu positives tu n’as jamais aussi peu dépensé pour tes déplacements : un plein te fait plus d’un mois ! tu prends bien des précautions, ET tu attrappes le virus. Tes voisins te portent tes remèdes, sans t’approcher et c’est normal. Et dans ta tête tu commences à comprendre ce que devaient ressentir les pestiférés et autres lépreux des époques révolues….

Tu t’en remets dare dare mais bizarrement tu as perdu le goût des sorties. Il faut bien t’y remettre car le chat (peut-être a-t-il trop bavardé) est tombé malade, et il te faut l’emmener chez son véto pour le faire piquer (non, non, pas de piqûre léthale, juste des antibios) plusieurs jours d’affilée.

Le cirque dure deux mois, il a bien le droit d’être malade, mon bestiau !!!

Tu te remets de tes émotions bien qu’entre temps la guerre en ukraine t’aie privée de moutarde et autres gracieusetés, et tu t’apprêtes à passer un bon été.

SAUF que c’est un été caniculaire qui t’attend et qu’ils le disent bien à la télé : les vieux, ne bougez plus, buvez et reposez en paix, à l’ombre de préférence…

Encore une restriction, que l’on se sent un peu forcés d’appliquer lorsque dans le jardin (envahi de fourmis par ailleurs), le thermomètre grimpe à plus de 50 ° à la mi-journée.

SAUF que, venues d’on ne sait où (je n’ai reçu personne, je ne suis pas sortie, je n’ai pas voyagé) s’invitent quelques punaises de lit qui vont engendrer un tsunami : vider la maison, tout désinfecter, inhaler des fumigènes, et bosser pendant deux mois 10h/jour pour éradiquer définitivement ces indésirables bestioles (désolée pour les défenseurs des zanimaux)….. ET là, que tu sois vieux ou pas, ça compte pas, la canicule tu l’oublies et tu fonces… seule les premiers temps, comme toujours, tu ne peux demander à personne de t’aider sans risquer de le contaminer ! le covidus punaisus, c’est contagieux aussi ! Je rends hommage à deux de mes amies qui ont par la suite bravé tous les dangers pour terminer ce pharaonique chantier.

Si vous suivez bien, nous avons passé l’été, l’automne se pointe, agréable comme toujours dans le midi, avec ses promesses de repos et d’activités ludiques retrouvées.

SAUF que voilà à l’horizon la grève des carburants. Au début tu te dis qu’un peu de patience est nécessaire…. puis beaucoup de patience. Tu regroupes tes courses parce que cette fois-ci IL FAUT que le plein dure tout le mois, ou plus….. Tu irais bien promener dans la colline, mais les chasseurs tirent le gibier. Alors tu ouvres les fenêtres en grand, tu te dis que c’est une mauvaise période à passer, et tu fais un peu plus de marche à pieds puisque ça c’est encore autorisé quand tu n’as pas de problème de mobilité… Le chat est content, il a de la compagnie. Mais la fenêtre il te faut vite la refermer, les moustiques se sont réveillés.

Un espoir : la venue prochaine de ta petite famille ! et là difficile de positiver : s’ils parviennent jusqu’à moi sans une grève sncf toujours possible puisque récurrente en période de vacances, je me vois mal leur faire faire tous les jours, comme principale activité, le tour du quartier à pieds !

Je me souviens qu’à la fin de l’année 2021, bien pourrie tout de même, j’avais hésité à formuler des vœux de bonne année pour 2022. Euh, comment dire…. fin 2022 je crois que je vais la fermer, c’est trop risqué.

Gibu 😦